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Les résurgences du cirque de Choranche. Elles drainent les eaux du massif des Coulmes vers la Bourne (Pont en Royan, Isère, 2009). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juillet 2015

Notes d'information - 15.07.2015
Les deux tiers des nappes phréatiques (71%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les niveaux de nappes à fin juin 2015 sont en baisse pour 81% d'entre eux, stables pour 14% et en hausse pour les 5% restant.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2015 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (71%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. La situation traduit, sur la plus grande partie du territoire, une période estivale qui s’amorce dans des conditions normales compte tenu d’une recharge hivernale moyenne sur la période septembre 2014 à juin 2015. La recharge n’est excédentaire que sur le sud de la vallée du Rhône et sur une partie du sud-est. Le niveau des nappes est supérieur à la normale sur la partie sud de la vallée du Rhône et sur la Vendée. Quelques secteurs présentent des niveaux inférieurs à la normale à l’image de la Lorraine, du nord de l’Alsace, de la Normandie, de l’est du bassin Adour-Garonne ou de quelques secteurs est du Languedoc-Roussillon ou de la Côte d’Azur.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce début d’été, la période de baisse généralisée vers la période d’étiage. Le nombre de points en hausse (5%) est désormais très réduit. Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse (81%) a fortement augmenté par rapport au mois dernier (50%), au détriment du nombre de points stables (14%) qui a diminué en contrepartie. Cette situation de baisse généralisée des niveaux est habituelle pour la période estivale qui démarre.

La situation des nappes au 1er juillet traduit clairement la tendance d’évolution vers les plus basses eaux. La recharge de l’hiver 2015 aura, certes, été moins marquée qu'en 2014 mais elle a été réelle, dans la moyenne interannuelle. La baisse très généralisée des niveaux va probablement se confirmer au cours de la période estivale.

Carte de France de la situation des nappes phréatiques au 1er juillet 2015

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juillet 2015

Au moins de juin 2015, le déficit de précipitations, d'environ 15 % en moyenne sur le pays, présente de fortes disparités géographiques. La moitié nord a été généralement très peu arrosée par rapport à la normale, avec souvent moins de 5 jours de pluie. Le déficit est supérieur à 50 % en Bretagne, dans le Centre, en Île-de-France, en Picardie et en Champagne-Ardenne. Les cumuls ont en revanche été excédentaires sur un petit quart sud-est, atteignant localement plus de deux fois la normale.

L’évolution du niveau des nappes traduit le passage progressif à la période estivale habituelle des mois de juillet et août. Au cours de ce mois de juin, on note une augmentation du nombre de points en baisse (81% contre 50% fin avril). Le nombre de points stables diminue en contrepartie (14% contre 29%). Sur une grande partie du territoire, les niveaux de nappes sont normaux (19 indicateurs globaux sur 30) ou supérieurs à la normale (2/30). On se situe ainsi, globalement, en ce début d’été, dans des conditions normales de passage vers les basses eaux. La situation est assez analogue à celle de 2014.

Les niveaux de nappes à fin juin 2015 sont en baisse pour 81% d'entre eux, stables pour 14% et en hausse pour les 5% restant.

L’état de remplissage des aquifères, très probablement affecté par les premiers prélèvements agricoles, a quelque peu évolué à la baisse sur la période récente (au cours du mois de juin). Il affiche cependant encore, pour la plus grande majorité d’entre eux (71%), des valeurs égales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 25% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 3% très inférieurs.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux. Plusieurs secteurs présentent cependant des niveaux inférieurs à la normale et seuls deux secteurs se différencient avec des niveaux supérieurs à la normale.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en ce début de période estivale, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du sud de la vallée du Rhône, désormais orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie efficace ont favorisé une recharge notable.
  • La nappe des calcaires du sud de la Vendée, certes orientée à la baisse, mais dont les niveaux sont majoritairement supérieurs aux valeurs normales pour cette période de l’année.

Pour les secteurs qui présentent des situations assez favorables, avec des niveaux normaux, on peut citer par exemple :

  • La plupart des aquifères du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La tendance à la baisse des niveaux est désormais très généralisée. On s’oriente vers la période des basses eaux.
  • Les aquifères des secteurs amont du bassin Adour-Garonne, qui présentent, globalement des niveaux normaux, avec un grand nombre de points stables.
  • La plupart des aquifères du Languedoc-Roussillon dont les points de suivi présentent des niveaux encore proche de la normale, en lien avec des épisodes de pluies soutenues courant mars, puis quelques épisodes récents.

Quelques secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux inférieurs à la normale, on peut citer par exemple : 

  • Les aquifères côtiers de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur qui présentent globalement des niveaux en baisse. La situation est cependant assez hétérogène d’un secteur à l’autre, selon l’incidence des pluies récentes.
  • Les nappes de l’aval du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux en baisse, inférieurs à la normale suite à une pluviométrie réduite ces derniers mois et à de premières utilisations marquées des eaux souterraines.
  • La nappe des calcaires jurassique du Bessin qui présente une baisse généralisée sur l’ensemble des points de suivi, avec des niveaux moyens inférieurs à la normale et aux valeurs enregistrées en 2014 à la même date.
  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace au nord de Colmar qui présente partout des niveaux en baisse, inférieurs à la normale mais sans que la situation soit trop préoccupante en cette période de l’année.
  • Les nappes des calcaires jurassiques de Lorraine qui présentent des niveaux en baisse sur tous les points dans un contexte de pluviométrie déficitaire.

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La recharge hivernale des nappes phréatiques 2014-2015 : une situation plutôt favorable

Dossier de presse - Recharge des nappes d'eau 2014-2015

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