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Le BRGM participe aux campagnes de suivi post-hivernales de différents littoraux français, afin de suivre l’évolution du trait de côte.
12 mai 2022

Depuis le mois de mars 2022, des campagnes d’acquisition de données ont débuté sur différentes côtes françaises, en métropole et en Outre-mer, afin de suivre l’évolution des phénomènes liés aux littoraux (évolution du trait de côte, érosion et submersion…).

Le BRGM est partie prenante des observatoires en charge de ces suivis post-hivernaux.

Le BRGM, expert des risques côtiers

Dans le contexte du changement climatique, le BRGM est très impliqué dans la connaissance et la gestion des risques côtiers. Il mène des actions de recherche et d’expertise sur l’évolution du trait de côte (érosion du littoral) et la submersion marine des zones côtières, qu’elle soit d’origine hydrométéorologique (tempêtes et cyclones) ou bien induite par les tsunamis.

Le BRGM propose des approches et outils innovants pour la prévention des risques et l’aménagement durable des territoires côtiers. Il intervient également dans le suivi du trait de côte au travers d’observatoires du littoral en France métropolitaine et en Outre-mer.

Le BRGM, membre du Réseau national des observatoires du trait de côte

Acteur de la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte adoptée par la France en 2012, le BRGM est membre actif du Réseau national des observatoires du trait de côte, créé pour fédérer les observatoires chargés localement de l’acquisition des données relatives au trait de côte. Objectif : favoriser le partage et la diffusion des données et des savoirs traitant de l’évolution du littoral sur le long terme.

Plage de Erretegia, Pyrénées-Atlantiques

Campagne annuelle de suivi du littoral aquitain

À partir du mercredi 30 mars et jusqu’au début du mois de juin, les agents de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine arpentent les quelque 300 km de littoral ex-aquitain afin de réaliser les suivis annuels post-hivernaux.
Un des agents de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine pendant une mission sur la commune de Lège-Cap-Ferret.

Un des agents de l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine pendant une mission sur la commune de Lège-Cap-Ferret.

© Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine / Com’ by AVM

Cette année, la campagne de suivi du littoral portée par l’Observatoire de la côte de Nouvelle-Aquitaine s’étalera du 30 mars au 2 juin.

Ces levés de terrain au GPS différentiel sont réalisés sur des transects plages/dunes, c’est-à-dire des lignes théoriques perpendiculaires au trait de côte, définies le long de la côte aquitaine (côte sableuse, côte rocheuse et Bassin d’Arcachon).

En immersion avec les équipes de l'Observatoire de la Côte Aquitaine sur 4 sites aquitains

Chaque année au printemps, l'Observatoire de la Côte Aquitaine réalise une campagne de levés terrain au GPS différentiel (précision centimétrique) sur l’ensemble du littoral aquitain du mois d’avril à la fin du mois de juin. Les équipes de l’OCA parcourent ainsi les quelque 300 km de littoral ex-aquitain afin de réaliser ces levés annuels post-hivernaux.

© Observatoire de la Côte Aquitaine

L’ensemble des suivis réalisés sur le littoral a pour objectifs de comprendre la dynamique du trait de côte, à plusieurs échelles de temps, et de prévoir son évolution future en prenant en compte notamment les impacts du changement climatique.

Les données récoltées constituent un socle de référence à l’échelle du littoral aquitain et permettent à l’Observatoire d’apporter régulièrement des expertises en appui aux politiques publiques de ses partenaires financeurs mais également aux collectivités locales, au Conservatoire du littoral ou encore au GIP Littoral.

Extrait du film Gestion du trait de côte sur le littoral sableux, Occitanie

Acquisition des données de l’ObsCat sur la côte catalane

La campagne d’acquisition des données topo-bathymétriques de printemps de l’Observatoire de la côte sableuse catalane (ObsCat) s’est achevée le 4 mai. Elle avait démarré le lundi 25 avril au Barcarès et c’est le site du Racou à Argelès-sur-Mer qui en a constitué la dernière étape.

Depuis 2014 et deux fois par an, le BRGM est en charge du volet "acquisition de données" et "expertise" de l’ObsCat. Pour cela, il met en œuvre une logistique terre-mer pour la collecte des données de terrain nécessaires à la connaissance des évolutions morphologiques et sédimentaires saisonnières des plages. La récolte des données s’est étendue sur les 44 km de côte sableuse suivis par l’observatoire, entre le Cap Leucate (Aude) et le Racou à Argelès-sur-Mer (Pyrénées Orientales).

Pour le printemps 2022, l’équipe de terrain a mené l’investigation de la bathymétrie sur 17 sites au sondeur monofaisceau. L’acquisition de la topographie a été réalisée pour une quarantaine de profils "de référence" dont certains sont suivis depuis plusieurs décennies.

Un drone est utilisé pour la bathymétrie des embouchures (Agly, Bourdigou, Têt et Tech). Il est mis en œuvre par la société SubC-Marine.

Parallèlement, la topographie fine de l’ensemble des plages entre le Cap Leucate et le Racou est acquise par LiDAR aéroporté. Le survol a été réalisé le mardi 26 avril par la société Global Geomatic France.

Ces campagnes saisonnières fournissent les données nécessaires à l’analyse des évolutions morpho-sédimentaires du littoral au cours de chaque hiver et été (évolution du trait de côte, déplacements et bilans sédimentaires).

L’ObsCat intègre également un suivi haute-fréquence par caméras videos. Installées à Leucate, à Port Barcarès (plage nord) et au Racou à Argelès-sur-Mer, elles fournissent, en complément de ces acquisitions saisonnières, un suivi haute fréquence, en continu du littoral, et en particulier pendant les tempêtes pour en analyser les impacts sur le trait de côte et la résilience de ces sites à enjeux.

Levé du trait de côte, Corse

Réseau d’Observation du Littoral de Corse : mission 2022

La mission 2022 du Réseau d’Observation du Littoral de Corse (ROL) a démarré le 26 avril sur le Lido de la Marana (Haute-Corse).

Cette mission a lieu tous les ans au printemps après les tempêtes hivernales sur une vingtaine de sites répartis autour de la Corse et représentatifs des différents environnements : côte meuble basse, plages de poche, lido, embouchure et zones humides, etc.

Les données sont collectées par 3 à 4 agents sur le terrain et en mer, à l’aide de deux DGPS (GPS Différentiel Trimble R10) et d’un sondeur monofaisceau (Altus PA200) embarqué sur un semi-rigide. Plusieurs indicateurs géomorphologiques sont mesurés : le trait de côte haut et le pied de dune ainsi que la présence de bermes et de barres sous-marines par exemple.

L’analyse de ces données permet de connaître le déplacement du trait de côte par rapport à l’année passée ainsi que les tendances de son évolution sur le plus long terme (depuis le début du ROL en 2001).

La morphologie de la plage ainsi que le trait de côte connaissant une importante variabilité spatiale et temporelle, ces mesures annuelles sont complétées sur certains sites par des mesures à plus haute fréquence (caméras et photogrammétrie par exemple). Ces dernières permettent d’analyser les évolutions saisonnières, mensuelles voire évènementielles.

Anse Grosse Roche, Martinique

Campagne de suivi sur le littoral martiniquais

Au mois de mars 2022, l’Observatoire du Littoral Martiniquais a parcouru plusieurs dizaines de kilomètres de plages sableuses afin de réaliser les suivis post-hivernaux.
Campagne de suivi de l’Observatoire du Littoral Martiniquais (mars 2022).

Campagne de suivi de l’Observatoire du Littoral Martiniquais (mars 2022).

© BRGM - F. Maldan

Depuis 2017, l’observatoire du littoral martiniquais réalise des levés de terrain deux fois par an (pré- et post-saison humide) et après chaque événement cyclonique impactant. Ces mesures sont réalisées au GPS différentiel le long de lignes théoriques perpendiculaires au trait de côte sur plus d’une quinzaine de plages sableuses avec une précision centimétrique. Le levé du trait de côte est également opéré sur l’ensemble de la plage en se basant sur la position du jet de rive à l’interface entre la terre et la mer.

Les données collectées au cours de la campagne sont archivées et mises en forme pour pouvoir alimenter la plateforme mutualisée et la cartographie de l’Observatoire du Littoral Martiniquais (OLiMar).