Restrictions chinoises sur les terres rares, stratégie nationale pour le cuivre, stress-test sur le tungstène, réflexion sur une bourse européenne des métaux… : l’Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles, animé par le BRGM, publie son rapport d'activité 2025. Trois ans après sa création, l'Ofremi s'est imposé comme un acteur incontournable de la sécurisation des approvisionnements, en France et en Europe.
25 août 2026
Rapport d'activité 2025 de l'Ofremi.

Rapport d'activité 2025 de l'Ofremi.

© BRGM

L’Observatoire français des ressources minérales pour les filières industrielles (Ofremi) met ses compétences au service de la souveraineté française et européenne en apportant des éclairages précieux à l’État et l’Union européenne comme aux industriels.

En 2025, son activité a été bousculée et amplifiée par des tensions croissantes sur le marché des métaux, attisées par les conflits internationaux et les restrictions d’exportation.

Un partenariat public-privé

Créé en 2022, l’Ofremi réunit les compétences de six établissements partenaires – le BRGM, qui l’anime, le CEA, l’Ademe, l’IFPEN, l’Ifri et le Cnam – au sein d’une force pluridisciplinaire d’une vingtaine d’experts. Son modèle original, fondé sur un partenariat public-privé, lui permet d’apporter un éclairage rapide et indépendant aux autorités et aux industriels, en période de crise comme en continu.

Le rapport d’activité 2025 témoigne de la montée en puissance de l’activité de cet organisme aujourd’hui reconnu en France et au niveau européen comme l’un des rares à pouvoir fournir une expertise fiable dans le domaine des minerais et métaux stratégiques.

Une expertise solide sur les métaux critiques

L’an dernier, l’Ofremi a concentré ses efforts sur un panel de minerais et métaux critiques pour l’industrie française et européenne, en particulier les terres rares et les aimants permanents, en identifiant les menaces pesant sur leurs approvisionnements mais aussi les pistes d’action permettant de les sécuriser.

Toujours en concertation avec ses partenaires, engagés dans différents groupes de travail, il a élaboré une stratégie nationale et partagée pour le cuivre, qui vise à satisfaire les futurs besoins en cuivre, et poursuivi une veille précieuse et confidentielle sur le titane, avec la confiance accrue des industriels.

Il a également étudié le cas des platinoïdes face au développement de la filière hydrogène et à l’électrification croissante de la mobilité, laquelle nécessite en outre une augmentation des capacités de fabrication de batteries en France.

Des analyses reposant sur des méthodes éprouvées

Pour mener à bien ses études, l’Ofremi mobilise sa connaissance des chaînes de valeur, renforcée par une veille permanente et les informations exclusives fournies par ses partenaires industriels – dont certains s’expriment dans ce rapport d’activité. Il applique également des méthodes éprouvées, qu’il affine constamment, pour évaluer la criticité d’un métal ou estimer les conséquences d’une rupture d’approvisionnement.

Grâce à son expertise, l’Ofremi est en mesure de décrypter les mécanismes de formation des prix ou encore le fonctionnement des restrictions d’exportation, en particulier celles appliquées par la Chine. Avec un objectif : savoir et comprendre pour pouvoir anticiper et s’adapter. C’est aussi pour cela qu’il a développé son système d’information à accès privé, conçu comme un espace dynamique et évolutif, actualisé en permanence pour offrir à ses partenaires des réponses à leurs problématiques.

Mettre en contact des industriels

Fortement impliqué dans la mise en œuvre du CRM Act (Critical Raw Materials Act), l’Ofremi a vocation à appuyer les prises de décision mais aussi à mettre en contact des industriels français et européens dans le but de favoriser le développement de projets majeurs pour les transitions énergétique et numérique sur le territoire européen.

Minerai de saprolite avec garniérite, Nouvelle-Calédonie

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