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Ecume de torrent himalayen (Lang Tang, 2009). © BRGM - Nathalie Dörfliger

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er mars 2018

Notes d'information - 19.03.2018
Plus de la moitié des nappes phréatiques (52%) affichent un niveau modérément haut à très haut. Une situation qui traduit l’incidence désormais notable des pluies de ce début d’année.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er mars 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

La moitié environ des nappes (52%) affichent un niveau modérément haut à très haut et seul 26% des nappes affichent un niveau modérément bas à très bas. Les autres points (22%) se situent dans la moyenne. Cette situation traduit l’incidence désormais notable des pluies de ce début d’année. A l’exception de quelques secteurs, on note, sur une grande partie du territoire, que les niveaux de nappes ont bénéficié d’une recharge très bénéfique grâce aux précipitations de ces deux derniers mois.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une nette recharge hivernale pour un peu moins des deux-tiers des points (60%) toujours orientés à la hausse. Cependant la tendance d’évolution à la baisse du niveau des nappes s’accentue (26%) par rapport au début de l’année (on notait 12% de baisse au 1er janvier 2018). Le nombre de points dont le niveau est stable diminue également (14% contre 25% au 1er janvier). Cette situation montre que la période de bascule entre hautes eaux et reprise d’une baisse des niveaux semble amorcée, ce qui est un peu précoce. On s’oriente progressivement vers la fin de la recharge hivernale, sauf si les pluies de mars sont importantes.

La situation des nappes au 1er mars 2018 traduit une recharge hivernale effective mais dont les effets semblent diminuer de manière assez précoce.

Carte de la situation des nappes d'eau au 1er mars 2018

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er mars 2018

Après un mois de décembre bien arrosé et un mois de janvier exceptionnel par sa pluviométrie record, la pluviométrie en février a été plus contrastée. Depuis le début de l’année hydrologique, l’excédent, déjà présent début février, a perduré, en légère atténuation de la Normandie au Grand-Est, à la Franche-Comté ainsi que sur le nord des Alpes et l’ouest du Massif central. Le plus souvent compris entre 10 et 25 %, l’excédent a atteint 25 à 50 % en Île-de-France, Seine-Maritime, de l’Yonne à l’Aisne, en Ariège, dans les Pyrénées-Atlantiques ainsi que localement en Savoie. Le déficit sur le pourtour méditerranéen et en vallée du Rhône, compris entre 25 et 50 %, est en léger retrait notamment de l’Aude au Var. Sur la Corse, la pluviométrie a retrouvé des valeurs proches de la normale.

L’évolution du niveau des nappes traduit globalement une situation de poursuite de la recharge hivernale avec, cependant, une certaine tendance à la stabilisation, voire à la baisse des niveaux pour de nombreux points. Cette situation est assez habituelle pour cette période de l’année mais la période de bascule entre hautes eaux et stabilisation des niveaux est un peu précoce. Les pluies des deux premiers mois de l’année 2018 ont induit une recharge déjà efficace mais il serait souhaitable que cette phase de recharge hivernale se prolonge encore un mois ou deux.

Au 1er mars 2018, le nombre de points en baisse (26%) a augmenté par rapport à janvier 2018 (il n’était que 12%). Le nombre de points en hausse (60%) reste cependant élevé, il traduit une période de la recharge hivernale qui se poursuit.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour les deux tiers environ des points suivis (74%), ils sont modérément bas à très bas pour les 26% restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à avril 2018) sont désormais visibles. Pour l’instant les pluies des deux premiers mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017. On peut espérer que de futures précipitations en mars et avril viendront encore améliorer la situation.

Les niveaux des nappes fin février 2018 sont en baisse pour 26% d'entre eux, stables pour 14% et en hausse pour les 60% restant.

En ce début d’année, période active de la recharge hivernale, un nombre marqué de réservoirs (52%) affiche déjà des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 27% sont très hauts ou hauts, 25% modérément hauts, 22% autour de la moyenne, 12% modérément bas et 14% bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (74%), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • La nappe des calcaires de Beauce dont les niveaux sont assez stables et se situent désormais au-dessus des valeurs moyennes.
  • La nappe des calcaires de Lorraine dont les niveaux présentent, avec plusieurs mois consécutifs de pluies, une tendance à la stabilisation mais avec des valeurs désormais hautes.
  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace au nord de Colmar dont les niveaux ont certes une tendance à repartir à la baisse mais qui sont hauts voire très hauts pour cette période de l’année.
  • La plus grande partie des nappes du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux modérément hauts. Les épisodes pluvieux de ces derniers mois ont induit une dynamique ascendante favorable.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas voire très bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la Région PACA qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale encore déficitaire. Les niveaux sont encore pour beaucoup orientés à la baisse.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui présentent des niveaux qui s’orientent progressivement à la hausse mais qui, dans leur grande majorité, sont bas voire très bas, en conséquence de pluies déficitaires.
  • Les aquifères de la plaine du Roussillon dont tous les niveaux sont globalement bas et qui n’ont pas encore bénéficié, à ce stade de l’année, d’épisodes pluvieux significatifs.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la note d'information sur l'état des nappes d’eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er mars 2018

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