Ce projet a consisté à cartographier le potentiel géothermique à l’échelle parcellaire de la communauté de communes de Loire Layon Aubance (CCLLA), en Pays de la Loire, en croisant d’une manière innovante les besoins thermiques des bâtiments en surface avec les ressources géothermiques disponibles dans le sous-sol.
5 octobre 2021
Exemple d’exportation de l’outil SIG à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (49)  Atlas du potentiel géothermique sur sondes géothermiques verticales de 100 m.

Exemple d’exportation de l’outil SIG à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance (49). Atlas du potentiel géothermique sur sondes géothermiques verticales de 100 m.

© BRGM

Le besoin

La CCLLA a sollicité le Syndicat intercommunal d’énergies du Maine-et-Loire (SIÉML) et le BRGM afin d'étudier le potentiel d'énergie géothermique de son territoire, essentiellement en tant que ressource naturelle valorisable pour le confort thermique des bâtiments ou pour des applications de chauffage et/ou refroidissement dans des processus industriels ou agricoles, en usage direct ou en faisant appel à des pompes à chaleur (PAC).

    Pourcentage des parcelles de la CCLLA dont le besoin thermique est couvert par la géothermie de surface.

    Pourcentage des parcelles de la CCLLA dont le besoin thermique est couvert par la géothermie de surface

    © BRGM

    Les résultats

    Le potentiel géothermique a été cartographié à l’échelle parcellaire en croisant d’une manière innovante les besoins thermiques des bâtiments en surface avec les ressources géothermiques disponibles dans le sous-sol : les besoins thermiques ont été couplés à des simulations thermiques spécifiques aux différentes configurations de géothermie de surface, à savoir des sondes géothermiques verticales (SGV), des doublets sur nappe, et des anciennes galeries de mines ennoyées.

    Concernant les SGV, une méthode de calcul a été spécialement développée afin d’estimer, à l’échelle de la parcelle, la quantité d’énergie que pourrait fournir une PAC de manière pérenne, en prenant en compte le foncier disponible pour l’implantation des forages, les propriétés thermiques du terrain traversé et la quantité de calories nécessaire au bâtiment.

    La quantité d’énergie potentiellement extractible des galeries ennoyées, en production de chaleur sans climatisation, a été estimée à partir d’une modélisation mise en place pour l’étude, soit un potentiel total de 3,8 GWh/an.

    Les résultats de l’étude montrent que les besoins sont couverts à 100% par la géothermie de surface dans plus de 70% des parcelles du territoire lorsque les bâtiments sont équipés d’un système de chauffage central, voire plus de 85% dans certaines communes, couvrant ainsi 53% des besoins en énergie du territoire (246 GWh/an).

    L’utilisation

    Un outil de planification SIG a été développé dans le cadre de ce projet. Il permet de mieux utiliser le sous-sol dans le contexte de la transition énergétique, en quantifiant précisément la contribution potentielle de la géothermie de surface aux besoins énergétiques du territoire. En outre, ce SIG, interopérable avec d’autres ressources, peut évoluer, être enrichi, et il est reproductible sur d’autres territoires.

    Echangeurs de la plateforme Géothermie du BRGM

    Ce travail du BRGM nous a été très utile car il met à notre disposition des données précises à la parcelle et non des données carroyées et nous fournit ainsi un outil très opérationnel facilement utilisable par nos conseillers en énergie qui accompagnent les communes. Les résultats se révèlent aussi très intéressants et vont nous permettre d’accompagner le discours auprès des élus et des techniciens dans les territoires afin de pouvoir construire une feuille de route autour de la chaleur renouvelable.

    Ewen Lagadic, responsable du service planification, ingénierie et projets du SIÉML

    Les partenaires

    • Syndicat intercommunal d’énergies du Maine-et-Loire (SIÉML)
    • ADEME
    • Communauté de Communes Loire Layon Aubance (CCLLA)
    • Région Pays de la Loire - Programme européen LEADER