Le BRGM participera à la 32ème édition de la Fête de la science qui se tiendra du vendredi 6 au lundi 16 octobre 2023.
L’édition 2023 de la Fête de la science se déroulera, partout en France hexagonale, du vendredi 6 au lundi 16 octobre 2023.

L’édition 2023 de la Fête de la science se déroulera, partout en France hexagonale, du vendredi 6 au lundi 16 octobre 2023.

© Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

La Fête de la science, évènement phare et populaire qui célèbre le partage des sciences, aura lieu du 6 au 16 octobre 2023 en France hexagonale et du 10 au 27 novembre en outre-mer et à l’international.

Organisée chaque année par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la Fête de la science est un rendez-vous incontournable pour tous les publics. Pendant une dizaine de jours, familles, scolaires, étudiants, amateurs ou passionnés de sciences échangent à l'occasion de milliers d’évènements gratuits organisés partout en France.

Le BRGM, service géologique national, participera à la Fête de la science à Paris, à Orléans et dans toute la France.

Sport & Science, thème national en 2023

Qu’on le pratique ou non, comme un loisir ou dans un cadre éducatif, en amateur ou en professionnel, le sport occupe une place centrale dans notre quotidien et notre société. Il brille par son omniprésence sociale, économique, médiatique… mais aussi scientifique. Qu’il s’agisse de bien-être ou de haut niveau, le sport englobe un large champ pluri et transdisciplinaire : écologie, développement durable, économie, sociologie, santé, etc.

[Replay] Science en direct 2023 - JO 2024 : que se cache-t-il sous les pieds des athlètes ?

En 2023, Science en direct vous fait découvrir le lien entre la science et le sport. Pour l'occasion, nos experts Blandine Gourcerol, Anne-Sophie Serrand et Nicolas Charles analysent pour vous les différents sites des futurs jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. Pourquoi les épreuves de surf se dérouleront à Tahiti ? La raison est scientifique. Qu'est-ce qui fait la particularité des jardins de Versailles où se dérouleront les épreuves d'équitation ? Et la Butte Montmartre ? Sommet de l'épreuve de cyclisme sur route, Cette butte dite "témoin" a quelques secrets à vous dévoiler.

© L'Esprit Sorcier TV

À mon tour, je vous emmène visiter les sites des Jeux olympiques et paralympiques 2024 pour découvrir ce qui se cache sous les pieds des athlètes. Pour ça, je suis accompagné de trois chercheurs du BRGM. Bonjour à tous les trois. Bienvenue. Vous êtes tous les trois géologues. Je vais vous présenter. À ma gauche, Blandine Gourcerol. Bonjour. À côté de vous, il y a Anne-Sophie Serrand. Et ensuite, on a le plaisir d'avoir Nicolas Charles à l'extrême gauche. On va tout de suite partir un peu loin de l'Hexagone, dans l'océan Pacifique Sud, à Tahiti, en Polynésie française, plus exactement dans le village de Teahupo'o, puisque là-bas va se dérouler un événement sportif. Blandine, que va-t-il se passer en Polynésie française ? L'ensemble des épreuves de surf vont avoir lieu à Teahupo'o, qui est un site assez particulier. Quelle est la particularité du site ? Pourquoi on y va ? Il faut savoir qu'à Teahupo'o, on va avoir des vagues de type reef break, assez régulières, très puissantes, de type tube qui vont mettre tous les participants sur un même pied d'égalité. Ce sont des vagues hors normes et vraiment propices à la pratique du surf. Dans le monde du surf, ces vagues sont très connues. Elles sont surtout connues depuis que Laird Hamilton, un Américain, a réussi à dompter une vague de plus de 12 m de haut. Je n'aurais pas aimé être à sa place. On salue l'exploit. Alors, comment expliquer qu'on ait des vagues aussi impressionnantes à cet endroit-là ? Cette spécificité est due aux paramètres de l'île de Tahiti, où se trouve Teahupo'o. Il faut comprendre comment se forme un archipel. Tahiti fait partie d'un archipel de la Société qui comprend un chapelet d'îles volcaniques dont fait partie Tahiti, qui est également un volcan éteint. Pour former ces chapelets d'îles, il faut un point chaud. C'est une remontée de magma qui va craquer la croûte terrestre... Ça veut dire que le point chaud est sous l'eau.

 

-Exactement.

 

-À l'intérieur de la croûte terrestre.

 

-Exactement. Il va faire une percée sur la croûte océanique. Cela va générer un volcan. Lorsque la plaque océanique s'éloigne progressivement de la dorsale, on éloigne progressivement le volcan du point chaud qui est fixe et qui continue d'émettre du magma. C'est comme si on avait une feuille de papier, qu'on faisait des petits trous et qu'on la déplaçait systématiquement, et on se retrouve avec plein de petits trous. C'est ça. On a créé des volcans successifs qui vont s'éteindre progressivement. Lorsqu'on va éteindre ces volcans, la plaque va s'enfoncer progressivement parce que les volcans vont refroidir, la densité va augmenter. On va avoir une sorte de subsidence de ces volcans, puis une érosion associée. Ça, c'est le cycle de vie d'un atoll, on va appeler ça comme ça. Une île volcanique va se former. Sur le pourtour de cette île vont se former des récifs frangeants. Ça va former une sorte de couronne autour ? Directement sur la paroi du volcan. On va profiter du peu de profondeur d'eau et de la forte lumière pour générer de la vie. Au fur et à mesure de la vie de cette île, on va avoir une érosion, et on continue à subsider légèrement l'île. Là, un lagon va être généré entre le récif corallien, le lagon et l'île. C'est le cas de Tahiti. Si on va encore plus loin dans l'existence d'un atoll, l'île finit par disparaître, elle va être submergée totalement. On continue à avoir ce lagon et ce récif barrière. Et puis, lorsque la plongée de la plaque océanique est trop importante par rapport à la croissance verticale du récif, on commence à avoir disparition de l'atoll. Le volcan qui était là au départ va complètement disparaître, et il ne va rester que ce récif. Qui va mourir à un moment donné. Ça, c'est à quelle échelle ? Ça veut dire que dans quelques années, on ne pourra plus surfer ? C'est à l'échelle de quelques millions d'années. Vous nous rassurez. On pourra bien assister à la compétition des Jeux olympiques et paralympiques. Comment on explique la formation de cette vague ? On a bien compris qu'un récif s'était formé. Mais pourquoi on a une vague, maintenant ? Dans le cas de Tahiti, on est sur un lagon. On a une île, le lagon et le récif barrière. Lorsque la vague va arriver, elle va monter en puissance car frappée contre le récif. Elle va monter et l'eau du lagon va être attirée par la puissance de la vague. Ça fait une sorte d'aspiration ? Totalement. Les deux forces vont s'aligner et on aura formation de tubes. C'est pour ça qu'on obtient des vagues aussi impressionnantes. Ce récif, c'est un mix entre l'animal et le végétal, c'est ça ? Et le minéral ? Le récif a besoin de la paroi rocheuse pour se développer. On a des interactions très importantes. Ça sert d'habitat pour un certain nombre de poissons. C'est un endroit qui représente un écosystème très important pour la planète. Vous disiez que ça sert d'habitat pour les animaux. Mais ça a aussi un intérêt pour les populations de ces îles. Quel est cet intérêt ? Le récif barrière, comme son nom le présente, a vocation à faire une barrière pour cette île et à préserver le rivage des tempêtes, des vagues, et à préserver le lagon avec son écosystème ou encore les mangroves qu'on retrouve plus dans les terres, et à éviter de perturber l'écosystème directement sur place. C'est marrant car finalement, on comprend que le récif forme des vagues, mais il a aussi le rôle de les atténuer.

 

-Exactement.

 

-C'est amusant. Je me tourne vers vous, Nicolas. Ici, plus proche dans l'Hexagone, on n'a pas de récif. Alors, comment on peut se protéger et protéger nos côtes ? C'est un enjeu majeur en temps de réchauffement climatique. On sait qu'il y a une élévation du niveau marin de quelques millimètres chaque année. Je peux citer l'exemple de la côte méditerranéenne, à Sète, où on a des lits d'eau, de fines bandes côtières de sable. Il y a eu des expérimentations faites sur le fond de la mer. On a posé d'énormes boudins pour briser la houle, pour que, justement, ça diminue l'activité érosive sur la côte. Il y a donc des recherches là-dessus pour minimiser justement cette érosion littorale. Puisqu'on est dans l'Hexagone, on va se diriger sur un autre site des futurs Jeux olympiques et paralympiques, un lieu mythique qui accueillera les épreuves d'équitation, de para-équitation et de pentathlon. C'est Versailles. Ce lieu a un relief particulier. Anne-Sophie, pouvez-vous nous expliquer à quoi ça ressemble ? Le site de Versailles est en forme de gouttière. On est dans un pli sous forme de gouttière. Dans le jargon, on appelle ça un pli synclinal.

 

-Tout à fait.

 

-On a un schéma. On va le montrer, et vous allez nous expliquer ce qu'on voit à l'écran. Là, on voit le pli synclinal. À quoi correspondent les différentes couleurs ? Elles vont représenter les différentes couches, les différentes formations géologiques qui ont été plissées dans une forme, comme vous le voyez ici, de gouttière. C'est un épisode qui a commencé il y a environ 50 à 40 millions d'années, au moment où, ça peut sembler assez paradoxal, assez éloigné, de la formation des Pyrénées. Il y a 40 millions d'années, il faut imaginer qu'on avait l'Ibérie, les actuels Espagne et Portugal, qui était au niveau de la Bretagne, qui s'est mise à tourner, et ensuite, qui est venue pousser le bas de l'Hexagone, ce qui a produit la création d'une chaîne de montagnes, les Pyrénées.

 

-On va y revenir. Je voudrais comprendre à quelle échelle on a ce pli. Est-ce à l'échelle des jardins de Versailles ? Est-ce à l'échelle de toute la ville ? C'est grand comment ? On a un extrait de la carte géologique de Paris. On est sur une échelle de plusieurs kilomètres. Donc c'est quelque chose qui s'étend sur de grandes distances.

 

-Plusieurs dizaines de kilomètres. Vous le disiez, il y a un lien avec les Pyrénées.

 

-Oui. Au moment où se sont créés les Pyrénées, il y a eu un retentissement sous forme de plissement à très longue distance par rapport aux Pyrénées. On a même des effets de cette collision pyrénéenne jusqu'en Normandie, et donc ici, également, au niveau du Bassin parisien. Je reprends l'exemple de ma feuille de papier. C'est un peu comme si on faisait une collision entre deux feuilles et qu'on avait des plis qui apparaissaient à l'autre extrémité.

 

-Oui. Si vous voulez, on peut le faire.

 

-Il ne faudrait pas abîmer votre carte.

 

-C'est exactement le même principe.

 

-D'accord. L'étude du relief, ça porte un nom dans les géosciences ? C'est quoi ? On appelle ça la géomorphologie. Ça consiste à décrire le paysage en termes de plis, de différents reliefs, dont un type de relief dont va parler Nicolas juste après et qui nous donnent des indices pour comprendre l'histoire géologique du secteur. Vous-même, vous travaillez sur les études du relief ? Oui. Ça fait partie du genre d'études qui sont menées, du travail d'un géologue. On va passer à un troisième site. C'est la butte Montmartre. On reste dans la région parisienne. Là va se dérouler le parcours du cyclisme, Nicolas ? Ça fera partie d'un des cols classés pour l'épreuve cycliste. Pour rappel, la butte Montmartre est le point culminant de Paris. 130 m par rapport au niveau de la mer. Globalement, la hauteur par rapport au plus bas point de Paris, c'est 60 à 70 m de hauteur. Ça fait un petit dénivelé à grimper. Comme le disait Anne-Sophie, c'est une structure du relief assez particulière. C'est encore un élément de géomorphologie. C'est typiquement une structure qu'on appelle une butte témoin. Butte, tout le monde comprend. On a un relief. Témoin parce qu'elle est isolée et qu'elle témoigne des terrains qui étaient environnants mais qui aujourd'hui n'existent plus, ont été érodés. Cette érosion s'est faite de façon assez récente, il y a quelques millions d'années.

 

-Tout est relatif. Récent... Je me mets dans ma tête de géologue. On est dans le temps long. La particularité de la butte Montmartre... Tout le monde connaît la chapelle du Sacré-Coeur. Elle repose...

 

-La basilique. La basilique repose sur des fondations à 40 m de profondeur. Pourquoi ? Parce que ça vient de la nature du sous-sol de la butte. Il se trouve qu'au sommet de la butte, on a les sables de Fontainebleau, qu'on peut retrouver en hauteur. Il y a un échantillon ici. D'ailleurs, les sables de Fontainebleau, Anne-Sophie, pour le site de Versailles, c'est typiquement le terrain d'équitation olympique. On retrouve ça dans toute la région parisienne ? Exactement. C'est exploité autour de Fontainebleau pour sa qualité très pure en termes de silice, notamment pour fabriquer du verre. La meilleure connaissance de la butte Montmartre a permis de construire la basilique du Sacré-Coeur ? Oui. Pour mieux la soutenir, c'est mieux de connaître ce qui se passe en profondeur, notamment...

 

-Avec une adaptation particulière ? Oui. Il faut des piliers assez puissants pour être sûr de la stabilité de l'édifice. Au-delà de ça, la particularité de la butte Montmartre, c'est que c'était une zone de carrière. On exploitait beaucoup le sous-sol au 19e siècle, et qu'est-ce qu'on y exploitait ? Ce type de roche. C'est quoi, ça ? C'est un minéral, du gypse. Le gypse sert à la fabrication du plâtre. D'ailleurs, dans la littérature scientifique ou anglo-saxonne, on parle souvent du "plâtre de Paris" parce qu'historiquement, le plâtre était exploité un peu partout en région parisienne.

 

-Toujours, d'ailleurs.

 

-Il est encore exploité ? Vers Roissy, notamment. C'est une source très connue de gypse.

 

-On en trouve ailleurs en France ?

 

-Bien sûr. Dans le sud de la France, et on a d'autres gisements. Mais globalement, c'est largement exploité en région parisienne. Je reviens à cette butte Montmartre. On parlait de butte témoin. C'est un vestige. Mais qu'est-ce qu'on retrouve après, sous le sol parisien ? Du gypse ? Oui. Le gypse, on le retrouve à l'échelle de la région parisienne. Sur la butte Montmartre, malheureusement, on a perdu, à cause de l'urbanisation, l'accès direct aux affleurements. Mais on peut le retrouver dans la région que j'évoquais, vers Roissy ou Orly. Sous Orly, on a du gypse. Il faut voir une continuité. Là, on a la carte. Il y a une coupe géologique. C'est comme si on coupait un gâteau. On peut voir les différentes strates qui se dégagent. On voit la continuité de cette couche de gypse. D'où provient ce gypse? Comment expliquer qu'aujourd'hui, on en ait autant en région parisienne ? Ce gypse date d'il y a environ 35 millions d'années, à une période où... Assez récente, pour vous. Effectivement, à l'échelle géologique. La Terre ayant 4,5 milliards d'années, c'est très jeune. Il y a 35 millions d'années, le paysage est bien différent d'aujourd'hui. On a une mer très peu profonde. Cette tranche d'eau très peu profonde fait qu'on a beaucoup d'évaporation. Un peu comme dans un marais salant, on va précipiter le minéral gypse qu'aujourd'hui, on exploite. Pouvez-vous nous décrire la roche devant vous, et ce qu'on trouve à l'intérieur ? Ici, on voit des petites formes très particulières, des cristaux de gypse. On appelle ça "en pied d'alouette" parce que ça rappelle typiquement la forme d'un pied de l'oiseau. Il y a plusieurs types. C'est typiquement ça qu'on exploite dans les grandes carrières parisiennes, que ce soit à ciel ouvert ou en souterrain. Il y a de véritables cathédrales. On avait eu la chance, avec Anne-Sophie, de les visiter. On a carrément des arcs qui font une douzaine de mètres de haut en profondeur. On n'a pas parlé des autres roches que vous avez devant vous. Pouvez-vous me les décrire ? Ce sont des roches volcaniques. On a ramené des laves. Là, c'est une lave du Vésuve. Pourquoi elles ont deux couleurs différentes ? C'est leur composition. Elles sont un peu variantes. Celle-ci a peut-être plus de magnésium que celle-ci, qui a plus de fer, par exemple. D'accord. Et celle-ci, devant ? C'est une bombe volcanique.

 

-On est sur...

 

-Une bombe volcanique. C'est-à-dire ? C'est un type de volcan strombolien qui va émettre des éjectas qui vont cristalliser en vol. Très bien.

 

-Comment ?

 

-Elle est désamorcée.

 

-Aucun risque.

 

-Vous nous rassurez. Parlez-nous un peu plus de votre travail au quotidien au BRGM. Sur quels aspects vous travaillez ? Davantage sur les métaux, Blandine ? Oui. Les métaux et les métaux critiques, notamment le lithium, sur lequel on a fait une vidéo précédemment. À quoi vous vous intéressez spécifiquement ? On va essayer de savoir où se trouvent les métaux nécessaires à notre société, et d'avoir un regard critique par rapport à leur exploitation potentielle ou par rapport à un critère d'exploitabilité. On aura l'occasion tout à l'heure de parler des matériaux et des métaux dans le sport. Anne-Sophie, sur quels aspects vous travaillez au BRGM ? On va pouvoir mener soit des études pour des industriels, qui vont avoir des problématiques très concrètes d'approvisionnement en certains métaux ou minéraux, parce que des métaux et des minéraux, on en trouve partout. Je vous mets au défi de trouver quelque chose ici qui n'a pas une petite once de minéral dans sa composition. Il y a ce côté appui aux industriels, et on a un volet d'appui aux politiques publiques. On aide les ministères ou alors les services déconcentrés de l'État à se questionner sur un approvisionnement responsable en matières premières minérales. J'allais dire, Nicolas, le BRGM joue un rôle clé pour répondre aux enjeux climatiques. Effectivement. Via tout un tas de disciplines. Là, on a ce document de référence qui s'appelle la carte géologique. Ça fait partie de notre travail. C'est l'établissement de référence pour la carte géologique en France. C'est une base de connaissances pour un tas d'autres éléments, comme la gestion des risques au niveau du territoire. On en a beaucoup entendu parler cet été avec la sécheresse, c'est-à-dire la gestion de l'eau. En France, plus des 2/3 de l'eau que l'on consomme, quand on ouvre le robinet, vient du sous-sol. On a besoin de spécialistes de l'eau, d'hydrogéologues. Ils ont été largement sollicités cette année. Ils se basent sur la connaissance qu'on peut avoir du sous-sol via ce document de référence. Tout ça est en lien avec le réchauffement climatique. L'autre chose aussi, c'est le temps long. Le réchauffement climatique qu'on vit n'est ni le premier ni le dernier. La planète en a vécu tout au long de son histoire. Mieux comprendre l'évolution des climats par le passé, c'est aussi mieux comprendre comment on peut atténuer, réussir à s'adapter mieux à l'avenir à celui en cours. 

[Replay] Science en direct 2023 - En quoi sont faits les équipements des athlètes ?

En 2023, Science en direct vous fait découvrir le lien entre la science et le sport. Pour l'occasion, nos experts Blandine Gourcerol, Anne-Sophie Serrand et Nicolas Charles analysent pour vous les matériaux utilisés par les athlètes lors des jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. Par exemple, savez-vous de quoi est composé un terrain de tennis en terre battue ? Vous allez voir que la science n'y est pas pour rien dans les propriétés de ce terrain ! Et les boules de curling ? Elles ont une histoire passionnante à vous raconter. Mais s'il y a bien une chose qui unit tous les athlètes et la science, c'est la médaille. Alors, la médaille d'or est-elle vraiment en or ? Découvrez-le dans cette vidéo.

© L'Esprit Sorcier TV

On va passer les équipements sportifs à la loupe des experts. J'ai le plaisir de retrouver Blandine Gourcerol, Anne-Sophie Serrand et Nicolas Charles. Vous êtes tous les trois géologues au BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières. Ensemble, on va se pencher sur des matériaux et des équipements sportifs, sur trois types d'équipement sportif. On a d'abord la boule de curling. Ensuite, on va parler des terrains de tennis. Dans un 3e temps, on parlera de la médaille, celle que vous avez autour du cou, Blandine. On va commencer avec le curling. Je rappelle, pour ceux qui nous regardent, que le curling, c'est ce fameux sport qu'on joue sur la glace avec une grosse boule en pierre. On n'en dit pas plus pour l'instant, on va découvrir ce qu'il y a dedans. Le but est simple. On applique une petite impulsion et on doit laisser la boule glisser toute seule sur la glace jusqu'au centre d'une cible bien définie. Nicolas, quelle pierre compose la boule de curling ? Cette boule fait environ 20 kg. Du point de vue de la roche, c'est un granite, un granite écossais. Jusque-là, rien d'extraordinaire. Non. Comme vous le dites, il vient d'Écosse. C'est sa particularité ? Exactement. En fait, pour les boules de curling, il y a une seule carrière au monde qui fournit ce type de pierre en particulier. On peut citer une seconde carrière au pays de Galles, mais principalement, il y a un seul endroit où est extrait ce type de roche. Ce que vous me dites, c'est qu'on a en face de nous un objet rare et précieux. On va donc y faire attention. Ce granite s'est formé il y a 60 millions d'années environ. Pour quelle raison à cette époque ? 60 millions d'années, on est encore au Crétacé. Les dinosaures viennent de disparaître de la surface de la Terre. Il se passe un événement particulier. C'est l'ouverture de l'Atlantique Nord. On sait que les océans naissent et disparaissent avec le temps, du fait de la tectonique des plaques. Il y a 60 millions d'années, la croûte terrestre, soumise à un étirement, va commencer à se briser, et ça va avoir pour effet en profondeur de générer des magmas. Ces magmas sont, à terme, des granites. Pourquoi on obtient du granite ? Y a-t-il une température spéciale ? Comment expliquer qu'on ait du granite spécifiquement ? Pour ce granite-là en particulier, ça se forme à plusieurs kilomètres de profondeur. Celui-là, à l'origine, c'est le manteau terrestre, c'est-à-dire sous la croûte terrestre. Le magma, c'est quelque chose de liquide qui va remonter à travers les différentes couches de la planète via des fractures. Parfois, elles se retrouvent bloquées en profondeur, et tranquillement, ça va refroidir. Donc quand on parle de température, c'est des centaines de degrés Celsius. Le refroidissement dure plusieurs centaines de milliers d'années, voire des millions d'années.

 

- Très bien. Vous parliez de l'Écosse. C'est sur une île en particulier qu'on retrouve ce granite. L'île, on peut la nommer, c'est Ailsa Craig. C'est une toute petite île au large de l'Écosse. Il y a effectivement, historiquement, une ancienne carrière où on a taillé des boules.

 

- On l'exploite parfois encore.

 

- Finalement, on a inventé le curling un peu par hasard, enfin, avec de la chance, quoi. C'est parce qu'on est tombé sur du granite qui était propice. Je voudrais qu'on s'intéresse aux propriétés de ce granite. Pourquoi on utilise celui-là pour le curling et pas un autre ? Sa propriété, à ce granite-là, c'est qu'il est extrêmement homogène. Il a très peu de défauts. Autrement dit, il n'est pas fracturé. Donc il a des propriétés très cohésives. L'autre chose, c'est qu'il est isotrope, comme on dit en géologie. C'est-à-dire que d'où qu'on se trouve, les minéraux vont être orientés de la même façon. La roche n'a pas subi de déformation. Il y a une homogénéité à l'échelle de la roche, ce qui est extrêmement important en termes d'équilibre quand il s'agit de pousser ou de faire interchoquer entre boules de curling. Le fait que ce soit homogène, ça résiste mieux aux températures ? C'est intéressant pour le curling ? Pour la température, vu celle à laquelle ça s'est formé, c'est-à-dire 700 ou 800 degrés, être sur la glace, ça ne lui fait pas grand-chose en général. Du granite, on en retrouve ailleurs dans le monde ? On peut en trouver en France, à quelques milliers de mètres de profondeur à l'aplomb de Paris. Mais sinon, si on veut le voir de visu, il y en a en Bretagne, dans le Massif central, dans le Mille Vaches ou le Limousin. On en trouve dans les Cévennes, en Corse, et dans certaines zones centrales, dans les Pyrénées, comme dans le massif du Canigou ou celui du Mont-Blanc dans les Alpes. Qu'est-ce qui différencie le granite de Bretagne de celui de Corse ? Il peut y avoir bien sûr l'âge et également le contexte de formation géologique. Certains sont liés à un étirement de la croûte, alors que d'autres peuvent être liés à la collision entre deux plaques, ce qui fait qu'on va avoir des chimies différentes, donc des minéraux différents qui vont créer toute une diversité de granites. On a aussi des couleurs différentes. Il peut y avoir des granites extrêmement clairs, comme dans le Limousin. Là, on a plutôt un granite assez foncé. C'est lié à la nature des minéraux que l'on trouve dedans et à la chimie de ces minéraux. Ce granite si spécifique qu'on trouve en Écosse, peut-on le retrouver ailleurs dans le monde ? Pour ses propriétés mécaniques, cette carrière-là est vraiment réputée comme étant la seule à l'heure actuelle. Par contre, en termes de contexte géologique, par rapport à l'ouverture de l'Atlantique Nord, ces granites-là ont des cousins, on va dire, en Irlande du Nord, au pays de Galles ou encore carrément au Groenland. Quand les continents se sont séparés et que la mer est apparue, la géologie... Comment dire ? Le contenu des couches géologiques s'est réparti de chaque côté ? C'est ça. Les continents se sont trouvés séparés par la naissance de l'Atlantique, mais au départ, ils étaient voisins, côte à côte. C'est pour ça qu'on retrouve, de part et d'autre de l'Atlantique, des roches de cette nature qui ont le même âge. Le granite, on ne le trouve pas sous cette forme-là dans la nature. Là, il est façonné pour le curling. Ça suit des règles très précises. Effectivement, c'est très normé, je n'ai pas les chiffres en tête, en termes de dimension et de poids, pour être sur un même pied d'égalité sur le terrain glacé du curling. Très bien. On a compris beaucoup de choses sur le curling. Maintenant, on va s'intéresser aux terrains de tennis. Ça fait aussi partie des équipements sportifs. Pour l'occasion, on va s'intéresser aux stades de Roland-Garros, puisque c'est là-bas que vont se dérouler les compétitions de tennis pour les Jeux olympiques et paralympiques 2024. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, le sol de Roland-Garros est assez spécifique. Sa spécificité, c'est notamment sa couleur ocre. Anne-Sophie, je vous laisse m'expliquer d'où vient cette couleur. Là, on a une reconstitution de la composition d'un terrain de tennis en terre battue. Vous le voyez, ce qui lui donne sa couleur si caractéristique, sa couleur orangée ocre, ne tient qu'à une couche d'1 à 2 mm en surface. C'est vraiment superficiel. Tout à fait. En surface, on a une couche d'1 à 2 mm de brique pilée. La brique qu'on trouve sur les maisons ? Exactement. En dessous, on a une colonne. La maquette n'est pas totalement à l'échelle. Normalement, on a une colonne d'environ 80 cm de hauteur où on va retrouver des superpositions de différentes couches. Il y a une petite histoire derrière l'utilisation de la brique pilée. D'où ça vient, cette idée de brique pilée ? L'invention des courts de tennis en terre battue date d'environ 1880. Auparavant, le tennis était pratiqué sur du gazon. Il y a deux frères qui se sont rendu compte que jouer au tennis sur la Côte d'Azur en plein été, le gazon était extrêmement sec. C'est à ce moment-là qu'ils ont eu l'idée d'utiliser une autre surface pour pouvoir jouer toute l'année. C'est une couche très superficielle de brique. Au total, la couche du terrain de tennis, ça fait combien de centimètres ?

 

- Au total, 80 cm du haut au bas. On voit qu'à l'intérieur, c'est composé de plusieurs couches. Pouvez-vous nous les décrire ? Si on part du bas vers le haut, on commence avec une couche de calcaire très grossier, de 15 à 20 cm, qui va permettre de drainer l'eau. Au-dessus, on va avoir une couche de calcaire un peu plus fin qui va participer également à ce côté drainage. Et au-dessus, on a un niveau qui est marron. Il est composé soit de pouzzolane, c'est-à-dire une roche volcanique... On en a ici des petits échantillons. C'est une roche extrêmement poreuse. Est-ce ce qu'on utilise dans les pots de fleurs ? Oui, pour les mêmes propriétés, c'est-à-dire sa porosité qui va lui permettre de stocker de l'eau et de la restituer en cas de besoin. Cette couche de scories ou de pouzzolane peut être remplacée par du mâchefer, des résidus de centrales d'incinération. Au-dessus de cette couche, on a une couche de calcaire plus fin. Elle joue quel rôle, celle-là ? Elle va permettre de maintenir une plasticité du sol. Et au-dessus, cette couche très fine de terre battue, de brique pilée. Aujourd'hui, la couche de brique pilée a d'autres avantages pour les sportifs. Lesquels ? Un des intérêts d'utiliser cette brique pilée, c'est d'avoir un gros contraste de couleurs entre la balle de tennis jaune et la brique pilée orange. Elle permet aussi de faire des glissades. Les joueurs de tennis professionnels, qui vont notamment être performants sur les terrains de terre battue, vont pouvoir développer des techniques de glissades, du fait de ces différentes couches, qu'ils ne pourront pas utiliser sur d'autres surfaces. Il y a des joueurs qui s'en sortent mieux que d'autres. On citera notamment Rafael Nadal. Merci pour cet aspect sur les terrains de tennis de Roland-Garros. Pour la petite anecdote, à l'occasion des JO, ça n'accueillera pas seulement les compétitions de tennis mais aussi les compétitions de boxe. On va passer à un autre type de matériau, à un autre équipement sportif : les médailles, le symbole du sport. On ne peut pas passer à côté. Blandine, vous allez nous en parler. Comme vous le savez, il existe la médaille d'or, d'argent et de bronze. Finalement, la composition n'est pas forcément celle qu'on pense. Qu'est-ce qui compose ces médailles ? Il faut savoir que la médaille d'or, elle est constituée principalement d'argent et elle est plaquée par 6 g d'or. Les sportifs se font un peu arnaquer. C'est du plaqué or. Effectivement, on retrouve quelques traces de cuivre, beaucoup d'argent et un peu d'or. Après, on a la médaille d'argent composée d'argent et de cuivre. Et on retrouve la médaille de bronze, qui est du laiton, composé de zinc, de cuivre et d'un peu d'étain, parfois jusqu'à 0,5 %. Ce sont des médailles qui pèsent de 400 à 500 g. Très bien. En fait, ce sont des alliages. Ce sont des mélanges de métaux. Savez-vous combien on va distribuer de médailles durant les JO ? Quelle quantité de métaux ça représente ? Il faut savoir que pour les Jeux olympiques et paralympiques, à peu près 50 000 médailles vont être distribuées.

 

- J'ai pris mes petites notes.

 

- Vous avez raison. Effectivement, on a 2 535 médailles olympiques qui vont être distribuées. contre 2 411 médailles pour les paralympiques, ce qui va représenter au total 9,7 kg d'or, 1 780 g d'argent et 800 kg de cuivre zinc. Ça représente de grandes quantités, surtout quand on sait que certains métaux précieux sont indispensables, notamment pour la transition énergétique. C'est ce sur quoi vous travaillez ? Oui. L'argent, l'or, le cuivre et le zinc sont des métaux utilisés pour leurs propriétés, notamment dans tout ce qui est stockage d'énergie : les panneaux photovoltaïques, l'éolien. On va les retrouver dans tout ce qui va être la connectique. On va également les retrouver dans tout ce qui est électromobilité avec les voitures électriques. Actuellement, est-ce que ça rentre en compétition avec la demande ? On a fait un petit exercice. Les 800 kg de cuivre équivalent environ à 10 voitures électriques en cuivre contenu, ce qui est relativement modeste. Mais rapporté au nombre de compétitions, ça peut représenter un petit budget. C'est quand même restreint comparé à la société. De manière plus générale, quelle est la demande en métaux ? Sur les métaux de la transition écologique, les demandes sont en croissance exponentielle, notamment pour le cuivre, qui est un métal classé comme stratégique par l'Europe. Effectivement, on va avoir besoin de plus en plus de ces métaux avec le changement de parc automobile, avec le développement des panneaux photovoltaïques dans le futur. Donc il y a un enjeu pour trouver de nouvelles sources. Comment on fait ? Pour les nouvelles sources, il faut faire des études métallogéniques. Nous, en tant que géologues, on va essayer de déterminer et de prédire certains endroits géologiques sur le globe où on peut retrouver ces métaux. Et puis, on peut faire une étude pour évaluer le potentiel de production de ces sites pour en extraire le plus possible et de manière la plus responsable possible. Pour éviter de prélever trop de métaux dans le milieu naturel, il y a eu une initiative originale lors des JO de Tokyo qui a été prise pour fabriquer les médailles. C'est très intéressant, effectivement. Le projet Tokyo Metal Project, qui a été lancé en 2017 par le comité d'organisation des JO, avait pour but de collecter un ensemble de smartphones, d'ordinateurs afin de recycler ces outils pour créer des médailles recyclées pour l'ensemble des compétitions. Il faut savoir qu'à partir de cette initiative, ils ont reçu presque 50 000 t de matériaux à recycler et ils ont pu produire les médailles pour les JO de manière recyclable. J'en reviens à la demande en métaux pour la transition écologique. Le recyclage, ce n'est pas la seule solution. On ne va pas s'en sortir avec ça. Effectivement, c'est une solution. Il faut l'étudier, mais elle n'est pas une réponse en soi, puisque, comme je l'ai précisé, la demande est croissante, et l'ensemble de recyclages possibles ne peut pas compenser les demandes sur l'ensemble des métaux qu'on peut avoir et sur les développements technologiques à venir également. On parle de médailles, mais je voudrais parler d'un autre symbole du sport. C'est la coupe, la coupe du monde de foot en particulier. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle est creuse. C'est exact ? Nicolas, je vous laisse peut-être me dire comment... Comment a évolué sa forme au cours de l'histoire ? Elle a évolué au cours de l'histoire, puisque vous savez qu'au nombre de victoires, est attribué au pays, au bout d'un certain nombre de fois, la coupe. La coupe actuelle est principalement composée d'or, mais pas complètement. C'est aussi un système d'alliage avec d'autres métaux. Quand on connaît la densité de l'or, c'est 20 fois plus lourd que l'eau. On pourrait ne pas voir les footballeurs la brandir, puisqu'elle fait à peu près 6 kg, et si elle était entièrement constituée d'or, donc non creuse, elle ferait plusieurs dizaines de kilos. Blandine, devant elle, a un petit caillou vert. On appelle ça de la malachite. Pour ceux qui ont en tête la coupe du monde de football, il y a deux petits liserés verts.

 

- On va montrer les images. On va voir la coupe du monde. Il y a un petit liseré vert... Il y a deux petits liserés verts à la base. Voilà. Vous les voyez ? En fait, c'est cette malachite. C'est un minéral dont on extrait le cuivre, dont Blandine a largement parlé. Il participe notamment à la transition énergétique. Est-ce bien raisonnable encore d'utiliser des métaux si précieux pour les coupes du monde ? Ça n'a pas d'impact d'un point de vue... C'est comme les médailles vis-à-vis de l'industrie automobile.

 

- En rapport, ce n'est rien.

 

- Si on veut en apprendre plus, où peut-on vous retrouver à l'occasion de la Fête de la science ? On est juste derrière le plateau. On a un jeu de l'oie pour que tous les enfants et les grands enfants puissent venir jouer et découvrir les géosciences.

 

- C'est un jeu de l'oie au sol ?

 

- Exactement. Que peut-on apprendre avec ce jeu ? Les métiers des géosciences, les spécificités du sol et du sous-sol, et des anecdotes croustillantes sur l'histoire de la terre. Très bien. Merci à tous les trois. Merci d'être venus et de nous avoir présenté les matériaux dans le sport. 

Fête de la science 2023 : découvrez notre ambassadrice

La Fête de la science 2023 aura lieu du 6 au 16 octobre en France hexagonale et du 10 au 27 novembre en outre-mer et à l’international. Violaine Bault, ambassadrice BRGM, nous parle du thème de cette année, "Sport et Science", et de son travail d'hydrogéologue.

© Fête de la science

La Fête de la science, c'est l'occasion de montrer notre métier, de faire connaître notre métier au grand public. Donc, sur le site du BRGM, j'anime un atelier sur un piézomètre. C'est un forage qui va dans le sol, pour qu'on voie le niveau d'eau. On mesure avec une sonde ce niveau d'eau, on met une caméra dans ce forage et on voit la nappe, puisqu'on plonge la caméra dans l'eau. C'est l'occasion de voir cette eau qui circule sous nos pieds. Ça permet aussi de discuter avec des personnes de différents horizons, de différents âges, et parfois de créer des vocations auprès des plus jeunes, des adolescents et des enfants. D'un point de vue sportif, dans la spéléologie, ce qui m'a attirée, c'est le dépassement de soi, connaître son corps, connaître ses limites, savoir écouter son corps pour savoir quand il faut s'arrêter, pour manger, pour se reposer. Alors, des anecdotes, on en a plein, quand on va sur le terrain notamment. Euh... On a... Alors, déjà, on a des piézomètres qu'on suit régulièrement. J'ai travaillé pendant plusieurs années en Picardie, dans l'ancienne région Picardie. Et on avait la gestion de 113 piézomètres. Chacun a sa petite histoire. Au bout de quelques années, on les connaît par coeur. C'est un peu nos enfants, on les chouchoute, on s'en occupe, pour qu'ils nous transmettent les données. On connaît leur histoire, leur propriétaire. Donc, des anecdotes sur ces piézos, on en connaît beaucoup. Et ensuite, des anecdotes, on en a plein aussi quand on va faire des campagnes de terrain, quand on part avec notre petite sonde pour mesurer sur un secteur le plus de puits possible, pour faire une carte très complète sur les eaux souterraines. C'est du porte-à-porte, on toque chez les gens pour savoir s'ils ont un puits. Donc, on rencontre plein de monde. Ça permet parfois aux personnes de se rendre compte qu'elles ont un puits dans le jardin, car ils sont dans nos bases de données. Ça permet de voir des puits qui sont assez exceptionnels dans des châteaux ou dans des églises, parfois. Des anecdotes, on en acquiert au fur et à mesure quand on fait du terrain. 

Les événements auxquels participe le BRGM

Pour marquer le coup d’envoi national de cette 32ème édition de la Fête de la science, un évènement exceptionnel Science en Direct est organisé au Musée de l’Homme à Paris. Durant trois jours, du 6 au 8 octobre, de 13h30 à 19h, le Musée de l’Homme est gratuit. Ateliers, visites, rencontres et tournages d’émissions télévisées en direct, la science se met à la portée de tous.

Stand BRGM - Les vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8 octobre 2023

Explorez le monde fascinant des ressources minérales et de la géologie au stand du BRGM où vous seront proposées des expérience riches et divertissantes.

Émission Science en Direct - Sport et technologies - Les matériaux dans les équipements sportifs, sur les terrains et dans les médailles - Dimanche 8 octobre 2023, 16h25

Animé par Jean Fauquet, avec Anne-Sophie Serrand, ingénieure géologue au BRGM, Blandine Gourcerol, chercheuse au BRGM et Nicolas Charles, géologue au BRGM.

Durant trois jours, une vingtaine de scientifiques prennent la parole sur la thématique de la 32ème édition de la Fête de la science : Sport & Science, sous le micro du journaliste scientifique Fred Courant et de toute l’équipe de l’Esprit Sorcier.

Samedi 14 et dimanche 15 octobre 2023

Entrée gratuite, de 10h à 18h

Le BRGM participe - La spéléologie, un sport permettant la connaissance des milieux souterrains

Comité Spéléologique Régional Centre-Val de Loire et BRGM

La plongée souterraine et la spéléologie sont des disciplines sportives qui, par leurs observations du milieu souterrain, contribuent à la connaissance du milieu karstique et alimentent le travail des chercheurs. Initiez-vous à la spéléologie grâce notre parcours d’initiation de 45 mètres.

Au sein du Village des sciences de Gardanne, du 5 au 7 octobre 2023, le BRGM propose des jeux autour des roches, ainsi qu'une ballade virtuelle.

Jeu des roches

Reconnaissance de roches principalement de PACA. Le jeu consiste à reconnaître des échantillons de roches ou des fossiles en les regardant et en les touchant. Chaque joueur ou chaque équipe lit une fiche descriptive très simple l’aidant à identifier la roche et à la découvrir grâce à sa couleur, sa rugosité, sa dureté, son aspect et parfois son odeur.

Jeu de la mine

Un jeu de plateau type jeu de l’oie avec questions/réponses sur les mines, les mineurs et la géologie.

Ballade virtuelle en souterrain

Entrez en immersion dans les profondeurs de la terre dans une ancienne galerie minière ou d’anciennes carrières souterraines. L’animation se présente en deux temps : visionnage d’une vidéo sur l’acquisition et le traitement de données 3D en souterrain (5’ environ), puis visite virtuelle en milieu souterrain ou en surface au-dessus des vides : chacun votre tour, muni d’une souris 3D, vous pourrez vous déplacer au sein du nuage de point 3D. Cette animation propose d’appréhender de manière ludique l’existence des vides souterrains et des problématiques associées, ainsi qu’une technique innovante d’acquisition de données géométriques à l’aide d’un scanner laser portatif.

Eau'secours !, un atelier sur le partage de l'eau pour les 7-11 ans

Au sein du Village des sciences de Montpellier, le BRGM propose Eau'secours !, un atelier sur le partage de l'eau pour les 7-11 ans.

D'où vient et où va notre eau ? De quelles eaux parle-t-on ? En période de sécheresse, on fait comment ? Dans cet atelier, on dessinera, analysera et débattra du partage de l'eau.

L’ UMR Gestion de l’Eau, Acteurs, Usages, regroupe des scientifiques de toutes disciplines travaillant ensemble sur les questions de gestion intégrée et adaptative de l’eau (INRAE, Cirad, Ird, BRGM, Institut Agro Montpellier, AgroParisTech).

La géologie dans tous ses états

Au sein du Village des sciences de Besançon, les scientifiques du BRGM tentent de mieux comprendre la Terre pour répondre à des problématiques sociétales.

Les enjeux actuels replacent la géologie au cœur des problématiques de notre société : que ce soit les crises sécheresses en lien avec le changement climatique, l’aménagement du territoire face aux risques naturels, le besoin de ressource minérale pour approvisionner les industries ou la géothermie pour accompagner la transition énergétique.

Les enjeux et défis des géosciences en Martinique

De la formation des rivières, à la couleur du sable, venez comprendre ce qui façonne le paysage de la Martinique.

Les géosciences occupent une place majeure dans l'adaptation des nos sociétés aux enjeux actuels et notamment face aux risques naturels, aux changements climatiques et à la transition énergétique. Le BRGM présentera les différents enjeux et défis sur le territoire de la Martinique :

  • l'eau souterraine en Martinique : quelle ressources, quelle qualité ?
  • l'érosion des plages : quel changement pour l'avenir ?
  • les glissements de terrain : comment appréhender la vulnérabilité du territoire pour réduire les risques ?

Une partie du stand sera aussi consacrée à la présentation de la géologie de Martinique grâce à l'exposition de poster, d'échantillons de roches, représentatifs et en lien, avec les sites remarquables de notre île.