En Provence occidentale, certains secteurs sont en déséquilibre quantitatif, ou risquent de le devenir sous l’impact des changements globaux. En anticipation des besoins futurs, l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse a consulté le BRGM sur l’intérêt de plusieurs secteurs quant à l’existence d’une ressource en eau souterraine profonde déconnectée des eaux superficielles.
8 septembre 2022
Observation de la morphologie karstique dans la chaîne des Alpilles (Saint-Rémy-de-Provence, 2021). Observation de la morphologie karstique dans la chaîne des Alpilles (Saint-Rémy-de-Provence, 2021).

Observation de la morphologie karstique dans la chaîne des Alpilles (Saint-Rémy-de-Provence, 2021).

© BRGM - E. Husson

Le besoin

Afin de définir l’existence potentielle d’une ressource en eau souterraine profonde, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse a souhaité lancer une étude permettant de caractériser la nature et l’intensité de karstification dans les calcaires mésozoïques (crétacés et/ou jurassiques) en profondeur et sous couverture et de faire un état des connaissances de leur potentialité en termes de réservoir en eau souterraine. Ces réservoirs doivent en outre être suffisamment indépendants des circulations de surface pour constituer des alternatives et réduire l’impact des prélèvements sur certains cours d’eau sensibles à la sécheresse ou aquifères en connexion.

Les résultats

Un travail conséquent de synthèse de la biliographie disponible a été mené par le BRGM afin de retracer l’état actuel des connaissances sur l’histoire géologique de la Provence et sur les différents épisodes de karstification que la région a subi. L’impact de ces phases de karstification sur la création d’aquifères potentiels ou avérés a été analysé sur les treize secteurs étudiés. L’interprétation de plusieurs profils sismiques a permis d’apporter des éléments sur la géométrie des formations géologiques cibles. Le croisement de ces caractéristiques avec l’analyse des données hydrogéologiques disponibles et de l’état des connaissances du fonctionnement hydrogéologique de ces secteurs a enfin mené à la hiérarchisation des treize secteurs vis-à-vis de leur intérêt pour la recherche et la caractérisation d’une ressource en eau profonde. Ces résultats ont ensuite été confrontés aux connaissances des experts régionaux dans le cadre du projet.

L’intérêt de chaque secteur a ainsi été déterminé au regard de l’état d’avancement des prospections d’ores et déjà menées et des critères favorables à la présence d’un aquifère profond (état de la karstification de la formation cible, profondeur, recharge potentielle, productivité avérée, déconnexion des hydrosystèmes de surface et qualité de l’eau).

Cartographie de l’intérêt de chaque secteur pour la recherche d’une ressource en eau profonde vis-à-vis des bassins versants de surface sur lesquels des actions relatives à l’équilibre quantitatif des eaux superficielles ont été définies. Cartographie de l’intérêt de chaque secteur pour la recherche d’une ressource en eau profonde vis-à-vis des bassins versants de surface sur lesquels des actions relatives à l’équilibre quantitatif des eaux superficielles ont été définies.

Cartographie de l’intérêt de chaque secteur pour la recherche d’une ressource en eau profonde vis-à-vis des bassins versants de surface sur lesquels des actions relatives à l’équilibre quantitatif des eaux superficielles ont été définies.

© BRGM

L’utilisation

Les résultats du projet constituent un point de départ à la mise en œuvre, par les collectivités concernées, d’investigations plus poussées de caractérisation des aquifères profonds potentiels identifiés sur les secteurs les plus prometteurs.

Les partenaires

  • Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse