Congrès de la SIM 2026 à Châlons-en-Champagne.
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La 75ème édition du Congrès de la société de l'industrie minérale (SIM) se tiendra du 7 au 9 octobre 2026 à Châlons-en-Champagne.
Le congrès-exposition de la Société de l'industrie minérale (SIM) est le salon référent du secteur des industries extractives en France. Il met en avant les équipements et savoir-faire des fournisseurs de produits et services du secteur.
Le rendez-vous privilégié des professionnels de l’industrie minérale
Exploitants, transformateurs, bureaux d’études, fournisseurs de matériels et de prestations, administrations, écoles et universités, organisations professionnelles, experts dans les différents domaines de l’industrie minérale… s’y retrouveront, comme chaque année, pour actualiser leurs connaissances par des échanges, leur participation aux conférences et tables rondes, la visite de sites industriels régionaux, la découverte de l’exposition dédiée à tous les acteurs de ce secteur industriel et le partage de moments conviviaux.
L'eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques
Le thème du congrès, l'eau, ressource essentielle et enjeux stratégiques, permettra de souligner l'importance de cette ressource vitale dans les activités humaines et industrielles, ainsi que les défis liés à sa gestion et sa préservation face au changement climatique.
Interventions du BRGM au Congrès de la SIM
Atelier technique 1 : Ressources minérales et filières industrielles régionales
Mercredi 7 octobre, 14h00 - 16h30
Animatrice : Hélène Vinot, BRGM
La géologie conditionne les caractéristiques de l’hydrogéologie régionale : recharge, écoulements, piézométrie, accessibilité de la ressource, vulnérabilité…
La connaissance fine du sous-sol, des fonctionnements hydrogéologiques et l’accessibilité des données sont essentielles pour préserver cette ressource, et ce, à plusieurs niveaux. Pour les gestionnaires, les scientifiques ou le grand public et les industriels du territoire, l’agence de l’eau gère ces ressources hydriques pour promouvoir la sobriété, l’efficacité des usages et le soutien aux activités économiques et industrielles. Pour les industriels, l’exploitation des ressources minérales est étroitement liée à la disponibilité et à la qualité de l’eau.
La recherche d’hydrogène en grande profondeur ouvre de nouvelles perspectives et des gestions de l’eau différentes comme le propose le projet Regalor 2. Lithium de France produit de la chaleur et extrait du lithium à partir d'eau géothermale permettant à la région du Graben du Rhin de développer un secteur industriel compétitif et de produire à l'échelle locale une énergie renouvelable et du lithium à faible empreinte carbone.
Intervention de Murielle Chabart, BRGM : Géologie et hydrogéologie en Grand Est
Atelier technique 2 : Gestion des ressources en eau : regards croisés à l’international
Mercredi 7 octobre, 14h00 - 16h30
L’eau est omniprésente dans les installations de traitement des mines et carrières pour contribuer à leur bon fonctionnement.
Cependant, cet usage se traduit souvent par des conséquences pour les ressources hydriques locales, dont les effets sont très variables selon les régions concernées.
C’est parce que la gestion de l’eau a toujours représenté un défi majeur pour l’industrie minérale que celle-ci a développé, jusqu’à aujourd’hui, des techniques innovantes pour réduire continuellement ses prélèvements et ses impacts sur les ressources locales en eau ; et ce, partout dans le monde.
Cet atelier propose d’illustrer quelques-unes de ces innovations en parcourant les bonnes pratiques développées en Belgique, au Québec, au Maroc et en République Démocratique du Congo pour faire face aux défis locaux que représentaient la gestion des ressources en eau pour l’industrie minérale.
Intervention d'Anne-Gwénaëlle Guezennec, BRGM : Réduction du bilan hydrique des installations de traitement minier et optimisation de la consommation d’eau
Atelier technique 4 : Eaux de procédé et de rejets : bilan et traitement physico-chimique
Jeudi 8 octobre, 8h30 - 11h00
L’eau est impliquée dans de nombreux aspects liés à l’exploitation des carrières et des mines. Elle est un atout pour le traitement des matériaux extraits et la concentration des éléments de valeur, mais elle doit être gérée rigoureusement et traitée avant tout rejet dans le milieu naturel. En effet, au cours du procédé, l’eau va se charger en particules fines, colloïdes et éléments en solution. Si son recyclage est requis afin d’en limiter la consommation, il va aussi contribuer à la dégradation de sa qualité. Que ce soit pour conserver une fonctionnalité minimum ou avant rejet du surplus, l’eau nécessite des traitements physico-chimiques.
L’atelier présentera les derniers développements et les tendances permettant de répondre aux principales questions : comment mieux gérer l’eau et sa qualité avec des outils de bilan et de simulation ? Comment éliminer les sulfates tout en cherchant à les valoriser ? Quel assemblage de technologies répond le mieux aux contraintes de qualité des eaux rejetées ? En quoi la chaux aide-t-elle à l’élimination des éléments indésirable, mais aussi à la réduction de l’humidité des résidus solides ? Quelles molécules plus éco-responsables pour assurer la coagulation-floculation indispensable à la séparation solide/liquide ?
Intervention de Jérôme Jacob, BRGM : Technologies de traitements et de valorisation des sulfates dans les eaux
Atelier technique 7 : Eaux de la mine et de l’après-mine, stratégies et techniques pour la réduction des impacts
Vendredi 9 octobre, 8h30 - 11h00
L’activité minière, passée ou actuelle, en souterrain ou à ciel ouvert, a généralement une interaction avec le cycle de l’eau. Les industriels et les gestionnaires de sites miniers historiques cherchent activement à réduire les impacts négatifs.
Au-delà de l’objectif de conformité réglementaire, les actions s’inscrivent souvent dans le cadre d’une démarche RSE globale. La prévention « en amont », lorsqu’ elle est possible, comme dans la conception des ouvrages miniers pour limiter l’érosion, ou le confinement des sources de drainage acide, est évidemment la meilleure solution. La qualité des eaux rejetées en milieu naturel peut être obtenue par traitement physico-chimique, mais des solutions de traitement passif ont été également développées.
Un large partage d’expériences, dans le contexte métropolitain et d’outre-mer, mais également à l’international, sera fourni tout au long de cet atelier.
Intervention de Stéphane Vaxelaire, BRGM : Panorama des technologies de traitement des eaux mises en oeuvre dans l'après-mine en France