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La rivière la Semine et son affluent le Combet ont creusé ces cavités cylindriques dans le calcaire, profondes de 2 à 3 m et reliées par quelques cascades successives (Saint-Germain-de-Joux, Ain, 2007). © BRGM - François Michel

Métiers de l'eau : technicien hydrogéologue

28.02.2014

Guy Roignot, technicien hydrogéologue au bureau d'études Antea Group. Portrait réalisé pour le SIGES Aquitaine.

Guy Roignot, technicien hydrogéologue au bureau d'études Antea Group. Portrait réalisé pour le SIGES Aquitaine. © BRGM

Transcription de la vidéo

Mes missions sont... C'est beaucoup de métrologie, tout ce qui est mesures, instrumentation, mise en place de matériel. C'est aussi du suivi de chantier. Suivi de forage, surtout. Et, aussi, tout ce qui est diagnostic de forage d'eau.

Les moyens mis en œuvre, c'est surtout le passage d'une vidéo caméra à l'intérieur du forage. Ça fait un 1er diagnostic visuel. Ça nous permet de voir l'état des tubages, la profondeur du forage, s'il y a des soucis. Et la 2e chose, c'est le passage de sondes, où on fait des mesures en continu tout le long du forage. On fait des mesures de température, de conductivité, de radioactivité naturelle. Et tout cet ensemble de mesures permet de mieux recaler la géologie du site, les arrivées d'eau.

Dans mon métier, j'aime bien la mobilité, faire des choses différentes dans la semaine, rencontrer du monde. Ce que je n'aime pas dans mon métier, c'est des clients pénibles, les conditions météo difficiles quand il pleut. Je déteste ça.

J'ai commencé à travailler il y a longtemps, à une époque où on trouvait du travail facilement. Je suis rentré au BRGM par hasard. J'ai eu la chance de partir assez vite sur le terrain à Djibouti, à l'étranger. C'est là où j'ai commencé à apprendre mon travail de technicien, que, depuis, je n'ai pas quitté.

Les freins que j'ai rencontrés sur mon parcours, c'est surtout au niveau de la formation et des diplômes. Ça m'a bien freiné. Il a fallu que je fasse autrement, apprendre mon métier d'une autre manière. Il faut passer des diplômes.

La 1re chose que je me dis le matin en partant au travail, c'est "je vais où ?". La dernière chose que je me dis, en rentrant chez moi, c'est "ça, c'est fait."

Quelques conseils que je pourrais donner aux jeunes, c'est d'aimer travailler en autonomie, en extérieur, d'accepter le mauvais temps et, surtout, d'être débrouillard.

Mon métier à l'étranger, c'est possible. Il y a à peine un mois, j'étais à Marie-Galante faire des diagnostics de forage sur l'île, donc Marie-Galante, au large de la Guadeloupe. J'ai passé 10 jours à faire l'état des forages qui servent dans l'alimentation d'eau potable de l'île.

Si j'étais une goutte d'eau, je serais dans un lac de montagne très haut.

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