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Une centrale électrique au charbon. Un projet de captage et de stockage de CO2 y est envisagé (Nordjyllandsvaerket, Danemark). © Vattenfall

Interview d'André Burnol (BRGM) à Solutions COP21 sur le stockage géologique du CO2

15.01.2016

Dans le cadre de la Conférence Paris Climat 2015, le BRGM a participé à l'événement Solutions COP21, au Grand Palais à Paris, du 4 au 10 décembre 2015. Sur le pavillon "Recherche et climat" du ministère de l'Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, les chercheurs ont présenté 32 solutions pour le climat. Interview de d'André Burnol (BRGM) (Paris, 2015).

Dans le cadre de la Conférence Paris Climat 2015, le BRGM a participé à l'événement Solutions COP21, au Grand Palais à Paris, du 4 au 10 décembre 2015. Interview de d'André Burnol (BRGM) sur le stockage géologique du CO2. © Pôle EDD - Canopé Amiens

Transcription de la vidéo

Mon nom est André Burnol. Et je travaille au Bureau de recherches géologiques et minières, le BRGM.

Le problème du CO2, c'est le fait que le CO2 soit émis en grandes quantités dans l'atmosphère. Une des solutions sur lesquelles le BRGM travaille, c'est que ce CO2 ne soit plus émis dans l'atmosphère, mais soit capté et soit stocké dans le sous-sol.

On stocke le CO2 en l'injectant dans des formations géologiques profondes, à plus de 1 000 m de profondeur. On connaît ces nappes parce qu'on a une connaissance des différentes formations géologiques et on recherche des formations géologiques qui soient perméables, dans lesquelles on pourrait injecter du CO2 en grandes quantités.

Le CO2 viendra de gros émetteurs de CO2. Par exemple, de centrales thermiques en France ou de productions d'acier qui émettent de grandes quantités de CO2 sur un site géographiquement petit. Dans ce domaine, les grandes pistes de la recherche, c'est de mieux comprendre l'évolution, au cours du temps, de ce CO2, qu'on injecte sous forme plutôt gazeuse, pas exactement gazeuse, mais dans une forme intermédiaire entre liquide et gaz et on souhaite savoir comment évolue ce CO2 au cours du temps et si, ensuite, il restera bien piégé dans les formations géologiques.

Dans le temps, le problème principal, c'est d'éviter que le CO2 remonte à la surface. Et, pour cela, il faut s'assurer qu'il n'y a pas de fractures ou de failles à proximité du site de stockage. Et qui pourraient permettre au CO2 de revenir à la surface, ce qui serait, évidemment, un problème, puisque l'objectif est que le CO2 ne soit pas réémis dans l'atmosphère.

Le piégeage du CO2 dans des formations géologiques profondes est une des réponses et certainement pas la seule réponse possible. Elle ne permettrait pas de résoudre tout le problème, mais elle permettrait de résoudre plus rapidement et dans un temps relativement proche le problème de l'émission de grandes quantités de CO2 dans l'atmosphère.

BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34