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La tuffière de Rolampont, source pétrifiante, est un milieu fragile aujourd’hui protégé et aménagé pour la visite, conjointement par la commune et l'ONF (Rolampont, au nord de Langres, Haute-Marne, 2006). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er août 2019

Notes d'information - 13.08.2019
Les niveaux des nappes phréatiques se situent généralement en-dessous des niveaux moyens des mois de juillet. Ces niveaux traduisent une recharge peu abondante, du fait des précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver 2018-2019.

Résumé

Durant le mois de juillet, la vidange se poursuit et l’ensemble des nappes du territoire sont en baisse. Ce constat est habituel à cette période de l’année, les pluies infiltrées étant absorbées par la végétation. Cependant, la baisse des niveaux s’est fortement accélérée au cours des deux derniers mois.
 
Les niveaux des nappes se situent généralement en-dessous des niveaux moyens des mois de juillet. Ces niveaux traduisent une recharge peu abondante, du fait des précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver 2018-2019. Un nombre marqué de réservoirs affiche des niveaux modérément bas à bas. Les nappes de l’Alsace, de Bourgogne, d’Auvergne-Rhône-Alpes et du sud de Centre-Val-de-Loire présentent des niveaux peu satisfaisants, bas à très bas et parfois proches des minimas enregistrés pour un mois de juillet. Seule exception, les nappes alluviales de Corse profitent des pluviométries excédentaires de mai, ayant permis de poursuivre la recharge, et de juillet. Ainsi, malgré des niveaux en baisse en juin et juillet, les nappes demeurent hautes.
 
Enfin, les niveaux sont globalement très inférieurs à ceux de l’année précédente à cette même époque. La situation est néanmoins moins dégradée que celle de juillet 2017.

carte de France de la situation des nappes au 1er aout 2019

Carte de France de la situation des nappes au 1er août 2019

Tendances d'évolution

La vidange se poursuit et les niveaux sont orientés à la baisse sur l’ensemble des nappes. Ce phénomène est habituel en période estivale : les pluies s’infiltrant dans le sol sont entièrement reprises par la végétation et sont peu efficaces pour assurer une recharge des nappes.

La tendance à la baisse avait été quelque peu limitée sur certains secteurs par les précipitations printanières. Au cours des mois de juin et de juillet, les épisodes caniculaires et l’absence de précipitations ont fortement accélérés la baisse des niveaux.

Situation par rapport aux moyennes des mois de juillet

Le déficit pluviométrique enregistré durant l’automne et l’hiver 2018-2019 sur une grande partie du territoire explique un taux de recharge insuffisant. Les pluies du printemps n’ont pas permis de compenser cette carence mais ont cependant limité l’impact du début de la vidange.

En juillet 2019, les niveaux sont globalement bas à autour de la moyenne. L’évolution par rapport à juin 2019 dépend particulièrement de la sollicitation des nappes, en relation étroite avec la sécheresse des sols et les précipitations. Sur la moitié nord, le déficit pluviométrique a aggravé la sécheresse des sols, engendrant une demande en eau accrue. La situation des eaux souterraines s’est rapidement dégradée sur certains secteurs. Ainsi, certaines nappes des régions Centre-Val-de-Loire et Grand-Est ont vu leur situation régresser passant de comparable à la moyenne en juin, à modérément bas en juillet. La moitié sud du territoire a bénéficié de conditions pluviométriques plus favorables et la situation des nappes demeure identique à celle de juin 2019.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables, avec des niveaux modérément hauts à autour des moyennes de tous les mois de juillet, on peut citer :

  • Les nappes alluviales de Corse qui ont bénéficié d’une recharge exceptionnelle en mai, suite à des précipitations importantes. Ainsi, malgré des niveaux en baisse en juin et juillet, la situation est très satisfaisante avec des nappes modérément hautes à hautes.
  • Certaines nappes du bassin aquitain et du littoral méditerranéen pour lesquelles les niveaux sont orientés à la baisse mais qui se situent toujours autour de la moyenne.

Plusieurs secteurs montrent des situations les moins favorables, avec des niveaux bas par rapport aux moyennes de tous les mois de juillet, on peut citer :

  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace dont les niveaux sont modérément bas à très bas. La partie sud du département du Haut-Rhin présente des niveaux historiquement bas, avec des minima atteints pour un mois de juillet.
  • Les nappes des alluvions et cailloutis de Bourgogne, des alluvions et des couloirs fluvioglaciaires du Rhône amont et moyen qui présentent des niveaux orientés à la baisse et dont la situation continue de se dégrader avec des niveaux bas voire très bas. Certains ouvrages atteignent les minima connus pour un mois de juillet.
  • Les nappes du Massif Central, en Auvergne-Rhône-Alpes et en partie est du Limousin, qui ne disposent pas d’indicateurs globaux mais dont les piézomètres mesurés présentent des niveaux généralement très bas.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Berry, au sud de la région Centre-Val-de-Loire, qui observe des tendances en baisse et des niveaux modérément bas à très bas. La nappe accuse une recharge tardive et peu marquée.

Les précipitations annoncées pour août 2019 ne devraient pas engendrer une recharge des nappes. D’une part, les eaux s’infiltrant sont habituellement reprises par la végétation et, d’autre part, les orages violents prévus favorisent le ruissellement et ne permettent pas une infiltration efficace des eaux. La vidange devrait se poursuivre sur l’ensemble des nappes du territoire jusqu’à la mise en dormance de la végétation et la survenue d’épisodes pluviométriques abondants, soit jusqu’à mi-octobre à fin novembre.

En absence de pluies suffisantes en août, intensifiant la sécheresse des sols, la demande en eau pourrait demeurer forte. La situation des nappes pourrait alors se dégrader rapidement sur les nappes les moins résistantes à la sécheresse et sur les secteurs présentant des situations moins favorables.

POUR ALLER PLUS LOIN

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