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Les résurgences du cirque de Choranche. Elles drainent les eaux du massif des Coulmes vers la Bourne (Pont en Royan, Isère, 2009). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er janvier 2019

Notes d'information - 11.01.2019
50% des nappes phréatiques affiche un niveau modérément bas à très bas. La période de recharge hivernale est, pour l’instant, peu active.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er janvier 2019 est hétérogène d’une région à l’autre.
 
La situation reste identique depuis le mois de novembre : un tiers environ des nappes (28%) affiche un niveau modérément haut à très haut mais la moitié d’entre elles (50%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (22%) se situe dans la moyenne. Cette situation n’est pas très satisfaisante pour cette période pour laquelle on observe généralement une première incidence de la recharge hivernale.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce début de période hivernale, la phase de bascule entre baisse et hausse des niveaux. Le phénomène est cependant tardif. La recharge s’amorce sur 60% des points, avec des niveaux en hausse. Le nombre de points stables (19%) ou orientés à la baisse (21%) demeure important. Cette situation n’est pas habituelle pour cette période de l’année. On devrait en effet déjà observer une incidence marquée de la recharge hivernale or ce n’est pas le cas sur une grande partie du territoire.
 
La situation générale des nappes au 1er janvier 2019 traduit une période de recharge hivernale peu active pour l’instant. Cette situation de reprise de la recharge est tardive mais elle devrait augurer une amélioration de la situation dans les mois qui viennent.

Situation des nappes au 1er janvier 2019

Carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er janvier 2019. © BRGM

Le déficit pluviométrique enregistré durant l’automne 2018 sur une grande partie du territoire induit un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies tardives ont permis d’inverser les tendances courant décembre. Cette situation n’est pas très habituelle pour cette période puisque septembre et octobre correspondent habituellement aux premiers mois de recharge attendue, ce qui n’est pas le cas de manière marquée cette année. Les effets de cette recharge ne se font pas encore ressentir, notamment sur une grande partie du nord-est du territoire, et la situation ne s’est pas beaucoup améliorée en ce début d’hiver. En revanche, les régions méditerranéennes ont bénéficié d’une pluviométrie abondante depuis septembre. La recharge se poursuit durant le mois de décembre, engendrant des niveaux modérément hauts à hauts.

Sur l’ensemble du territoire, le nombre de points en hausse (60%) est en nette progression par rapport au 1er novembre 2018 (22%). Seul un nombre encore réduit de points reste stable (19%) ou à la baisse (21%). L’évolution du niveau des nappes traduit la période de bascule entre basses eaux et la reprise de la recharge hivernale.

En cette fin de période de basses eaux, après un automne déficitaire en précipitation, la situation évolue très peu par rapport au 1er novembre 2018 et demeure contrastée selon les régions. Un nombre réduit de réservoirs (28%) affiche des niveaux modérément hauts à très hauts. Les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne pour 22% des points d’eau et ils sont modérément bas à très bas pour les 50% restants. Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 7% sont très hauts ou hauts, 21% modérément hauts, 22% autour de la moyenne, 26% modérément bas et 24% bas à très bas. Les niveaux de nappe sont encore bas et la période de recharge hivernale, tardive sur une grande partie du territoire, n’a pas encore produit ses effets de manière significative.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • Les aquifères des régions de Montpellier et de Nîmes et de la plaine du Roussillon dont les niveaux sont généralement stables et sont désormais modérément hauts à hauts.
  • Les nappes de la région PACA qui présentent des niveaux en hausse ou stables pour la plupart avec des valeurs autour de la moyenne à hautes.
  • Les nappes de la région Corse dont les niveaux présentent une tendance générale à la baisse mais restent au-dessus des moyennes mensuelles. Les épisodes pluvieux du début d’automne ont induit une dynamique de recharge significative, qui s’est ensuite ralentie courant décembre.
  • Les nappes alluviales de la Garonne et de la Dordogne qui ont bénéficié d’une recharge significative durant l’automne et qui sont globalement modérément hautes.
  • Les nappes du centre et ouest du Bassin parisien et jusqu’à la Vendée et le Périgord qui présentent des niveaux en hausse voire stables selon les secteurs avec des valeurs désormais majoritairement comparables aux moyennes mensuelles.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes mensuelles, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, notamment en amont de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement stables. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluies faible sur l’ensemble de l’année.
  • La nappe de la plaine d’Alsace, au sud de Colmar, dont les niveaux, d’orientation globalement stable ou encore en baisse, restent bas. Ce secteur n’a pas encore bénéficié d’une recharge active.
  • Les nappes du bassin Artois-Picardie et de la bordure est du Bassin parisien voient leurs tendances s’infléchir vers la hausse. Cependant, la recharge n’impacte pas encore durablement les niveaux qui restent globalement comparables à la moyenne à très bas selon les secteurs.

POUR ALLER PLUS LOIN

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