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Le Conquet (Finistère), le 10 mars 2008 (événement Johanna). © S. Lamarche

Submersions marines : projet JOHANNA, vers une prédiction des coûts des dommages

27.04.2015

Camille André, chargé de projets et Sylvestre Le Roy, ingénieur risques naturel au BRGM présentent le projet JOHANNA, "Analyse des processus de dommages liés aux submersions marines et à l'effet des vagues - Application aux tempêtes Johanna et Xynthia". Un film réalisé par la Fondation MAIF.

Camille André, chargé de projets et Sylvestre Le Roy, ingénieur risques naturel au BRGM présentent le projet JOHANNA, "Analyse des processus de dommages liés aux submersions marines et à l'effet des vagues - Application aux tempêtes Johanna et Xynthia". Un film réalisé par la Fondation MAIF. © Fondation MAIF

Transcription de la vidéo

-Le sujet de la recherche de cette thèse de doctorat a été l'analyse des dommages liés aux submersions marines des tempêtes Johanna et Xynthia sur les bâtiments d'habitation. Et ce, grâce à des données d'assurances obtenues grâce au partenariat de recherche pour comprendre les mécanismes d'endommagement sur les habitations et pour comprendre et expliquer les coûts observés lors de ces 2 tempêtes. Les données des assurances ont permis d'étudier les dommages et leur coût. Les données de modélisation étaient réellement là en support pour pouvoir reconstituer les submersions marines sur les territoires étudiés.

-On a utilisé des modèles numériques pour reconstituer des tempêtes historiques et pour étudier, au niveau de chaque maison, les caractéristiques d'écoulement : hauteur d'eau, vitesse des courants, etc. Pour relier ces informations en termes d'aléas à l'endommagement du bâti.

-On fait des scénarios de submersion pouvant se produire dans le futur et on évalue les coûts potentiels. Ces évaluations permettent de faire des choix en matière de prévention des risques.

-Pour avoir le modèle le plus réaliste possible, on a utilisé des forçages dynamiques : on a pris en compte la chronologie des différents événements, la variation du niveau d'eau. On a travaillé à très haute résolution, de l'ordre du mètre, pour pouvoir intégrer les différents bâtiments dans les zones étudiées. On a pu comparer nos résultats à des observations de terrain menées suite aux événements. Des scientifiques ont relevé les traces de l'inondation. On les a comparées à nos modélisations pour constater qu'on avait de très bons résultats entre les observations et la simulation numérique.

-Un événement concret, c'est par exemple qu'on a mieux compris quels étaient les éléments particulièrement susceptibles et vulnérables aux inondations marines. Dans les pavillons récents du bord de mer, les cloisons en plâtre avec éléments métalliques à l'intérieur sont très sensibles à l'inondation par l'eau salée. Il est déconseillé d'utiliser ce type de matériau dans l'aménagement des maisons sur le littoral. C'est un des résultats. D'un autre côté, dans la prévention des risques naturels par les gestionnaires sur le terrain, on dispose d'outils permettant d'évaluer les bénéfices des divers types de prévention et donc de faire des choix pour éviter à l'avenir un maximum de dommages.

BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34