Albâtre d’une statue d’apôtre (1420-30) conservée au Musée de l’hôtel Sandelin à Saint-Omer (62) et du matériel ayant servi à la façonner, identifié par des techniques isotopiques dans le cadre du projet Louvre II (Saint-Omer, Pas-de-Calais, 2018).
© BRGM - Wolfram Kloppmann
Une conférence grand public au Muséum d'Orléans pour la Biodiversité et l'Environnement
L'Europe est traversée depuis toujours par des réseaux d’échanges où circulent des personnes, des idées et des marchandises. Cependant, plus on remonte dans le temps, plus les sources écrites sur ces échanges sont rares. Cette absence rend l’étude de ces réseaux anciens plus complexe et oblige les chercheurs à adopter d’autres méthodes d’analyse.
Pour pallier ce manque, ils s’appuient notamment sur les matériaux eux-mêmes, qui conservent des indices de leur origine. Ces vestiges matériels deviennent ainsi de véritables témoins du passé, permettant de reconstituer les circuits de production et de circulation.
C’est le cas de l’albâtre, très prisé au Moyen Âge pour sa blancheur et sa translucidité, qui en faisait un matériau idéal pour la sculpture. Cette variété noble du gypse permet aujourd’hui de retracer les anciens réseaux d’échanges en Europe grâce à ses signatures géochimiques. En effet, sa composition conserve des traces de son origine, reliant les objets aux zones d’extraction des matières premières utilisées pour leur fabrication.
Une conférence grand public organisée par Centre-Sciences, le BRGM et le MOBE le 12 mai à 19h au MOBE avec l'intervention de Wolfram Kloppmann, directeur de recherche, géochimiste, spécialiste des isotopes stables et radiogéniques au BRGM.
Informations pratiques
Date et heure
Mardi 12 mai à 19h
Lieu
MOBE - Muséum d'Orléans pour la Biodiversité et l'Environnement
6 Rue Marcel Proust
45000 Orléans