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La source du Doubs à Mouthes (Mouthes, Jura, 2006). © BRGM - Denise Théau

Métiers de l'eau : ingénieur hydrogéologue

28.02.2014

Olivier Cabaret, ingénieur hydrogéologue à la Direction régionale Aquitaine du BRGM. Portrait réalisé pour le SIGES Aquitaine.

Olivier Cabaret, ingénieur hydrogéologue à la Direction régionale Aquitaine du BRGM. Portrait réalisé pour le SIGES Aquitaine. © BRGM

Transcription de la vidéo

Auprès de ma famille, de mes parents, je me présente en tant qu'ingénieur hydrogéologue, dans un 1er temps. Puis, après, je précise en leur disant que je travaille dans la gestion de l'eau, que j'étudie la circulation, le comportement des eaux souterraines en vue d'en améliorer la gestion et leur préservation.

Ma mission principale est d'étudier le fonctionnement d'aquifères particuliers. Ce sont les aquifères karstiques, notamment les aquifères karstiques en Dordogne. Et j'ai aussi une 2nde mission, qui est d'étudier le fonctionnement de la nappe du Plio-Quaternaire. Pour cela, on met en place des outils spécifiques, qui sont de la modélisation hydrodynamique. On va simuler, à l'aide d'outils informatiques, le comportement de ces nappes superficielles avec les nappes plus profondes ou avec les rivières.

On a besoin de faire une multitude de mesures piézométriques sur le terrain pour évaluer le niveau de ces eaux. Pour étudier les aquifères karstiques, nous faisons toute une série de mesures, notamment d'orientation et de fracturation, puisque les écoulements des eaux souterraines vont se faire le long de ces fracturations particulières.

On va également faire des mesures en souterrain, notamment par le biais des carrières souterraines, qui nous permettent d'avoir une visualisation 3D de nos fracturations et de nos conduits karstiques. Pour cela, on utilise beaucoup les mesures physico-chimiques. Ça nous permet d'étudier la température, la conductivité, le pH d'une eau. Et on peut essayer de rechercher des éléments plus particuliers, comme les nitrates, pour nous permettre d'identifier une pollution éventuelle vis-à-vis de l'homme.

Une journée dans ma peau, c'est, tout d'abord, beaucoup de bureau, puisqu'on a très peu de missions de terrain, qui sont déléguées aux techniciens. On a des techniciens propres pour travailler sur le terrain. Nous, on travaille à l'interprétation, à mettre en place des outils qui vont nous permettre d'analyser le fonctionnement des eaux souterraines, leur origine.

Pourquoi j'ai choisi ce métier ? Parce qu'il était directement en lien avec l'environnement et, plus précisément, avec la préservation de l'eau, qui est un bien vital pour tous et aussi un enjeu fort dans le développement économique d'une région, d'une nation. Je voulais être partie intégrante de ce pouvoir de décision.

Les qualités demandées pour ce travail sont, tout d'abord, de l'autonomie, le fait de travailler en équipe, avoir des compétences en termes de management et, aussi, avoir de bonnes qualités rédactionnelles.

Les conseils que je pourrais donner à un jeune, c'est de ne pas négliger les aspects terrain. Même si on fait beaucoup de bureau, on est obligé de se confronter à la réalité d'un site, d'un contexte spécifique régional et, aussi, d'aller à la rencontre des professionnels afin de développer son réseau de connaissances.

Pourquoi c'est un métier d'avenir ? Actuellement, dans un contexte où se pose la question du changement climatique, on est amenés, de plus en plus, à se poser la question de la disponibilité de la ressource aussi bien en termes quantitatifs que qualitatifs.

Si j'étais une goutte d'eau, je serais dans une nappe profonde.

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