Préfiguration d'un réseau d'alerte aux pollutions de l'eau dans le bassin de la Durance

Initiée en 2018 et finalisée en 2020, la préfiguration du réseau d’alerte Durance a été présentée aux parties prenantes en décembre 2020.
12 février 2021
La rivière Durance, Hautes-Alpes

La rivière Durance dans les Hautes-Alpes.

© Adobe Stock - jerane

Le bassin de la Durance alimente en eau potable plus d’un million de personnes via un hydrosystème complexe d’eau de surface et d’eau souterraine (retenues, canaux, nappe).

Le BRGM a répondu en 2018 à un appel à projets Santé Environnement lancé par l'ARS PACA, la DREAL PACA et la Région Sud, afin d’initier une démarche dynamique d'alerte aux pollutions de l’eau à l'échelle du bassin.

L’objectif de ce projet était de mettre en place une dynamique d'échanges entre les organismes concernés par une éventuelle pollution, en se dotant d'un outil commun permettant de recueillir, archiver et diffuser les informations.

Une application numérique pour alerter sur les éventuelles pollutions

Le résultat : une application numérique, finalisée fin 2020, qui se présente sous forme de SIG (système d'information géographique) et rassemble :

  • les données concernant les sources potentielles de pollution (essentiellement des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement et des stations d'épuration) ;
  • les données concernant les « cibles » potentielles de pollutions (les captages d'eau potable), ainsi que celles concernant les points de surveillance ou d'alerte en amont des captages.
Extrait de l’application numérique sur les pollutions de l’eau

Extrait de l’application numérique sur les pollutions de l’eau dans le bassin de la Durance.

© BRGM

Grâce à cette application, une pollution affectant un des points suivis peut être référencée, avec mise en évidence des sources potentielles d'émission des substances polluantes. Les accidents entrainant des déversements de polluant(s) sont référencés et les informations immédiatement diffusées aux destinataires les plus pertinents.

Cette diffusion, possible techniquement via l'application, est encore tributaire non seulement de protocoles de flux d'échanges de données, mais aussi plus généralement de la mise en place d'une structure dédiée à cette problématique à l'échelle du bassin. De nouvelles réflexion sont prévues à ce sujet.