Dans le cadre de deux projets ANR l'associant à la société NECS, le BRGM a mis au point de nouveaux outils d'évaluation de la vulnérabilité sismique du bâti.
1 septembre 2012
Séisme de l'Aquila en Italie Séisme de l'Aquila en Italie

Mieux caractériser la vulnérabilité des bâtiments pour mieux anticiper les conséquences d'une nouvelle catastrophe (ici séisme de l'Aquila - Italie, avril 2009). 

© BRGM - Julien Rey 

Parmi les leaders européens de l'évaluation des risques naturels, le BRGM a mené sur 2006-2008 puis 2008-2011 deux projets de recherche collaborative dédiés à une même problématique : la vulnérabilité du bâti en cas de séisme. 

Evaluer le comportement des bâtiments en cas de séisme 

Conduits avec la société NECS, spécialisée dans le développement de modèles numériques de comportement des bâtiments, ces projets ont porté respectivement sur l'évaluation de l'endommagement des constructions en béton armé (projet Veda) et en maçonnerie (Evsim), le mode et les matériaux de construction ayant en effet une forte influence sur la réponse des bâtiments aux agressions sismiques. 

Améliorer l’évaluation du risque 

Une même démarche a présidé aux recherches des deux projets, avec un même objectif : améliorer les méthodes d'évaluation de la vulnérabilité des constructions vis-à-vis des séismes, afin d'évaluer le risque de manière plus fiable. 

Les nouveaux outils mis au point intègrent désormais deux paramètres pour relier le niveau d'aléa sismique et le niveau d'endommagement engendré. 

Des modèles plus fiables 

Ainsi, alors que seul un paramètre (accélération maximale, déplacement maximum…) était jusqu'alors retenu par les modèles pour représenter le mouvement séismique et établir une "courbe de fragilité" du bâti, les nouveaux modèles prennent en compte - par exemple - l'accélération au sol ET la durée du phénomène, ce qui permet de définir une "surface de fragilité" beaucoup plus pertinente pour évaluer les dommages en fonction du séisme. 

Confrontations avec des observations post-sismiques 

Les essais en laboratoire et des confrontations avec des observations post-sismiques se poursuivent, avant une mise à disposition prochaine des modèles informatiques et de la méthodologie complète qui fournira, par type de construction, le couple de paramètres de mouvement le plus pertinent pour évaluer la probabilité des dommages et ainsi mieux anticiper les conséquences des séismes.