Face au besoin croissant de data et de services liés, le BRGM, en partenariat avec les universités de Tours, Orléans et l’INSA CVL a mis en place un data center « augmenté » appelé DataCentre. Une infrastructure mutualisée de haut niveau proposera des services innovants à l’ensemble des chercheurs et enseignants du supérieur de la région Centre Val-de-Loire dès 2021.
18 septembre 2021
Ce DataCentre répond au besoin d’un trafic numérique d’envergure avec plus de 6 millions de visites annuelles et plus de 500 sites hébergés. Ce DataCentre répond au besoin d’un trafic numérique d’envergure avec plus de 6 millions de visites annuelles et plus de 500 sites hébergés.

Ce DataCentre répond au besoin d’un trafic numérique d’envergure avec plus de 6 millions de visites annuelles et plus de 500 sites hébergés. 

© BRGM

De plus en plus, la recherche scientifique fondamentale et appliquée est consommatrice d’infrastructures, de services de traitement et de données. C’est une conséquence du mouvement de fond de digitalisation, qui touche non seulement les entreprises mais aussi les organisations de toutes natures y compris les équipes de chercheurs. Par essence collaborative, la science travaille déjà très largement en réseau. De longue date elle utilise des supercalculateurs, elle simule des phénomènes, sans compter que certains laboratoires sont à l’origine même d’innovations numériques. Mais alors que l’industrie ou les services ont à leur disposition des data centers et des offres de Cloud public ou hybrides (AWS d’Amazon, Microsoft Azure, IBM Cloud ou à moindre échelle OVH), les laboratoires de recherche, en particulier publics, sont en demande d’infrastructures Cloud et de centres de services associés. Avec une particularité : disposer d’un Cloud souverain capable de garantir l’intégrité et la pérennité des résultats issus de la recherche.

En effet, la fiabilité, la disponibilité, la réutilisation et la sécurité des données numériques ainsi que la mise à disposition de services de traitement et de valorisation de celles-ci sont des nécessités. Connaître la donnée et surtout la façon dont elle est produite est un élément essentiel pour favoriser la confiance dans les résultats et les décisions publiques. C’est entre autres ce à quoi répond depuis 2020 le projet appelé DataCentre d’Orléans, hébergé au BRGM.

Des services innovants pour chercheurs et enseignants

Les acteurs du territoire se sont mobilisés sur un projet de mutualisation d’infrastructures et de données regroupant aussi les compétences associées à leur exploitation. Le DataCentre, c’est un data center classique, mais en quelque sorte « augmenté », associé à des moyens techniques et des actions de mutualisation des compétences, des équipes et des couches métiers.

Concrètement, le BRGM, l’université de Tours, l’université d’Orléans et l’INSA Centre-Val de Loire se sont associés en 2020 pour la mise en place de ce data center. Labellisée data center régional par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, cette infrastructure de haut niveau proposera des services innovants à l’ensemble des chercheurs et enseignants du supérieur de la région Centre-Val de Loire dès 2021.

D’un montant de 9 millions d’euros pour la période 2021-2026, ce projet bénéficie du soutien financier des partenaires fondateurs, mais aussi de la collectivité régionale et de l’État via le contrat de plan État-Région, et s’inscrit dans le programme du fonds structurel européen FEDER.

Le BRGM investit depuis 10 ans dans ses propres data centers pour capitaliser, sécuriser et pérenniser les données environnementales et patrimoniales du territoire français. Le BRGM investit depuis 10 ans dans ses propres data centers pour capitaliser, sécuriser et pérenniser les données environnementales et patrimoniales du territoire français.

Le BRGM investit depuis 10 ans dans ses propres data centers pour capitaliser, sécuriser et pérenniser les données environnementales et patrimoniales du territoire français.

© BRGM / H. Fournié

Une infrastructure virtualisée, des données sécurisées dans un espace souverain

Il s’agit d’une infrastructure de haut niveau technique et environnemental, proposant des services de calcul, de stockage, de sauvegarde et de traitement des données scientifiques.

Le BRGM est l’opérateur technique. Le DataCentre propose un catalogue de services pour ses fondateurs, mais aussi aux communautés scientifiques et éducatives ainsi qu’aux acteurs publics du territoire. Le centre est opérationnel, mais le sera dans son intégralité dans 5 ans pour les membres fondateurs qui vont migrer progressivement leurs infrastructures, applications et données. 

Le DataCentre sera interconnecté avec d’autres moyens techniques au travers de la fédération des centres labellisés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Techniquement, le DataCentre associe les capacités de stockage à la puissance du traitement. Depuis le début 2021, le dispositif héberge l’infrastructure régionale de calcul intensif CaSciModOT. Il déploiera progressivement des services innovants tels que les VDI (Virtual Desktop Interactif), le VRE (Virtual Research Environnement) ou autres logiciels spécifiques à destination des enseignants-chercheurs et étudiants. Il est aussi collaboratif et constitue un point d’accès simplifié à l’ensemble des données pour différentes communautés d’usage. Il constitue aussi l’échelle territoriale d’autres actions nationales et européennes dans lesquelles le BRGM est partie prenante.