OneWater - Eau Bien Commun est un programme national de recherche et d’innovation qui vise à reconnaître l’eau comme un bien commun. Co-piloté par le BRGM avec le CNRS et INRAE, ce PEPR exploratoire a été lancé le 16 mars 2022. Doté d’un budget de 53 millions d’euros sur 10 ans, il est financé par le quatrième programme d’investissements d’avenir (PIA4) du plan France 2030.
15 avril 2022
Logo du programme OneWater. Logo du programme OneWater.

Logo du programme OneWater.

© OneWater

Un contexte environnemental, social et politique propice à OneWater

Avec le changement global, les pressions naturelles et anthropiques sur les ressources en eau sont exacerbées et deviennent un défi majeur pour nos sociétés au 21e siècle : il est urgent d’agir maintenant et à tous les niveaux.

L’eau est un bien commun indispensable à la vie et au développement socio-économique. Elle est une ressource, un milieu vivant, un élément vital tant pour la régulation du climat, le fonctionnement des écosystèmes et le développement humain.

La France a été pionnière dans le monde pour la mise en place d’une gouvernance par bassin hydrographique, mais le postulat que tout pouvait être résolu à l’échelle du bassin s’érode. Le global rattrape le local et de nouveaux questionnements apparaissent. Ces défis doivent être pris en charge par des approches plus intégrées, systémiques, multi-acteurs pour co-construire des solutions adaptées à des réalités contrastées.

Le programme OneWater-Eau Bien Commun, co-piloté par le BRGM avec le CNRS et INRAE, est l’un des 4 PEPR exploratoires sélectionnés par le Gouvernement lors du premier tour de l’appel à projets "Programmes et équipements de recherche prioritaires" (PEPR). Sur une période de 10 ans, ce programme vise à changer de paradigme en plaçant l’eau comme bien commun, élément central des socio-écosystèmes soumis à des forçages climatiques et anthropiques.

OneWater, un PEPR exploratoire du plan Investissements d’Avenir (PIA4)

Les programmes et équipements prioritaires de recherche (PEPR) ont la vocation de construire ou consolider un leadership français dans des domaines scientifiques considérés comme prioritaires aux niveaux national ou européen et liés à une transformation de grande ampleur. Les PEPR "exploratoires" visent des secteurs en émergence avec des travaux de recherche dont les domaines d'application peuvent relever encore d'hypothèses de travail. Il s'agit d'explorer des champs scientifiques dont les retombées espérées peuvent être multiples.

OneWater : six grands défis scientifiques et techniques pour accompagner la transition​​​​​

  • Améliorer les connaissances sur les variabilités passées et futures des ressources en eau en s’appuyant sur les observations et les modélisations hydroclimatiques.
  • Pour comprendre et modéliser les rétroactions naturelles et anthropogéniques sur le cycle de l’eau.
  • Réanalyser les trajectoires hydroclimatiques depuis le 20e siècle en intégrant les usages et les pressions.
  • Développer des prévisions saisonnières à décennales.
  • Évaluer des scénarios d’adaptation sur la base de solutions proposées dans le défi 4.
  • Appliquer de manière universelle le concept d’empreinte eau aux éléments biogéochimiques, pour différencier les effets combinés des processus naturels et anthropiques liés à la qualité de l’eau et à sa quantité.
  • Pour Conceptualiser l’empreinte eau comme une pression déterminante sur la qualité et la quantité d’eau.
  • Quantifier l’évolution et la transformation de cette empreinte.
  • Générer des mesures appropriées et déployables.
  • Analyser les évolutions de l’impact des réponses.
  • Favoriser une transition allant d’une approche répressive, liée à des seuils réglementaires, vers une co-construction d’objectifs basés sur des analyses de tendances, pour mieux comprendre les fonctionnements et les trajectoires des socio-hydrosystèmes.
  • Pour Quantifier les temps de réponses des hydrosystèmes aux contraintes climatiques et anthropiques.
  • Déterminer les réponses des variabilités spatio-temporelles aux changements d’échelles.
  • Distinguer les effets cumulés des impacts sur le fonctionnement écologique et la biodiversité des hydrosystèmes.
  • Favoriser les compromis entre les besoins humains et les ressources, en quantité et qualité, pour s’assurer de l'adaptabilité et la résilience des socio-hydrosystèmes.
  • Pour identifier les conditions clefs de l’adaptabilité et de la résilience.
  • Caractériser les barrières et leviers pour promouvoir une utilisation parcimonieuse et optimale de la ressource, incluant l’économie circulaire.
  • Déterminer des solutions viables, équitables et soutenables.
  • Développer une gestion renouvelée des ressources en eau et de leurs usages en réinterrogeant les modèles et systèmes établis pour les faire évoluer.
  • Pour Co-produire des modèles de gouvernance innovant considérant l’eau comme un bien commun.
  • Développer des outils et approches originales pour une transition socio-écologique incluant les différents usages et systèmes de protections des ressources en eau.
  • S’appuyer sur la science de la durabilité pour un vrai changement de paradigme.
  • Supporter les stratégies et prises de décision par de la connaissance à travers l’organisation et le partage de données issues de différentes sources.
  • Pour s’Appuyer sur les connaissances acquises, les réinterroger et en promouvoir de nouvelles le cas échéant.
  • Soutenir l’appropriation de données et de services par les différents acteurs (du scientifique au gestionnaire…).
  • Rendre les données faciles à trouver, accessibles, interopérables et réutilisables (FAIR).
  • Proposer une plateforme unique dédiée aux données “eau”.
Schéma du concept de OneWater Schéma du concept de OneWater

Schéma du concept de OneWater.

© OneWater

Impacts de OneWater

Transformant, ce programme aura des impacts directs et significatifs sur le développement des sociétés et des territoires :

  • Socio-économiques : accompagnement des acteurs dans la transformation de leurs pratiques avec des solutions innovantes, déploiement de l’économie circulaire.
  • Environnementaux : solutions d’adaptation, préservant la biodiversité et les écosystèmes aquatiques, et alertant sur les pollutions et les risques sur les ressources.
  • Sanitaires et sociaux : amélioration de la qualité de vie et de la santé des populations, accès à une eau de qualité et à l’assainissement.
  • Socio-culturels : évolution des pratiques via l’intégration des valeurs de l’eau, le développement d’outils intégrés pour la gestion des données et des traitements pour une approche holistique, priorité des politiques sectorielles à court, moyen et long termes.
  • Scientifiques : reconnaissance internationale, support aux secteurs socio-économiques et aux actions européennes, émergence d’une plateforme virtuelle de l’eau.

Modalités d’implémentation

OneWater propose une stratégie nationale (Métropole, outre-mer) adaptée aux besoins du vivant et des usagers de l’eau associant le secteur de l’eau et les acteurs des territoires, afin de consolider le leadership mondial Français. Il permet de financer une recherche innovante et structurante pour renforcer les dialogues interdisciplinaires et multi-acteurs, grâce à différents outils :

  • Appels à projets ouverts à toute la communauté scientifique française, pour stimuler de nouvelles approches et collaborations transdisciplinaires et lever les verrous liés aux défis et à leurs interactions :
    1. Appels à projets par défis et inter-défis.
    2. Appels spécifiques inter-défis pour accompagner les transitions : “Wall-free Labs” qui mobilisent des “grappes” de chercheurs, dont des doctorants et post-doctorants, issus de disciplines complémentaires, pour développer des approches intégrées et systémiques autour d’un enjeu complexe partagé.
  • Projets dédiés sur des sujets considérés comme prioritaires pour structurer des outils communs, pratiques et développer des protocoles partageables au plus grand nombre. Mis en place au début du programme, ces projets s'appuient sur des équipes opérationnelles impliquées dans le programme (ex. actions de démonstration, développement d’outils en cours de maturation, début de structuration des données pour créer la plateforme virtuelle OneWater...).
  • Equipements pour 1) compléter l’existant et répondre aux nouveaux enjeux soulevés ; 2) disposer de la capacité de stockage suffisante pour la plateforme de données One Water tout en limitant son empreinte environnementale.
  • Actions d’éducation par la recherche pour former et organiser une génération d’étudiants “OneWater” ayant acquis une expertise disciplinaire et une culture interdisciplinaire fortes, accompagnées par des écoles partagées chercheurs-acteurs, pour des approches intégrées avec de nouveaux outils.
  • Actions aux échelles nationale, européenne et internationale associées à des initiatives existantes pour promouvoir la démarche du programme, faire effet levier et accroître sa visibilité.

Gouvernance

Le CNRS, le BRGM et INRAE co-portent OneWater et s’appuient sur des partenaires aux compétences complémentaires et reconnues. Ils seront représentés dans le comité stratégique institutionnel, en lien avec les trois pilotes institutionnels. L’équipe des trois co-directeurs s’appuie aussi sur un comité de programme organisé autour des défis, un comité scientifique international et un Think Tank composé de représentants des parties prenantes pour répondre à ces enjeux majeurs et généraliser la notion d’eau comme bien commun.

Partenaires

Pilotes du projet

Autres partenaires

Vue rapprochée d'une cascade, Italie Vue rapprochée d'une cascade, Italie

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OneWater : premier appel à projets du PEPR - Webinaire du 23 mai 2022

Le programme PEPR OneWater – Eau Bien Commun, programme national de recherche et d’innovation sur l’eau co-piloté par le BRGM avec le CNRS et INRAE, a lancé en mai 2022 son premier appel à projets. Un webinaire de présentation et d’information était organisé le 23 mai 2022. Découvrez le replay.

© BRGM

Bonjour à tous. Merci de vous être rendus disponibles et de manifester cet intérêt que vous avez par rapport au programme OneWater. C'est avec plaisir que Dominique Darmendrail, Thibault Datry et moi-même allons vous présenter cet appel à projet, le premier appel à projet de ce programme qui va durer pendant 10 ans, et pour lequel nous espérons qu'il répondra à un certain nombre d'enjeux académiques et environnementaux et qu'il va mobiliser l'ensemble de la communauté. Aujourd'hui, il y avait plus de 220 personnes inscrites. Vous êtes pour l'instant 146 connectés. Ce qui montre tout l'intérêt que l'on porte à ce programme. La façon dont nous allons procéder, on va utiliser le tchat pour exprimer les questions, que nous allons suivre. Dans un premier temps, nous allons vous présenter le programme et surtout l'appel à projet dans son contenu, son processus et le processus d'application, à la suite de quoi il y aura largement le temps pour échanger et répondre aux différentes questions qui seraient les vôtres, où éclaircir par rapport aux différents éléments qui sont inscrits dans l'appel à projet. Sachant que c'est ce document écrit qui fait froid... qui fait "foi", qui ne fait pas "froid" ! Voilà. Donc le programme OneWater a été lancé le 16 mars dans un kickoff. Et donc c'est un programme, un PEPR exploratoire, relevant du PIA 4, avec trois copilotes, le CNRS, le BRGM et l'Inrae, et une dizaine de partenaires dont vous voyez les logos présentés dessous. Donc... L'objectif étant, dans le cadre de ce programme, de concerner l'ensemble de la communauté, quelle que soit l'appartenance académique. On va préciser qui est éligible, mais ça concerne l'ensemble de la communauté française des établissements supérieurs de la recherche et de l'enseignement supérieur. Pourquoi ce programme OneWater ? C'est un programme de recherche et d'innovation, national et exploratoire, qui vise à mesurer les impacts sur les socio-hydrosystèmes des changements globaux que nous vivons aujourd'hui. La période de sécheresse et les différentes... À la fois ce qu'on vit aujourd'hui et les prévisions pour l'été sont une expression directe des besoins et de la nécessité de prendre en compte ces transformations, ces périodes qui ne sont plus comme d'habitude, et qui nécessitent d'appréhender les choses différemment. Ce programme, c'est une opportunité. une opportunité pour répondre aux défis actuels et futurs et reconnaître l'eau non plus "au service de" mais pour ce qu'elle est : une eau comme un bien commun, qui a été reconnue il y a déjà quelques années mais qui, dans les faits, nécessite d'être réappropriée sous cette forme-là de "commun", en partage pour les uns et les autres, les usages et les services, en fonction de sa disponibilité et de sa qualité, une ressource rare à préserver. C'est un programme exploratoire qui vise une phase d'accélération dans le futur, mais ça, on verra dans 10 ans comment chacun se sera emparé des enjeux portés dans le cadre de ce programme et quel effet de transformation a été en capacité, tous ensemble, de réaliser en lien avec les acteurs et les parties prenantes. On évoquait les enjeux et impacts du changement global et des réalités globales. Ce dont on se rend compte, c'est qu'il y a à la fois ces problématiques globales liées aux changements globaux qui posent des questions sur la disponibilité et la qualité de l'eau à travers l'ensemble des réservoirs classiques mais aussi tout au long du continuum terre-mer et dans l'interface entre les différents compartiments, compte tenu de phénomènes parfois nouveaux et extrêmes qui... avec lesquels il faut composer, auxquels il faut s'adapter, dans des temporalités plus ou moins longues. Et ça, on le voit. D'autant plus qu'il y a un certain nombre de pressions anthropiques qui impactent directement cette ressource en termes de prélèvement sur la ressource mais aussi d'impact des densités de population, notamment, de besoins de prélèvements et d'impact sur la qualité de l'eau et par la force des choses, une dégradation éventuellement des fonctions de l'eau, mais également des écosystèmes de la biodiversité aquatique et terrestre et si on n'a pas un milieu en bonne santé, cela va avoir des conséquences directes sur la santé humaine et le bien-être des populations. Il s'agit par conséquent de réfléchir aux modes de gestion et d'adaptation pour un partage de cette ressource de façon viable, équitable et soutenable et qui visent à intégrer la diversité des contextes dans des territoires singuliers, avec des réalités d'usage et de disponibilités spécifiques, et cela en lien avec des réglementations plus globales... pour justement une adaptation fine à un certain nombre d'enjeux. Donc on a eu cette loi sur l'eau de 1964 qui a permis à une gestion de l'eau par bassin avec un processus partagé et extrêmement intéressant qui a permis d'impliquer un certain nombre d'acteurs pour la gestion de la ressource. Mais au regard des changements globaux et de l'accélération d'un nombre de phénomènes, il s'agit d'envisager les choses de façon différente et de voir dans quelle mesure on peut venir en appui et accompagner la transition pour une gestion de l'eau pour les années à venir. Et c'est dans ces contextes-là que nous avons rédigé ce programme et qu'il est organisé en six défis, que Thibault va vous présenter. Je vais y passer succinctement, mais je vous présente les défis. Les critères sont construits autour de défis qu'on pourrait appeler packages. Certains collègues dans les filières les ont appelés packages parce qu'ils ont des liens, des ponts et des interfaces entre eux. Le premier défi, c'est d'anticiper l'évolution de la ressource pour permettre l'adaptation. Le 2e défi, c'est de développer une empreinte eau des processus environnementaux et activités humaines, au-delà de l'empreinte eau quantitative pour inclure des aspect qualitatifs. Le 3e défi est de développer l'eau comme une sentinelle de la santé, de l'environnement et des sociétés humaines le long du continuum terre-mer. Le 4e défi, il est de proposer des solutions durables, équitables, pour promouvoir l'adaptabilité et la résilience des socio-écosystèmes. Et on a 2 défis transverses, qui vont alimenter les 4 défis que je viens de présenter : accompagner la transition vers une nouvelle gouvernance des ressources pour une société plus durable et résiliente et enfin, de partager les données produites par beaucoup d'acteurs sur l'eau pour améliorer la connaissance et l'action. Thibault ? Excuse-moi, c'est Nolwenn. On semble avoir des connexions internet un peu limitées. Je préconise que tout le monde éteigne les caméras s'il te plaît. D'accord. Merci. Je te laisse la parole. Je ferme la caméra aussi ? OK. Donc... Pour relever ces six défis, OneWater dispose de plusieurs outils dont l'appel ouvert qu'on vous présente aujourd'hui, mais aussi des projets ciblés présentés pour le kickoff et que je vais représenter rapidement, ainsi que des appels Wall Free Labs qu'on va vous présenter. Les contours de ces projets ciblés, les contours scientifiques et de consortium, le partenariat était relativement dur à identifier pour la rédaction de la proposition. Donc ces choses vont démarrer assez rapidement. C'est en cours de finalisation. Ils viennent évidemment en complément des futurs projets sélectionnés. Le premier projet ciblé consiste à revoir l'estimation passée de la ressource en France et sa prévision à l'échelle saisonnière pour mieux connaître la variabilité de la ressource, les conditions d'occurrence des phénomènes extrêmes, - crues, sécheresses, assèchements - et donc mieux anticiper les situations à risque. Le 2e projet ciblé, en s'appuyant sur la notion d'empreinte quantitative de l'eau, va définir un concept d'empreinte exhaustive de l'eau, qui intègre l'ensemble de ces dimensions et permettant de relier, par une approche compréhensive, les forçages sur la ressource. J'espère que ça va, le son. Et les impacts sur la qualité de l'eau, des milieux et de la santé des écosystèmes jusqu'aux impacts sur la société et la santé. L'enjeu est de dépasser les approches corrélatives pour proposer une démarche mécaniste basée sur des processus de transfert, la réactivité des éléments biochimiques, les contaminants induits par les activités anthropiques ainsi que leurs interactions avec les écosystèmes et à terme de revisiter les approches et les métriques utilisées dans le cadre de la directive-cadre européenne. Le 3e projet ciblé consiste à réfléchir à la mise en place de méthodes et des procédures pour collecter, archiver, conserver et rendre disponibles des échantillons d'eau et leurs analyses pour les différents acteurs de l'eau et les générations futures. Ces échantillons pourront être réanalysés ultérieurement avec des méthodes nouvelles chimiques, physiques, biologiques, biochimiques et statistiques. Le projet pourrait aboutir à un cahier des charges pour réaliser une Aquathèque, un musée national, avec un mode de fonctionnement pérenne et un modèle économique durable. Le 4e projet ciblé a pour objectif de tester des solutions, qu'elles soient fondée sur la nature, techniques, technologiques, liées à l'économie circulaire ou à des modes de gouvernance pour promouvoir l'adaptabilité et la résilience des socio-hydrosystèmes. Pour cela, il faut identifier des dispositifs, que ce soit des Living Labs, des réseaux, des ateliers, des observatoires, des plateformes expérimentales, des sites pour tester des métriques, des modèles, des approches et des outils développés dans les autres projets ciblés. Le 5e projet ciblé, il s'agit de générer de façon transdisciplinaire les bases pour l'émergence de modes originaux de gouvernance de l'eau en considérant l'eau, ses usages, ses services et ses fonctions dans une approche holistique, interbassin, transfrontalière, intersectorielle et comparative en discutant des apports, des sciences, de la durabilité et de la coproduction de connaissances impliquant l'ensemble des parties prenantes. Le 6e projet s'agit de fournir les moyens pour partager l'accès aux données aux pertinents pour adresser les défis eaux, notamment les 6 défis OneWater. Les besoins sont importants, du fait de la diversité des types de données produites, des méthodes de traitement, y compris les codes et modèles, et des sources de production. Le 7e projet ciblé consiste à pouvoir utiliser les observatoires à long terme, les Living Labs, donc le réseau des zones ateliers, les observatoires, les OHM, etc, mis en place depuis 40 ans en France pour certains, dans différents contextes géographiques, géologiques, climatiques et socio-économiques du territoire français pour développer, tester et valider ensemble cette co-construction d'approches, multi-acteurs intégrés. Et enfin, un dernier projet qui n'est pas listé qui consiste à fournir l'équipement nécessaire aux différents projets ciblés et pour répondre aux différents défis du programme. Je passe la main à Dominique. Bonjour à toutes et à tous. Eh bien Thibault a commencé à l'évoquer, cet appel à projet en fait est une des modalités d'intervention du programme OneWater et vous avez sur la présentation le timing des différentes actions en fonction de ces grandes modalités d'intervention. Donc, vous voyez, c'est ce premier Défis et Inter-défis, appel 2022, qui sera complété dans le futur par trois autres appels, un autre Défis et Inter-défis, mais surtout d'une 2e modalité d'intervention des Wall Free Labs, à savoir des clusters de jeunes chercheurs post-doc/thésards qui iront travailler sur des sujets qui auront été prédéfinis et qui permettront d'aller regarder les questions scientifiques autour de ce sujet via différents points de vue, différentes approches possibles. Thibault vous a présenté les projets ciblés qui vont avoir une période de vie d'une dizaine d'années et qui, après leur déploiement, auront des boucles de rétroaction afin de nous permettre de co-construire un certain nombre de réponses. On envisagé aussi d'avoir des journées d'échange régulières, donc annuelles, voire des conférences nationales et internationales avec les des phasages un peu plus lâches en biannuel et deux conférences internationales qui vont nous permettre de présenter et d'échanger avec l'ensemble des communautés impliquées sur ce qu'on aura pu faire au travers du programme, y compris d'actions qui pourraient être complémentaires, avec différents partenaires. On envisagé aussi donc des actions de formation, l'idée étant de former par la recherche. Donc effectivement de cibler les jeunes chercheurs mais aussi de pouvoir transférer un certain nombre des nouveautés, des innovations, à d'autres acteurs, notamment les acteurs du monde socio-économique qui auront un rôle à jouer aussi, ne serait-ce que pour l'appropriation de ces nouvelles solutions et de pouvoir les mettre en œuvre ultérieurement. Et puis, comme souvent, Agathe l'a évoqué au début, et bien on est dans une phase de coopération un peu plus large avec un conseil scientifique international que l'on a déjà identifié et qu'on mettra en place à l'automne prochain. La mise en place aussi d'un think tank qui aura plutôt une interaction au niveau du territoire national et qui va nous permettre d'interagir avec les acteurs différents, qu'ils puissent discuter avec nous des besoins et des réalités de terrain. Et comme tout programme, on aura des échanges de collaboration au niveau européen et international. Alors, cet appel... Donc ce premier appel Défis et Inter-défis de One water, comme Agathe le disait, est ouvert à tout établissement d'enseignement supérieur et/ou de recherche français. On l'a annoncé lors du lancement du programme le 16 mars dernier officiellement. Les éléments ont été publiés le 5 mai. Et donc, ce webinaire se situe avant la deadline du dépôt de la lettre d'intention qui est fixé au 28 juin 2022, donc dans quelques semaines, à 11h du matin. À la suite de ça, nous ferons un retour vers différents porteurs et ce retour sera organisé après échange entre les co-directeurs et l'ANR et nous proposons de vous retourner un certain nombre d'éléments d'information fin juillet 2022. L'objectif étant d'avoir des propositions détaillées tel que vous avez pu le lire dans l'appel pour le 13 décembre 2022, à 11h. Cette période est assez longue afin de vous permettre d'échanger et de co-construire des projets avec l'ensemble des parties qui seront donc pressenties pour chacune de ces propositions détaillées. Compte tenu du dispositif, une lettre d'intention et puis des propositions détaillées, on sera amenés à proposer des webinaires de co-construction de projets en fin d'été ou début de l'automne prochain. Les propositions détaillées seront alors évaluées par un jury international totalement indépendant qui fera une évaluation sur les critères que l'on présentera après et qui vous permettra d'avoir une liste de priorité qui nous sera communiquée et que nous échangerons avec l'ANR et le SGPI pour faire une annonce et lancer les projets sélectionnés dans le cadre du premier trimestre 2023. Agathe, je te passe la main. Merci. Donc un peu plus de précisions à présent sur cet appel. Donc, c'est un appel Défis et Inter-défis, ça a été évoqué, et il vient répondre aux objectifs de OneWater dans la structuration même de ce programme. C'est un programme exploratoire, donc il ne s'agit pas de refaire ce qui peut être fait ailleurs dans le cadre d'ANRs classiques ou dans le cadre de réponses à des appels sur Horizon Europe, il s'agit d'avoir une approche originale, innovante, transformante pour essayer justement de changer de paradigme et de proposer un certain nombre d'actions qu'on n'oserait pas forcément déposer dans d'autres appels. Qui cela concerne-t-il prioritairement ? Donc c'est un appel à un Programme et équipements prioritaires de recherche exploratoire qui concerne les établissements de recherche et d'enseignement supérieur. Et donc, il s'agit d'élaborer un consortium composé d'un minimum de 3 établissements français d'enseignement et/ou de recherche. Et il est possible d'y associer des partenaires. En revanche, ces partenaires, qui peuvent être des collectivités territoriales, des ONG, des acteurs du monde socio-économique, qu'ils soient français ou étrangers, ne peuvent pas bénéficier des financements de ce PEPR. Mais c'est possible, dans le cadre de partenariats, à élaborer et de collaborations à mettre en place ou à renforcer sous des formes différentes. Chaque projet pourra être dans une fourchette entre 800 000 et 1,5 millions euros d'aide. Évidemment, ça correspond à un règlement spécifique qui relève du règlement financier du Programme d'investissement d'avenir 4 pour les PEPR Exploratoires. Il y a tous les éléments sur le site de l'ANR. Il faut savoir que dans le cadre de ce programme, les appels à projets relatifs aux Défis et Inter-défis sont à peu près de 8 millions et chaque projet dure jusqu'à 4 ans, L'idée étant de faire deux vagues de ce type d'appel. Alors, la question est de se dire : "Comment soumettre ?" En plusieurs étapes : D'abord, une lettre d'intention, ça a été évoqué par Dominique, pour faire émerger des questions de recherche, tester l'innovation, des façons de construire cette recherche d'associer des équipes qui n'avaient pas forcément l'habitude de travailler ensemble, d'envisager des méthodes renouvelées, de construire de nouvelles équipes mobilisant un certain nombre de disciplines, de compétences, de méthodologie, d'instrumentation... Le champ est complètement libre. Cette lettre d'intention ne doit pas être supérieure à 5 pages. Ça nécessite donc d'être extrêmement précis, selon un template qui est disponible. La lettre d'intention doit être remise d'ici le 28 juin 2022 à 11h sur le site de l'ANR. Donc si vous nous envoyez les informations de façon indépendante, nous ne pourrons pas les considérer si elles ne sont pas... Nous ne prendrons en considération que ce qui reviendra de l'ANR. Une fois que nous aurons collecté l'ensemble des lettres d'intention, nous allons les examiner et proposer, lorsque cela est pertinent, des regroupements et constructions de consortiums autour de thématiques partagées. Et nous vous transmettrons les résultats fin juillet 2022. Et en gros, c'est le feu vert nécessaire pour commencer la rédaction du projet en tant que tel qui doit être constitué d'un document scientifique de 15 pages, plus 10 pages d'annexes si c'est nécessaire, et d'une annexe financière relatifs au templates qui sont envoyés directement sur le site de l'ANR. Chacun des projets devra être soumis impérativement avant le 13 décembre 2022 à l'ANR. Vous avez l'habitude de déposer, donc on est tout à fait dans ce registre-là. Pourquoi une soumission en deux temps ? En fait, il y a ce programme, avec un certain nombre d'enjeux, qui a mobilisé une grande partie de la communauté française, mais pas tout le monde, avec un certain nombre de questions scientifiques qui peuvent se poser et qui peuvent émerger et donc en s'inscrivant dans la logique et dans les intentions de OneWater, il s'agit d'identifier les forces de recherche qui sont susceptibles et qui ont envie de se mobiliser sur les différentes questions scientifiques déjà identifiées mais qui peuvent être plus approfondies autour des 6 défis de OneWater... de soulever une nouvelle question et justement, s'inscrire dans une démarche d'originalité. Ne pas refaire ce qu'on connaît déjà, ne pas refaire de la même manière, et essayer de changer d'état d'esprit dans la construction même des projets, et c'est pour ça qu'on vous laisse du temps pour voir s'il n'y aurait pas d'autres choses qui pourraient être engagées pour être lancées. L'objectif étant à la fois de contribuer à la production de connaissances, pour alimenter les défis, en complément de ce qui est déjà proposé dans les projets ciblés dont vous avez un résumé dans l'appel. Il s'agit de faire émerger et de créer de nouveaux consortia pour lever des verrous, pour créer une nouvelle dynamique, et accompagner la co-construction d'une résilience qui est absolument nécessaire à la gestion de l'eau en France. Il s'agit de favoriser aussi, lorsque cela est pertinent, des collaborations et des partenariats entre des équipes de recherche et des porteurs d'enjeux, dans une logique de sciences en société pour participer à cet accompagnement de la transition. Donc je passe la parole... À Thibault. C'est à qui ? À Dominique ? - Non, c'est à Thibault - Thibault, pardon. Pas de souci. J'en profite au passage... Je sais pas si vous m'entendez mieux, il y a des orages. C'est une mauvaise nouvelle pour comprendre ce qu'on dit, mais pas pour les nappes phréatiques et les rivières. J'espère que ça va mieux. L'orage est passé chez moi. Au niveau des attendus de l'appel, tout d'abord, pour la lettre d'intention... Comme expliquait Agathe, l'idée est vraiment de décrire les enjeux et concepts scientifiques qui sont proposés par rapport aux objectifs et aux périmètres du programme OneWater en s'articulant autour d'un ou de plusieurs défis et en ciblant les thématiques prioritaires proposées dans l'appel. Il s'agit aussi de présenter la qualité et la crédibilité. Pourquoi ce consortium ? Quelle complémentarité ? Et cetera. Au regard des enjeux du projet en appui au programme OneWater. Il s'agit également de préciser comment le projet va contribuer au programme OneWater et à ses impacts en termes d'actions de valorisation, place de la formation par la recherche, implication des porteurs d'enjeux, etc. Et j'en profite pour rappeler les impacts recherchés qui sont dans la proposition soumise. On les avait présentées au kickoff. Il y a des impacts socio-économiques et accompagnement des acteurs dans la transformation de leurs pratiques avec des solutions innovantes, déploiement d'économie circulaire, des impacts environnementaux, des solutions d'adaptation, une alerte sur les pollutions et les risques, préserver la biodiversité et un bon fonctionnement des socio-écosystèmes, des impacts sanitaires et sociaux, améliorer la qualité de vie et la santé des populations, l'accès à une eau de qualité et à l'assainissement, des impacts socioculturels, évolution des pratiques via l'intégration des valeurs de l'eau, le développement d'outils intégrés pour la gestion des données, des traitements pour une approche holistique, une priorité des politiques sectorielles à court terme ou à long terme. Et enfin, scientifique, c'est à dire une reconnaissance internationale, un support au secteur socio-économique et aux actions européennes. Alors... Il n'y a pas de son ? Est-ce que c'est simplement...? - Non, il y a le son. - Alors je continue. J'avais peur qu'il y a un orage qui... Alors pour les critères d'évaluation, pour la proposition de projets, détailler, dans la 2e phase, s'appuyer le plus possible sur les dispositifs existants, que ce soient des observatoires, des infrastructures de recherche ou des plateformes d'expérimentation, pour tester les approches tout en capitalisant sur les observations de longue durée. On est sur un programme de 10 ans, énormément de travail a été fait sur l'eau en amont, ça serait dommage de se priver de ces connaissances et de ces données d'observations passées, il faudra intégrer le partage des données, comme à l'image de tout projet européen aujourd'hui. Les données doivent être... C'est de la science ouverte. Donc les données, résultats et connaissances doivent être mises à disposition de la communauté. On s'engagera aussi à participer aux événements scientifiques organisés par le programme OneWater. Dominique a présenté plusieurs outils d'implémentation avec les rencontres annuelles, des conférences nationales et internationales. Il faudra respecter les règles sur la parité et la diversité des générations, les règles d'éthique et les conventions variées applicables au projet de recherche. Je pense notamment, en tant que biologiste, à la convention de Nagoya sur l'utilisation des ressources biologiques et génétiques. Et puis, comme pour un projet européen, on demandera aux consortia retenus, enfin, c'est l'ANR qui demandera, de rédiger un accord de consortium avec l'ensemble des partenaires impliqués. Et je laisse la main à... Agathe ? - Non, à moi. - À Dominique. C'est à Dominique. Bien, je vais rentrer un peu dans le détail de ces différentes phases pour ces critères d'évaluation. Excusez-moi, parce que je suis pas sûre que vous avez vu... Donc, l'évaluation, telle qu'on l'envisage, vient après la lettre d'intention qui est à soumettre au 28 juin. Il ne s'agit pas vraiment d'une étape 1 classique, telle que vous la connaissez dans différents appels à projets, puisque nous allons, donc les trois co-directeurs et l'ANR, nous assurer de la pertinence de la proposition par rapport aux objectifs et aux périmètres de OneWater. Et on va regarder la qualité et la complémentarité du consortium par rapport aux questions qui sont présentées et qui veulent être traitées dans cette proposition. Et effectivement, est-ce qu'il permettra de répondre aux enjeux ciblés ? Vous avez déjà entendu dire que pour un certain nombre de ces questions de recherche on pourra avoir besoin d'avoir accès à des terrains de jeux et il est notamment proposé de pouvoir faire appel à des sites, à des infrastructures de recherche ou sites expérimentaux qui vont permettre de venir tester ces questions scientifiques sur des terrains, notamment, et bénéficier de tous leurs apports : les équipements mais aussi les données dont ils peuvent disposer par le passé. On va s'assurer aussi que les équipes et les questions posées sont bien au bénéfice du territoire français, en métropole et/ou dans les territoires ultramarins, puisque c'est l'objet du PEPR Exploratoire. Et comme je l'évoquais tout à l'heure, on regardera aussi la place de la formation par la recherche pour les jeunes chercheurs : quelle est cette place dans la proposition ? Dans un certain nombre de cas, il pourrait être pertinent de faire appel à des porteurs d'enjeux, qu'il s'agisse d'agences, par exemple l'Agence de l'eau, des collectivités ou des entreprises, qui peuvent être amenées à intervenir "classiquement", j'allais dire, pour pouvoir répondre à ces enjeux, bien qu'ils ne soient pas éligibles, au financement direct. Leur implication est tout à fait possible. On y reviendra par la suite. À l'étape 2, c'est à dire lors des propositions détaillées, on rentre dans une mécanique que vous connaissez un peu mieux, à savoir que l'on va regarder les trois critères traditionnels : l'excellence et l'ambition scientifique. À nouveau, on regardera la pertinence du projet par rapport aux objectifs de OneWater. On regardera comment des approches intégratrices et comment donc la pluridisciplinarité et la transdisciplinarité seront appliquées et quelle est la diversité de ces compétences lorsque c'est effectivement pertinent. La clarté des objectifs et des hypothèses de recherche, c'est assez classique. Mais à nouveau, comme le disait Agathe, comme on souhaite des projets innovants, ambitieux et originaux, on regardera comment ils se situent par rapport à ça et quelle est la rupture méthodologique où conceptuelle par rapport à l'état de l'art. La pertinence de la méthodologie et puis la contribution scientifique, telle qu'on l'a présentée initialement, ce fameux changement de paradigme pour une eau bien commun. C'est assez classique comme critère par rapport à l'excellence scientifique, avec l'intégration dans le système de programme OneWater. Pour le point suivant... vous verrez aussi que l'on regardera... Attendez, je vais rebasculer sur la précédente. C'est un des points importants, mais vous aurez aussi des critères liés à l'impact et à la forme d'implémentation de la proposition, tel qu'on a l'habitude de le voir dans d'autres appels. Et pour ce qui est de l'impact, un des points importants, c'est effectivement de pouvoir regarder s'il y a lieu ou non d'avoir un partenariat avec des parties prenantes. Comme l'a expliqué Agathe, la plupart des parties prenantes ne sont pas éligibles au financement direct du PEPR puisque ne peuvent être financés dans le cadre du règlement actuel des établissements publics français de recherche et/ou d'enseignement et que donc, pour un certain nombre dans le domaine de l'eau, le recours... Et la participation de certains, comme les collectivités, les entreprises ou les ONG, peut être intéressante. Dans ces cas-là, on peut effectivement faire appel à un nombre de ces parties prenantes, qu'elles soient françaises et/ou internationales, mais à nouveau, il faudra faire la démonstration qu'il s'agit d'un bénéfice du territoire français en métropole et/ou en territoire ultramarin. Sachant qu'ils ne peuvent pas être financés directement dans le cadre de cette proposition, il va falloir voir comment on va pouvoir les faire contribuer aux projets scientifiques qui seront déposés. Et un des points que l'on veut faire apparaître, c'est qu'il y a des possibilités qui permettront de faire un effet levier vis-à-vis du programme et d'avoir des actions complémentaires des parties prenantes qui s'inscrivent dans les propositions et qui peuvent être accompagnées différemment. On a cité quelques-uns là, sur le transparent. Ça peut être venir financer une thèse en complément, que ce soit une thèse Cifre ou une thèse normale, d'avoir accès à des sites de démonstration ou à des partages de données, puisque certaines parties prenantes ont aussi ça à disposition, et d'avoir, puisqu'on envisage des labellisations d'un nombre d'actions, de pouvoir venir contribuer en complément de ce qui sera proposé. Et je passe, je pense, la parole à Agathe pour... le dernier slide. Je vais remettre la... Ah mince, hop ! On va y arriver. Voilà. Donc, pour synthétiser l'ensemble des éléments, donc, la lettre d'intention doit être remise d'ici le 28 juin, donc ce qui laisse un mois, et au sein duquel, effectivement, il faut qu'il y ait une estimation financière qui soit présentée. Ce qui est important, c'est également de commencer à montrer la diversité des acteurs, des équipes, qui peuvent être mobilisés pour répondre à un projet de recherche en construction. Donc, la remise le 28 juin 2022. Là encore, sur le site de l'ANR pour que ce soit éligible. Nous vous ferons un retour fin juillet suite à une évaluation des discussions entre l'ANR et nous trois en tant que porteurs pour vous donner le feu vert de lancer la réflexion et la construction de consortium, qui est obligatoire, pour élaborer le projet. Les différents porteurs de projets qui seront invités à se regrouper, éventuellement autour de thématiques, autour de territoires et autour de consortiums spécifiques, seront invités dans le cadre de webinaires spécifiques que nous allons organiser pour faciliter le dialogue et la construction de ces projets un peu originaux relatifs à ce programme : OneWater. Et donc le 13 décembre, il faudra remettre, sur le site de l'ANR, le document du projet tel qu'il vous a été présenté et tel que c'est décrit dans l'appel. Et à ce moment-là, une évaluation indépendante sera effectuée par un jury international de façon classique et il nous fourniront un certain nombre de... Enfin, ils nous fourniront leur sélection, ce qui permettra de... de dire quels sont les projets qui... D'annoncer les lauréats de ce premier appel à projet OneWater, pour que les différents travaux puissent commencer en début d'année 2023. Donc on espère avoir répondu déjà à un certain nombre de questions que vous vous posez. Pour élaborer le... les différents consortiums, des équipes qui peuvent être dans une autre ville ou avec des compétences complémentaires à celles que vous avez déjà. Nous vous proposons de vous connecter sur un groupe LinkedIn dont vous allez voir s'afficher dans le tchat le lien et ce qui permettra de favoriser le dialogue entre les uns et les autres et de favoriser cette mise en lien pour élaborer le programme. Donc on en a terminé sur cette première phase de présentation et donc nous vous proposons de... regarder à présent les différentes questions que vous avez soulevées pour lesquelles certaines ont déjà été... On a déjà répondu à un certain nombre d'entre-elles. Nolwenn vient de vous mettre dans le tchat le lien pour rejoindre le groupe LinkedIn OneWater. Dans la mesure où il est nouveau, le retrouver par mots-clés est encore un peu juste. Mais ça va venir. Et donc, si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à rejoindre ce groupe. En tout cas, un message final, peut-être de synthèse, les personnes éligibles sont l'ensemble des chercheurs issus des établissements de recherche et de l'enseignement supérieur français, quelle que soit leur appartenance à un établissement déjà impliqué dans OneWater ou pas. L'ensemble du projet vise à mobiliser l'ensemble de la communauté scientifique pour répondre à des enjeux portés par OneWater, relevant de questions et de besoins de connaissances du domaine académique, précisément,, mais aussi pour répondre à des enjeux de territoire et des enjeux de société. Et donc, c'est dans ce lien, finalement, qu'on attend, en fait, des réponses à cet appel. Cet appel qui porte soit sur un défi, un des six défis, dont certains sont déjà transversaux, soit en inter-défis, dont certains ne sont pas forcément déjà transversaux. Donc libre à vous de mobiliser des connaissances que vous avez, de soulever de nouvelles questions, de proposer de façon nouvelle des questions de recherche et de proposer des réponses qui soient innovantes. Et on est vraiment dans une logique exploratoire, donc on se différencie d'un appel classique qui pourra venir en complément des appels qui existent, qu'ils soient régionaux, nationaux, voire internationaux, et de vraiment s'inscrire... On veut vraiment des choses qui soient originales pour être à la hauteur des enjeux que porte OneWater pour une eau bien commun, mais surtout pour essayer d'associer l'ensemble des enjeux liés aux dérèglements climatiques, aux pressions anthropiques et aux incertitudes auxquelles il faut faire face pour venir en appui à la décision, à la gestion, auprès des différents acteurs. Co-construire avec les acteurs sera une des façons dans le cadre de l'ensemble du programme, de venir y répondre. Chacun des projets sera associé aux défis et au programme OneWater. Donc, ce sera une pièce du puzzle qui sera associée à l'ensemble du programme. Ça veut dire aussi participer à l'ensemble des dynamiques proposées dans le cadre du programme. Il y aura celle-ci, mais il y en a d'autres dans le cadre de l'animation des défis et des différents dispositifs. Donc, n'hésitez pas à proposer des choses originales et à vous associer pour relever de nouveaux défis et répondre à OneWater. S'il n'y a plus de questions... Je n'en vois plus. Il n'y en a plus qui arrivent. Écoutez, merci beaucoup en tout cas d'avoir été là et d'avoir été hyper dynamiques dans le tchat. C'est parfois moins facile, ou plus facile, que d'échanger. En tout cas, on espère avoir répondu au maximum des questions que vous vous posez. A priori, tout est dans l'appel à projets, donc n'hésitez pas à le lire et à le relire. On passe toujours à côté d'une information et on est sûrs que qu'il va y avoir de super belles réponses et on vous encourage à cela et on vous remercie d'avance. Au revoir à toutes et à tous. Merci beaucoup, au revoir. Bonne fin de journée.