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Étude d'impact sur l'environnement d'un site minier métallurgique dans la vallée Subarnarékha (Inde, 2001). © BRGM - Bruno Lemière

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er septembre 2018

Notes d'information - 13.09.2018
Une partie encore importante des nappes phréatiques (41%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais un peu plus d’un tiers d’entre elles (37%) affiche un niveau modérément bas à très bas.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er septembre 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

Une partie encore importante des nappes (41%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais un peu plus d’un tiers d’entre elles (37%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (22%) se situe dans la moyenne. Cette situation, assez favorable pour cette époque de l’année, est liée à l’incidence notable de pluies qui se sont prolongées tard au printemps. A l’exception de quelques secteurs, les niveaux de nappes se situent globalement au-dessus des niveaux généralement observés en fin d’été.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais la fin de la période des basses eaux avec, désormais seulement 11% des points encore stables mais déjà 6% de points en hausse, ce qui est assez normal pour cette fin de période estivale. Le nombre de points dont la tendance d’évolution est orientée à la baisse a un peu diminué au 1er septembre à 83% (pour 89% au 1er août). Cette situation traduit la tendance qui s’amorce d’une reprise des recharges d’automne.

La situation des nappes au 1er septembre 2018 traduit la période de bascule entre la période des basses eaux et la période des futures recharges automnale. Cette situation est très habituelle à cette époque de l’année.

carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er septembre 2018

Carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er septembre 2018

La pluviométrie de l’été 2018 a été contrastée. Malgré un mois d'août globalement peu arrosé hormis des Cévennes à la région Provence-Alpes-Côte-D’azur et en Corse, les précipitations de cet été ont été excédentaires sur l'est de la Bretagne et les Pays de la Loire, le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que sur les régions méditerranéennes. Elles ont en revanche été déficitaires des côtes normandes aux frontières du Nord et du Nord-Est ainsi que sur le centre du pays. Ce déficit associé aux fortes températures a ainsi contribué à un assèchement important des sols sur le quart nord-est du pays. En moyenne, sur la France et sur la saison, la pluviométrie est à ce jour légèrement déficitaire.

L’évolution du niveau des nappes traduit globalement la fin progressive de la période des basses eaux. La tendance à la baisse des niveaux est encore très généralisée mais un certain nombre de point repart à la hausse. Cette situation est assez habituelle pour cette période de fin d’été. Le bénéfice des pluies des premiers mois de l’année 2018, depuis janvier et jusque tardivement en juin, puis des orages d’été, reste encore significatif avec un effet de recharge des nappes qui reste positif.

Au 1er septembre 2018, le nombre de points en baisse (83%) est en léger recul par rapport au 1er août 2018 (89%). Le nombre de points stables ou en hausse (17%) est reparti à la hausse (12% au 1er août). Cela marque la période de bascule entre basses eaux et reprise des recharges d’automne.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour environ les deux tiers des points suivis (63%), ils sont modérément bas à très bas pour les 37% restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à mai 2018) qui s’est même prolongée en juin, et des pluies d’été (orages) ont été significatifs pour de nombreux secteurs. Les pluies des premiers six mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017 et la période estivale n’a pas posé, globalement, de problèmes important de gestion des nappes.

Les niveaux des nappes fin août 2018 sont en baisse pour 83% d'entre eux, stables pour 11% et en hausse pour les 6% restant.

En cette fin de période estivale, après la période active de la recharge hivernale et de printemps, un nombre important de réservoirs (41%) affichent encore des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 17% sont très hauts ou hauts, 24% modérément hauts, 22% autour de la moyenne, 21% modérément bas et 16% bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (63%), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins favorables.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • Les différentes nappes du bassin Adour-Garonne dont les niveaux présentent quelques variations selon les secteurs mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.
  • La plus grande partie des nappes du Bassin parisien dont les niveaux présentent, après plusieurs mois de pluies marquées, une tendance générale à la baisse pour la plupart mais avec des valeurs toujours moyennes voire modérément hautes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux confirment leur orientation à la baisse mais qui sont hauts voire très hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais encore très hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois, et notamment les plus récents, ont induit une dynamique de recharge significative.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères des secteurs amonts de la Région PACA qui présentent des niveaux modérément bas à cause d’une recharge hivernale assez réduite. Certains points ont bénéficié de pluies récentes mais les effets de cette recharge tardive sont très limités.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement orientés à la baisse. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluies faible depuis le début d’année.
  • La nappe de la plaine d’Alsace dont les niveaux, orientés à la baisse sont, globalement, assez bas. Ce secteur, comme une grande partie du nord-est du territoire, n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux récents.

POUR ALLER PLUS LOIN

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