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Les résurgences du cirque de Choranche. Elles drainent les eaux du massif des Coulmes vers la Bourne (Pont en Royan, Isère, 2009). © BRGM - François Michel

Projet de recherche ARK : nouvelles ressources en eau en Provence

25.09.2014

La Société du Canal de Provence (SCP) et le BRGM ont mis en oeuvre au cours de l'été 2014 un essai de pompage à gros débit. Objectif : améliorer la connaissance et la protection de la ressource en eau souterraine locale.

La Société du Canal de Provence (SCP) et le BRGM ont mis en oeuvre au cours de l'été 2014 un essai de pompage à gros débit. Objectif : améliorer la connaissance et la protection de la ressource en eau souterraine locale. © SCP

Transcription de la vidéo

-C'est un projet financé par l'Agence de l'eau et par le Conseil régional PACA, avec différents partenaires intervenant. Il a pour objectif d'acquérir une compréhension de l'hydrosystème aquifère capté par les puits de l'Arc. Dans ce cadre, nous avons réalisé une instrumentation spécifique pour le projet et nous faisons des investigations avec des traçages, des analyses isotopiques. L'idée est d'acquérir des données très pertinentes pour pouvoir, demain, simuler le comportement de cet aquifère.

-Là, on est dans un projet plutôt quantitatif de la ressource. L'idée pour nous va être de tester cette nappe très productive des puits de l'Arc dans des conditions limites en termes de débit de pompage et de durée de pompage. C'est un pompage gros débit et longue durée. Et les résultats, notamment les résultats de la modélisation du BRGM, vont nous permettre de mieux intégrer ce volume et cette ressource disponibles dans des scénarii de sécurisation de la ressource par rapport au Verdon.

-Le projet vise à acquérir une meilleure compréhension du fonctionnement de cet aquifère de façon à l'exploiter demain de façon durable, c'est-à-dire avec une protection la plus forte possible en respectant les débits pouvant être exploités sur ce site.

-On a un projet qui est gagnant, gagnant, gagnant. Pour le BRGM, l'acquisition de références, de données scientifiques et de méthodes scientifiques qui vont être assez innovantes. Au SCP, il y a un usage de sécurisation de connaissance de la ressource qui est important. Et l'Agence de l'eau, qui est le principal financeur, qui représente l'intérêt général dans le projet, a besoin de mieux connaître une ressource qui est classée stratégique pour des usages futurs en AEP.

-Aujourd'hui, on a descendu en ROV dans les puits dans un 1er temps pour vérifier la cote exacte des profondeurs des crépines. La descente des sondes micromoulinet et sondes profondes dans les puits pour passer au travers de la trappe et mesurer, pendant les essais, les mouvements des eaux. Dans le puits 1, on est descendus jusqu'à 190 m, à peu près. Dans le puits 2, on va descendre jusqu'à 210 m.

-Nous sommes sur le site des piézomètres des puits de l'Arc. Dans le cadre du projet, on m'a demandé de venir examiner les déblais de forage. L'objectif étant de reconnaître la nature et l'âge des terrains traversés. Deux forages ont été réalisés. Un forage à 308 m. Un autre forage à 222 m. Je me suis attardé à examiner et déterminer la nature des roches traversées par le forage jusqu'à aller les reconnaître sur les affleurements présents dans la région de façon à comprendre la source de l'eau, la nature des terrains qui approvisionnent les puits de l'Arc et comprendre le fonctionnement de l'aquifère.

-Ce suivi a lieu parce qu'on va rejeter une quantité importante d'eau dans l'Arc durant la période d'étiage. Il va consister en 3 campagnes. Une avant, qui sera à l'état initial, une pendant et après le pompage, pour voir justement quel impact cet apport d'eau, qui est de très bonne qualité puisqu'elle vient de ressources souterraines, va avoir sur l'Arc. De manière ponctuelle, on va suivre l'oxygène, le PH, la conductivité. En même temps, on va mettre en place des capteurs en permanence sur l'Arc en amont et en aval du rejet pour suivre les concentrations en oxygène, en conductivité, et la température de l'eau. Au niveau de l'hydrobiologie, ce sont les invertébrés qu'on retrouve sur le fond de la rivière. On suit aussi les poissons en réalisant des pêches électriques en amont et en aval du rejet.

-Cette année, effectivement, nous avons été informés un petit peu tardivement. Mais les choses se sont bien passées par la suite. On a appris que le canal de Provence allait faire des pompages en amont sur les puits 1 et 2 et qu'une grosse quantité d'eau allait être rejetée dans l'Arc, ce qui nous a, au début, un petit peu inquiétés. Parce que, qu'est-ce qu'une grosse quantité d'eau à rajouter les jours d'orage ? En tout cas, cette année, on peut dire que, grâce à l'apport d'eau qu'a amené le canal de Provence, on a eu plus d'eau. Ça, c'est certain. Et de meilleure qualité.

-Je pense qu'il y a un lien entre la ressource souterraine et la ressource de surface comme l'Arc. Ces liens sont évidents. Pour nous, il a été important au niveau de la clé, de faire des fiches actions sur ce sujet. Notamment pour avoir deux choses qui sont importantes. D'abord, mieux connaître cette ressource qui est apparemment gigantesque. Et deuxièmement, la protéger. Gérer durablement cette ressource. C'est ça qui, pour nous, est capital. On est très attachés maintenant à tout ce qui est développement durable ou soutenable. Ça, c'est vraiment important pour les générations futures. C'est ce qui est important aussi pour moi.

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