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La rivière la Semine et son affluent le Combet ont creusé ces cavités cylindriques dans le calcaire, profondes de 2 à 3 m et reliées par quelques cascades successives (Saint-Germain-de-Joux, Ain, 2007). © BRGM - François Michel

43ème Congrès international : "Les eaux souterraines et la société : 60 ans de l’Association Internationale des Hydrogéologues"

Communiqués de presse - 22.09.2016
Fin septembre (25-29 septembre 2016), la France accueille, à Montpellier au Corum, le 43ème Congrès International de l’Association Internationale des Hydrogéologues.

Plus de 880 participants du monde entier (80 pays représentés) sont attendus, 6 conférenciers invités, 315 communications orales lors de sessions parallèles, 100 présentations flash, 550 e-posters, 10 excursions différentes d’une journée sur le terrain pour l’ensemble des congressistes.

Ce congrès va aborder, sous toutes leurs facettes (quantité, qualité, importance sociale et économique, impacts du changement global, dont le changement climatique, etc.), les eaux souterraines, c’est-à-dire les nappes en général, qu’elles soient phréatiques ou plus profondes, "normales" ou thermales. Il s’agit de la partie la plus méconnue du cycle de l’eau, bien que d’une importance capitale pour nos sociétés, d’où le titre générique du congrès : “Groundwater and society: 60 years of IAH”.

Le choix de la France n’est pas anodin puisqu’il s’agit aussi de commémorer les 60 ans de cette association scientifique et professionnelle créée, à l’époque, à l’initiative de scientifiques et d’ingénieurs français, dont les derniers témoins seront présents au congrès.

Pour les médias scientifiques, cette manifestation peut constituer une opportunité :

1) de faire connaître des progrès scientifiques récents dans le domaine des eaux souterraines auxquelles la communauté scientifique française a apporté une contribution décisive, dont voici quelques exemples :

  • la connaissance des réserves en eau souterraine dans les roches calcaires (karst) du bassin méditerranéen, dont les propriétés sont étroitement liées à la crise messinienne qui a vu l’assèchement total de la Méditerranée il y a 5 millions d’années ;
  • l’évolution décisive des concepts sur les eaux souterraines dans les roches de type granitique, dont dépendent notamment les conditions de vie d’une grande partie des habitants de l’Afrique, de l’Inde, mais aussi, plus près de chez nous, du Massif armoricain et du Massif central ;
  • sur le plan des méthodes, l’apport des sciences de l’information, qui permet de simuler l’écoulement des eaux souterraines et leur exploitation sur des bases similaires aux modèles météorologiques ; l’apport des analyses chimiques à haute résolution, l’amélioration de la connaissance des processus hydrogéochimiques qui permettent de tracer le parcours des eaux souterraines, leur âge, les contaminants anthropiques, et donc de comprendre comment les nappes sont alimentées depuis la surface.

2) de montrer que cette recherche a des déclinaisons opérationnelles immédiates, tant en France ou Europe qu'à l'International, notamment dans les régions à climat contrasté où les eaux souterraines sont la seule ressource en eau disponible. La mise en valeur des eaux souterraines y constitue même ce que les socio-économistes de l’eau appellent une "révolution silencieuse" avec ses points forts (développement de l’hygiène et amélioration des conditions de vie, développement économique) et ses points faibles (surexploitation de la ressource en eau, impacts sur certains écosystèmes). De ce fait, les eaux souterraines s’intègrent dans la problématique du changement global, qui intègre les impacts du changement climatique ;

3) d'une manière plus générale, de parler d'un sujet très peu connu du grand public, les eaux souterraines, ou alors connu de manière très imparfaite et non scientifique.

Le Comité Français d’Hydrogéologie (CFH), organisateur de ce congrès international, représente le comité français de l'Association Internationale des Hydrogéologues. Comprenant plus de 360 membres, il regroupe les spécialistes français des eaux souterraines appartenant tant aux Universités et organismes de recherche, qu'aux Services Publics (État, Agences de l'Eau, Collectivités Territoriales...), qu'aux bureaux d'études et à l'industrie. Il vous sera possible donc d’échanger aussi avec ces spécialistes francophones.

POUR ALLER PLUS LOIN

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