CARIB-COAST : Réseau caribéen de prévention des risques côtiers en lien avec le changement climatique

Le projet CARIB-COAST vise à mettre en œuvre un réseau caribéen de surveillance de prévention des risques côtiers et d’adaptation au changement climatique.
5 mai 2021

CARIB-COAST : préserver une des dernières salines naturelles de Guadeloupe

Le projet CARIB-COAST est un projet européen multi partenarial mené par le BRGM. Il permet de constituer un réseau d'experts pour la prévention des risques côtiers et l'adaptation au changement climatique.

En février 2021, les équipes ont mené une nouvelle campagne de mesures sur la plage de Grande Anse des salines en Guadeloupe afin d'étudier l'hydrodynamique ainsi que les dynamiques des sédiments et de la végétation. Les équipes reviennent pour vous sur cette campagne importante tant pour la préservation du littoral que pour les aspects économiques et touristiques des environs.

© BRGM

CARIB-COAST : déploiement de courantomètres au large de la Guadeloupe et de la Martinique

Afin d'étudier les courants marins et d'aider les scientifiques à prévenir les risques côtiers dans les Antilles françaises, plusieurs dispositifs sont déployés en mer, à partir d'août 2020.

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Nous sommes sur le port de Trois-Rivières avec un appareil peu commun. Est-ce que vous pouvez vous présenter et nous expliquer ce que c'est, s'il vous plaît ?

Oui, ben, je suis André Dolle, de la société Nortek. Je suis océanographe. Nous sommes spécialisés dans la mesure des courants et de la houle. Donc, l'appareil principal, c'est celui-là. C'est un prosider de courant doppler, 500 kHz, qui permet de faire des mesures de courant sur toute la hauteur d'eau. Là, dans ce cas, on doit faire des mesures de courant sur toute la hauteur d'eau avec des couches de 2 m. On doit faire une mesure toutes les 10 mn moyennée pendant une minute. Ensuite on va faire des bursts à 2 Hz pendant toutes les 1 800 s pour mesurer la houle. Et, du coup, on mesure la hauteur de houle avec le faisceau vertical qui est ici, qui marche comme un sondeur inversé. En fait, il va taper la surface à 2 Hz et on va pouvoir reconstituer la forme de la surface, et les quatre faisceaux inclinés ici, ils vont mesurer les vitesses orbitales de la houle à 2 Hz et, ça, sur toute la hauteur d'eau et ça va permettre de pouvoir caractériser l'influence de la houle sur toute la hauteur d'eau. Et, ça, c'est vraiment l'appareil principal. Donc, on a cet outil bleu qui est là, qui permet de l'alimenter en énergie, on a à peu près deux mois d'autonomie, et, là ici, donc, c'est un capteur de servitude, qui permet de mesurer l'inclinaison. Il transmet son inclinaison par acoustique. On met un modem dans l'eau. Ça nous permet d'avoir l'inclinaison avant de lâcher le tripode au fond. Et on a droit à 5 degrés d'inclinaison pour que les mesures soient valables. Maximum 10 degrés, et, dans l'idéal, on essaie de faire 5 degrés. Ensuite, ici, on a le système de récupération de cette eau-là. Là, c'est un largueur acoustique, ici, qui, quand on va donner l'ordre, quand on va l'interroger, donc, hein, avec ce transducteur, qui va venir libérer ici la petite noix en plastique qui est là, quand on va libérer la noix, ben, l'élastique va partir, ça va lâcher ce flotteur, qui a 5 l de flottabilité. Et, à l'intérieur de la casserole, il y a 100 m de Kevlar, et puis, il va remonter à la surface, et, ensuite, on va pouvoir le récupérer.