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Une carte des extractions et des usines de transformation métallique et de sel sur le territoire Français

17.10.2018
En France, le potentiel minier connu est peu valorisé. En outre, de nombreux opérateurs miniers ont obtenu ces dernières années des permis exclusifs de recherche (PER) afin d’identifier et d’évaluer de nouveaux gisements en ressources minérales. Un document synthétique sur l’activité extractive a permis de dresser un état des lieux des sites d’extraction et des usines de transformation produisant des métaux et du sel en France. L’exploitation minière française concerne principalement le sel, une mine de calcaires bitumineux et deux mines de bauxite. Les filières métallurgiques et de recyclage des métaux constituent un tissu industriel dynamique avec une production de métaux de base comme les aciers, l’aluminium, le cuivre, le plomb, le zinc, le chrome, le titane, le lithium… ainsi que onze métaux considérés comme des matières premières critiques (antimoine, cobalt, hafnium, indium, silicium métal, tungstène, vanadium ou encore des platinoïdes).

La carte « Extraction et production de métaux et de sel - France 2017 » ainsi réalisée illustre le potentiel minier national non énergétique. L’ensemble des sites d’extraction de substances minières en métropole (sel, bauxite et calcaires bitumineux), Nouvelle–Calédonie (nickel) et Guyane (or) y est localisé. Sur cette carte figurent également les sites métallurgiques de production de métaux à partir du traitement de minerais et/ou de déchets. Téléchargeable sur Minéralinfo, la carte des sites d’extraction et de production de sel et de métaux en France a été présentée pour la première fois à l’occasion du Congrès de l’Industrie Minérale qui s’est tenu à Metz du 17 au 20 octobre 2017, par la Société de l’Industrie Minérale (SIM), le BRGM, l’Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux (A3M), le Comité des Salines de France, France Aluminium et les ministères de la Transition écologique et solidaire et de l’Économie et des Finances.

Carte des « Extraction et production de métaux et de sel – France (situation 2017) », représentant les mines en activité et les usines de transformation métallique sur le territoire Français (France métropolitaine, Guyane et Nouvelle-Calédonie). Les figures adjacentes montrent les principaux usages des substances minières. © BRGM

Carte des « Extraction et production de métaux et de sel – France (situation 2017) », représentant les mines en activité et les usines de transformation métallique sur le territoire Français (France métropolitaine, Guyane et Nouvelle-Calédonie). Les figures adjacentes montrent les principaux usages des substances minières. © BRGM

Contexte

Alors même que le développement des technologies de l’information et de la communication, les énergies renouvelables et l’électromobilité conduisent à une consommation accrue de métaux, les produits contenant des métaux sont d’ores et déjà omniprésents dans notre quotidien : automobile, énergie (énergies renouvelables, transport et stockage de l’énergie), bâtiment et travaux publics, aéronautique et espace, défense, mécanique, électronique et communications, médecine, agroalimentaire…

Le potentiel minier métropolitain, actuellement peu valorisé, connaît ainsi un regain d’intérêt depuis 2012 avec la délivrance d’une dizaine de permis exclusifs de recherche (PER) permettant d’identifier de nouveaux gisements potentiellement exploitables de ressources minérales. Parallèlement en Outre-mer, l’activité minière reste soutenue en Guyane et en Nouvelle-Calédonie.

L’exploitation minière française concerne principalement le sel, les calcaires bitumineux et la bauxite. Les filières métallurgiques et de recyclage des métaux se concentrent sur la production de métaux de base comme les aciers, l’aluminium, le cuivre, le plomb, le zinc, le chrome, le titane, le lithium mais aussi de métaux considérés comme des matières premières critiques (antimoine, cobalt, hafnium, indium, silicium métal, tungstène, vanadium ou encore des platinoïdes).

Objectifs

En 2017, l'objectif de ce projet a été de dresser un état des lieux des sites d’activité extractive et des usines produisant des métaux et du sel en France permettant ensuite de réaliser ne carte de synthèse de l’inventaire des mines actives et des usines de transformation produisant des métaux sur le territoire métropolitain, la Guyane et la Nouvelle-Calédonie.

Un des objectifs était également d’établir tous les usages couverts par la production de métaux et de sels dans les usines métallurgiques ou de transformation françaises.

Programme des travaux

Cette étude s’est déroulée selon plusieurs étapes.

Inventaire des exploitations en activités et du potentiel français:

  • Sur la France métropolitaine ;
  • Sur la Guyane ;

Carte des exploitations et du potentiel minier de Guyane en 2017. © BRGM

Carte des exploitations et du potentiel minier de Guyane en 2017. © BRGM

  • Sur la Nouvelle-Calédonie ;

Carte des exploitations et du potentiel minier de Nouvelle-Calédonie en 2017. © BRGM

Carte des exploitations et du potentiel minier de Nouvelle-Calédonie en 2017. © BRGM

  • Et inventaire des gîtes minéraux.

Carte des gites minéraux en France identifiant le potentiel de ressources minières non énergétiques

Carte des gites minéraux en France identifiant le potentiel de ressources minières non énergétiques. © BRGM

Inventaire des usines de production de métaux et de transformation :

  • Enquête auprès de la profession via les fédérations professionnelles (A3M, Aluminium France et CSF) ;
  • Classification en fonction de la substance minérale traitée.

 Carte des mines et des usines de transformation métallique et de sels en France métropolitaine en 2017. © BRGM

Carte des mines et des usines de transformation métallique et de sels en France métropolitaine en 2017. © BRGM

Identification des principaux usages des substances extraites et/ou transformées sur le territoire national :

Représentation simplifiée des principales substances minières produites et transformées en France. © BRGM

Représentation simplifiée des principales substances minières produites et transformées en France. © BRGM

Résultats obtenus

La carte « Extraction et production de métaux et de sel – France 2017 » ainsi produite illustre le potentiel minier non énergétique. L’ensemble des sites d’extraction de substances minières en métropole (sel, bauxite et calcaires bitumineux), Nouvelle–Calédonie (nickel) et Guyane (or) y est localisé. Cette carte présente également les sites métallurgiques de production de métaux à partir de minerais et/ou de déchets.

Téléchargeable sur Minéralinfo, cette carte des sites d’extraction et de production de sel et de métaux en France a été présentée pour la première fois à l’occasion du Congrès de l’Industrie Minérale, qui s’est tenu à Metz du 17 au 20 octobre 2017, par la Société de l’Industrie Minérale (SIM), le BRGM, l’Alliance des Minerais, Minéraux et Métaux (A3M), le Comité des Salines de France, France Aluminium et les ministères de la Transition écologique et solidaire et de l’Economie et des Finances.

En 2017, l’exploitation minière en métropole concerne principalement le sel (une quinzaine de mines actives), une mine de calcaires bitumineux et deux mines de bauxite (utilisée pour des applications cimentières).

En France, les filières métallurgiques ont conservé un tissu industriel dynamique tant pour la production des métaux de base (14,4 millions de tonnes d’acier et 920 mille tonnes d’aluminium produites en 2016), que dans celle du cuivre, du plomb, du zinc et des métaux aux applications plus “technologiques” (nickel, cobalt, chrome, titane, indium, lithium, etc.).

Selon les cas, ces métaux sont produits à partir de minerais et/ou de déchets. Le recyclage des métaux est largement répandu, favorisé par la conservation de leurs propriétés après recyclage. Le recyclage de l’acier des véhicules hors d’usage avoisine par exemple les 100% : tout l’aluminium collecté est aujourd’hui recyclé et 75% de l’aluminium produit est toujours en cours d’utilisation. Beaucoup d’autres métaux sont également recyclés en France (plomb, zinc, titane, indium, métaux précieux, etc.).

L’industrie minière et métallurgique est une industrie innovante, fortement impliquée pour répondre aux enjeux environnementaux et sociétaux. Ainsi, au sein de ses centres de recherche et développement et au travers de partenariats avec les secteurs public et privé, elle améliore constamment ses procédés de fabrication et les performances des matériaux. C’est un paramètre essentiel de la transition écologique : allègement des véhicules, réduction de l’empreinte environnementale des bâtiments.

Le sel extrait du sous-sol métropolitain alimente quant à lui de nombreuses filières industrielles pour la production de carbonate et de bicarbonate de sodium (fabrication de verre, détergents, comprimés effervescents et dépollution des fumées des incinérateurs), de soude caustique (fabrication de savons, lessives, détergents, papiers, métallurgie et colorants) ou encore de chlore (matière première pour l’industrie du plastique PVC et servant à fabriquer des produits désinfectants et blanchissants). Il intervient également dans des applications pharmaceutiques et de santé spécifiques, ainsi que dans le déneigement des routes, l’adoucissement de l’eau, l’agroalimentaire ou encore l’agriculture (alimentation animale et conservation des fourrages).

Partenaires

Bureau de la politique des ressources minérales non énergétiques de la Direction de l’Eau et de la biodiversité du Ministère de la transition écologique et solidaire.

Société de l’Industrie Minérale (SIM)

Fédérations professionnelles : A3M, Aluminium France et Comité des Salines de France (CSF)