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Carrière de gypse et albâtre (Notre-Dame-de-Mésage, Isère, 2014). © BRGM – Wolfram Kloppmann

Les isotopes pour reconstituer les routes commerciales de l’albâtre en Europe au Moyen-Âge

Communiqués de presse - 25.10.2017
Publication dans la prestigieuse revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences) de Wolfram Kloppmann (BRGM) et ses coauteurs, Lise Leroux (CRC-LRMH), Philippe Bromblet (CICRP), Pierre-Yves Le Pogam (Musée du Louvre), Anthony H.Cooper, Noel Worley, Catherine Guerrot, Anne-Thérèse Montech, Anne Marie Gallas et Robert Aillaud. Ils retrouvent les voies commerciales de l’albâtre, du 12ème au 17ème siècle, grâce à une technique qui repose sur les « signatures » des isotopes du soufre, de l’oxygène et du strontium, éléments constitutifs de ce matériau.

Détails d’un groupe « Portement de la croix »

Détails d’un groupe « Portement de la croix », deuxième quart du 14ème siècle, Musée du Louvre, Département des Sculptures. © BRGM – Wolfram Kloppmann

Depuis 2013, ce projet de recherche mené par le BRGM et le Musée du Louvre, en étroite collaboration avec le Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques (CRC-LRMH, USR3224, MNHN-MIC-MNHN) et le Centre Interdisciplinaire de Conservation et Restauration du Patrimoine (CICRP) et avec la participation de musées de renom, français et internationaux, a pour objectif de comparer les signatures spécifiques aux gisements d’albâtre à celles des sculptures pour identifier l’origine des matériaux utilisés par les artistes à l’époque médiévale.

L’albâtre, version noble du gypse, était un des matériaux de prédilection des sculpteurs du Moyen Age et de la Renaissance. Il possède la blancheur du marbre et c’est un matériau tendre, facile à travailler dans des détails très fins. L’albâtre a servi pour des effigies royales et papales et pour grand nombre de sculptures religieuses ou de décors architecturaux.

Les auteurs concluent qu’un commerce à grande échelle a eu lieu en Europe avec une concurrence entre les albâtres français, anglais et espagnol. Si la production anglaise et espagnole était connue, on en savait peu sur les gisements français. Il s’avère qu’un grand nombre des sculptures, dans une large partie Est de la France, porte les signatures des carrières autour de Notre Dame de Mésage (Isère). Ces carrières ont été actives sur plus de 500 ans et ont notamment fourni la quasi-totalité des
monuments funéraires de la Papauté d’Avignon avant et pendant le Grand Schisme (14ème-15ème siècle).

Cet article sera accessible en ligne dès cette semaine.

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