banner-ombre-top
banner-ombre-left
Vue des techniques de modélisation 3D mises en œuvre dans le programme du Référentiel géologique de la France (RGF) (Orléans, 2011). © BRGM - Patrick Desbordes

La Banque du sous-sol : un capital pour l'environnement et la connaissance géologique

Enjeux des géosciences - 01.04.2009
Toutes les données sur les forages et ouvrages souterrains du territoire sont conservées dans une base de données organisée et gérée par le BRGM.

Aperçu de la fiche scientifique en version imprimée

En France, la géologie de surface commence à être bien connue avec l’essentiel de la connaissance regroupé dans les cartes géologiques à l’échelle du 1/50 000. Pour le sous-sol, les informations plus fragmentaires sont rassemblées dans la banque de données du sous-sol (BSS) qui renseigne sur près de 700 000 forages et travaux souterrains réalisés depuis plus d’un siècle. Les travaux dans le domaine des mines, de l’eau, de la géothermie, de la recherche pétrolière ou gazière nécessitent en effet des forages qui sont une source importante de renseignements sur le sous-sol.

C’est le BRGM qui a été chargé de collecter ces données, de les regrouper dans une banque librement accessible sur internet (InfoTerre) et de les exploiter : "C’est une histoire déjà ancienne, explique Philippe Brinon, chef de projet BSS au BRGM, puisque c’est en 1941 qu’a été créé le BRGG, l’ancêtre du BRGM, chargé de conserver les archives des résultats fournis par les forages profonds, pétroliers ou autres, du sous-sol". En 1958 le code minier impose la déclaration de tous les ouvrages de plus de 10 mètres de profondeur tandis qu’en 2003 le code de l’environnement prévoit que les rapports de travaux sur tous les ouvrages "exécutés en vue de la recherche, la surveillance ou les prélèvements dans les eaux souterraines" doivent comporter un numéro de BSS, ce qui complète ainsi l’ensemble des données.

La base, déclarée à la CNIL, contient des informations brutes à caractère administratif et géologique : nom du propriétaire, localisation, description des niveaux géologiques rencontrés, documents numérisés, équipements techniques des forages, etc.

Des données précieuses

Quel est l’intérêt de collecter toutes ces données ? : "la connaissance géologique, le besoin de données sur le sous-sol et surtout la nécessité de conserver en mémoire l’intégralité des trous qui peuvent éventuellement être exploités dans le futur ou qui au contraire, peuvent être sources de pollutions dans les aquifères superficiels" explique Pierre Nehlig, responsable de l’unité "régolite et réservoirs" au service GEO du BRGM. Les intérêts sont donc multiples dans le domaine de l’aménagement du territoire, de l’environnement, de la recherche de sites, de tracés d’infrastructures ou pour la protection de la ressource en eau ou en matériaux.

Pour obtenir un maximum de données, le BRGM s’appuie sur les foreurs professionnels en mettant à leur disposition le logiciel GesFor créé en 2002 et actualisé régulièrement depuis, qui permet de standardiser l’informatisation des données techniques de forage et facilite leur chargement dans la BSS. Les données sont transmises par le foreur directement dans un des 27 SGR (Service Géologique Régional) de métropole et d’outre-mer. Chaque SGR dispose ainsi d’un "correspondant BSS" qui enregistre les données et travaille en relation avec les services centraux du BRGM à Orléans.

POUR ALLER PLUS LOIN 

Télécharger la fiche scientifique sur "la Banque du sous-sol : un capital pour l’environnement et la connaissance géologique"

CONTACT PRESSE

Anaïs Petit

+33 (0)2 38 64 46 65
+33 (0)6 84 27 94 14

presse@brgm.fr

BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34