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Chaine du massif de la Soufrière prise de Petit-bourg (Guadeloupe, 2012). © BRGM - Anita Slansky

50 ans du BRGM Guadeloupe

Dossiers de presse - 01.10.2019
Fondé le 23 octobre 1959, le BRGM est intervenu aussitôt en Guadeloupe depuis ses implantations en métropole puis à la Martinique, notamment pour la réalisation des cartes géologiques. La présence effective du BRGM en Guadeloupe date de la fin des années 60. Au cours des 50 dernières années, le BRGM y a notamment produit 1414 rapports techniques, 11 cartes géologiques et couvert chaque commune par une cartographie des aléas naturels.

Le BRGM au service de la Guadeloupe de 1959 à nos jours

Découvrez dans ce dossier de presse les grandes étapes de l'action du BRGM en Guadeloupe :

La décennie 1959-1969 : les débuts

Les premières études menées en Guadeloupe par le Service de la Carte Géologique de France se poursuivent. Elles concernent l’établissement de la carte géologique pour l’ensemble des îles de l’archipel guadeloupéen. Cette première édition a été achevée en 1966. Les premières investigations menées entre 1964 et 1965 concernent déjà l’évaluation du potentiel géothermique de Bouillante. Ensuite, à partir de 1966, l’activé est entièrement consacrée aux études géologiques, géophysiques et géotechniques. Une première étude sur la connaissance de la ressource en eau souterraine de la Grande-Terre est initiée en 1969.

La décennie 1970-1979 : la consolidation des acquis

Une présence permanente du BRGM est désormais effective, au sein d’une entité "Antilles" avec la Martinique. L’activité reste consacrée pour l’essentiel aux études géologiques et géotechniques. Les donneurs d’ordres ne sont plus seulement publics, la demande émanant de plus en plus du secteur privé. Pour la première fois en Guadeloupe, le BRGM réalise en 1974 une synthèse sur le risque sismique. Un réseau d’accéléromètres est implanté en région pointoise en 1977.

La décennie 1980-1989 : géologie et développement commercial

L’implantation locale du BRGM se renforce pour passer de 2 à 6 personnes. A partir de 1985, la direction Antilles est basée en Guadeloupe. Suite à la crise survenue auparavant à la Soufrière, des travaux de connaissance du volcan sont entrepris au BRGM et à l’IPGP. D’autres cartes géologiques, de seconde édition, seront réalisées au cours de la décennie : il s’agit des cartes de Saint-Barthélemy (1983), Grande-Terre (1988), les Saintes (1988) et Saint-Martin (1989).

La décennie 1990-1999 : élargissement du périmètre "risques"

Le renforcement de l’antenne locale se poursuit et l’effectif va alors atteindre un maximum de 12 personnes. Le programme de modernisation de cartes géologiques entrepris 15 ans plus tôt s’achève avec l’édition en 1993 de la carte géologique de Marie-Galante. En 1994, c’est l’ensemble de l’activité ingénierie du BRGM qui est filialisée à l’échelle nationale pour créer la société Antea. L’activité de service public résiduelle n’étant plus suffisante pour justifier une implantation à part entière, le BRGM confie sa représentation à sa filiale. Cette situation particulièrement inconfortable va durer jusqu’en avril 2000. D’importants travaux de recherche sont entrepris sur les mouvements de terrain et le zonage de l’aléa entre 1991 et 1995. Ils donneront lieu notamment à une thèse.

La décennie 2000-20009 : le renouveau

Le BRGM redémarre une implantation à part entière en 2000 avec un service géologique régional des Antilles comprenant un représentant en Martinique et un en Guadeloupe. Mais dès 2001, le Service Géologique Régional de la Guadeloupe est crée avec une personne. En 10 ans, l’effectif vas passer à six personnes. En 2003, le BRGM quitte les Abymes pour s’installer au Houëlmont, créant ainsi un "géopôle" informel avec l’Observatoire de la Soufrière. L’activité Eau continue de se développer avec notamment l’établissement d’une carte de vulnérabilité des nappes de Marie-Galante et de Grande-Terre et la mise au point d’un modèle pour chacune d’elles. En parallèle, le suivi quantitatif des nappes se poursuit avec la modernisation (automatisation et télétransmission) du réseau et sa restructuration pour répondre aux objectifs de la directive-cadre sur l’eau. Le BRGM assure également le suivi qualitatif de ces nappes depuis 2008.

La décennie 2010-2019 : vers la transition écologique et énergétique

La décennie démarre douloureusement avec le séisme en Haïti survenu le 10 janvier 2010. Le BRGM intervient sur place dans le cadre de la gestion post-crise, au même titre que pour des évènements cycloniques majeurs (tempête Erika en Dominique en 2015, ouragans Irma et Maria en 2017). L’acquisition de données de référence du sous-sol est marquée en 2013 par la réalisation d’une importante campagne de géophysique aéroportée, GUADEM, sur l’ensemble de l’archipel. En 2016, le BRGM cède la majorité des parts de GB au leader du marché mondial ORMAT et se recentre sur son activité de recherche. Enfin, les applications sur l’environnement et les pollutions se renforcent avec les travaux sur les transferts de chlordécone dans le sous-sol et les nappes (en partenariat avec l’INRA et le CIRAD notamment) ou encore les impacts du stockage à terre des sargasses. L’économie circulaire est cruciale en contexte insulaire, mais le BRGM est pour le moment peu présent sur cette thématique en dehors de l’édition d’un guide sur le recyclage des déchets du BTP. Le service géologique régional devient une direction régionale et déménage en 2013 à Petit-Bourg.

Les prochaines années…

L’activité du BRGM continuera à s’inscrire à l’avenir dans les grands enjeux de son époque et de la Guadeloupe en partenariat avec les acteurs locaux et en synergie avec les programmations-cadres régionales en cours ou en renouvellement (Politique de Site, Contrat de Convergence, FEDER, SRDEII, SDAGE,…). Dans les métiers historiques du BRGM sur la géologie et les connaissances du sous-sol, le défi sera de pouvoir préciser et mettre à jour les données sur la Basse- Terre. En effet, la géologie de l’île, particulièrement complexe du fait de son histoire volcanique, n’est détaillée que dans un document de 1966, une époque où les formations superficielles étaient peu ou pas étudiées alors que ce sont celles qui contraignent le plus l’aménagement du territoire et les constructions.

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