Réserves d’eau souterraine : des cartes pour mieux comprendre la sécheresse

Les régions françaises ne sont pas "égales" en matière de réserves d'eau souterraine. La cartographie des grands ensembles hydrogéologiques permet de comprendre pourquoi.
4 août 2020
Exemple de carte de situation des nappes

Exemple de carte de situation des nappes. 

© BRGM 

Une des conséquences du réchauffement climatique global de la France sont les périodes de sécheresse plus fréquentes et plus intenses en été. Un Bulletin national de situation hydrogéologique à chaque début de mois, présente l’évolution mensuelle des ressources en eau pour la France métropolitaine sous forme de cartes.

L’état des nappes d’eau souterraine

L’état des nappes d’eau souterraine est fourni par le BRGM, avec notamment les grands ensembles hydrogéologiques et des indicateurs représentant le niveau de l’eau présente sous nos pieds.

Pour le mois de juillet, les relevés indiquent que, grâce aux fortes pluies tombées durant l’automne-hiver 2019-2020, le niveau de ces eaux est globalement haut. Néanmoins, les réserves du couloir rhodanien (Rhone-Saone) et de la plaine d’Alsace connaissent une situation plus inquiétante ces derniers hivers, peu pluvieux, n’ayant pas permis de les approvisionner assez. Les calcaires de Lorraine et du Berry (Centre Val de Loire) accusent quant à eux la sécheresse de ces dernières semaines.

Ces réserves d’eau sous nos pieds

Parmi les 6500 aquifères que compte la France, 200 sont d’importance régionale et possèdent une superficie comprise entre 1000 et 100 000 km2. Le plus important est celui de la Craie, dans le Bassin parisien, qui s’étend de la Normandie et des Hauts-de-France à la région Centre-Val de Loire. Les plus petits se situent dans les massifs granitiques (Bretagne, Auvergne) et ne font que quelques dizaines de kilomètres carrés.

Les aquifères ont des comportements très différents en cas de sécheresse ou de période de fortes précipitations ; l’eau de pluie s’infiltre en effet plus ou moins partiellement au travers du sol pour atteindre les nappes, ce processus étant dépendant de la perméabilité du sol.