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La Loire dans la région d’Orléans (Orléans, Loiret, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er octobre 2018

Notes d'information - 10.10.2018
Un tiers des nappes phréatiques (33%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais près de la moitié (45%) affiche un niveau modérément bas à très bas. La période de recharge hivernale n’est, pour l’instant, pas encore active.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er octobre 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

Un tiers des nappes (33%) affichent un niveau modérément haut à très haut mais près de la moitié (45%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (22%) se situe dans la moyenne. Cette situation n’est pas très anormale pour cette époque de début d’automne mais elle traduit tout de même une période de basses eaux qui se prolonge un peu, en l’absence de précipitations en septembre. La période de recharge hivernale n’est, pour l’instant, pas encore active.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit encore, ce mois-ci, la période des basses eaux avec, toujours seulement 11% des points encore stables. La situation a très peu évolué par rapport au mois dernier. Le nombre de points en hausse (8%) reste faible. Le nombre de points dont la tendance d’évolution est orientée à la hausse ou à la baisse (81%) est resté stable sur le mois de septembre. Cette situation traduit une période de recharge qui n’est pas encore réellement amorcée.

La situation des nappes au 1er octobre 2018 traduit la poursuite de la période de basses eaux et une reprise de la recharge hivernale qui se fait attendre. Cette situation, liée au déficit pluviométrique de septembre, n’est pas très habituelle pour cette époque de l’année, généralement plus arrosée.

carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er octobre 2018

Carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er octobre 2018. © BRGM

Au cours du mois de septembre 2018, les précipitations ont été nettement déficitaires sur tout le pays. Le déficit a dépassé souvent 80 % sur le Sud-Est, le littoral atlantique, ainsi que de la Bourgogne aux Pays de la Loire. En moyenne sur l’ensemble du pays, le déficit pluviométrique a atteint 70 %.

L’évolution du niveau des nappes traduit une période de basses eaux qui se prolonge. La tendance à la baisse des niveaux est encore très généralisée et seul un petit nombre de point repart à la hausse. Cette situation n’est pas très habituelle pour cette période de fin d’été puisque septembre correspond au premier mois de recharge attendue, ce qui n’est pas le cas cette année.

Au 1er octobre 2018, le nombre de points en baisse (81%) est en léger recul par rapport au 1er septembre 2018 (83%). Le nombre de points stables ou en hausse (19%) est constant. On se situe sur la période de bascule entre basses eaux et reprise des recharges d’automne mais la recharge n’est pas encore active.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour la moitié des points suivis (55%), ils sont modérément bas à très bas pour les 45% restants.

La période d’été et des basses eaux a été abordée sans trop de problèmes quant à la disponibilité en eau souterraine. Les niveaux de nappe sont désormais au plus bas et la période de recharge hivernale, qui débute habituellement dès septembre, n’est pas encore effective.

Les niveaux des nappes fin septembre 2018 sont en baisse pour 81% d'entre eux, stables pour 11% et en hausse pour les 8% restant.

En cette fin de période de basses eaux, après un mois de septembre déficitaire en précipitation, un nombre désormais réduit de réservoirs (33%) affichent encore des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 11% sont très hauts ou hauts, 22% modérément hauts, 22% autour de la moyenne, 25% modérément bas et 20% bas à très bas.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • Plusieurs des nappes du bassin Adour-Garonne présentent des niveaux certes en baisse mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.
  • Une plus grande partie des nappes du bassin parisien dont les niveaux présentent une tendance générale à la baisse pour la plupart mais avec des valeurs toujours moyennes voire modérément hautes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux confirment leur orientation à la baisse mais qui sont encore, pour certains, assez hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais encore très hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois, et notamment les plus récents, ont induit une dynamique de recharge significative.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du secteur de la plaine du Roussillon qui présentent des niveaux parfois bas à cause d’un déficit en précipitations depuis quelques mois. La recharge hivernale est très attendue dans ce secteur.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement orientés à la baisse. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluies faible sur l’ensemble de l’année.
  • La nappe de la plaine d’Alsace, surtout en amont, dont les niveaux, orientés à la baisse sont, globalement, assez bas. Ce secteur, comme une grande partie du nord-est du territoire, n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux récents.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la note d'information sur l'état des nappes d'eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er octobre 2018

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