Carte de France hexagonale de la situation des nappes d'eau souterraine au 15 novembre 2025.
© BRGM
Tendances d’évolution
Au 15 novembre, les tendances sont majoritairement en hausse (45%) mais des hétérogénéités s’observent, selon le volume des pluies efficaces infiltré et la réactivité de la nappe.
Concernant les nappes réactives, les tendances sont généralement en hausse. La recharge est active notamment sur les trois-quarts nord du territoire et la Corse. Les tendances sont plus hétérogènes au sud, de l’Adour à la Provence, du fait de pluies efficaces déficitaires.
La période de recharge se généralise progressivement aux nappes inertielles (Artois, Bassin parisien, Sundgau, couloir Rhône-Saône). Les niveaux sont cependant toujours en baisse pour les nappes inertielles de l’ouest de l’Artois et du centre du Bassin parisien, du fait de leur réaction lente aux pluies efficaces.
Situation des nappes
La situation évolue peu entre les bulletins de septembre, octobre et mi-novembre. Les apports sont suffisants pour maintenir l’état des nappes, mais insuffisants pour engendrer une amélioration visible. A noter que de légères dégradations s’observent entre octobre et novembre pour quelques nappes du sud-est.
L’état des nappes est généralement satisfaisant, de modérément bas à modérément haut. Les niveaux modérément hauts s’enregistrent sur les nappes inertielles du Bassin parisien, qui bénéficient encore des deux recharges hivernales précédentes excédentaires, et sur les nappes réactives d’une bande centrale, sensibles aux forts épisodes de recharge de ces dernières semaines.
Quelques nappes réactives affichent des niveaux moins satisfaisants, modérément bas, du fait d’un début de recharge déficitaire : Boulonnais, Ardennes, Massif armoricain, Berry, Limagne, Adour et Gave de Pau, sud-est et Corse. Les niveaux des nappes du Roussillon et du massif des Corbières demeurent dégradés, avec des niveaux bas.
Prévisions
Les prévisions pour les nappes réactives demeurent incertaines. Sur les prochaines semaines, les tendances et l’évolution des situations dépendront essentiellement des cumuls pluviométriques locaux et de la réactivité de la nappe. La vidange pourrait reprendre si les déficits pluviométriques perdurent. A l’inverse, des épisodes de recharge pourront s’observer si les pluies efficaces sont suffisantes.
La recharge devrait se généraliser en novembre à l’ensemble des nappes inertielles. Les situations ne devraient évoluer que lentement. Les prévisions sont confiantes quant à l’absence de sécheresse hivernale pour les nappes inertielles du Bassin parisien qui affichent actuellement des niveaux au-dessus des normales mensuelles.
Une surveillance accrue devra se poursuivre sur les nappes qui affichent actuellement des niveaux sous les normales mensuelles.
Pour aller plus loin
Situation des nappes d’eau souterraine : une carte revisitée et plus fréquente
Très attendu chaque mois par le public, le bulletin de situation des nappes phréatiques évolue. Désormais diffusée deux fois par mois, la carte se dote d'une nouvelle palette de couleurs, pour une meilleure lisibilité.
À partir du 1er juillet 2025, la carte comparative entre le mois en cours et le même mois de l'année précédente est également rééditée dans la nouvelle gamme de couleurs.
Carte établie le 19 novembre 2025 par le BRGM, à partir de données de la banque ADES acquises jusqu’au 15 novembre 2025.
Source des données : ADES (ades.eaufrance.fr) / Hydroportail (hydro.eaufrance.fr) / Fond de carte © IGN. Producteurs de données et contribution : APRONA, BRGM, Conseil Départemental de la Vendée, Conseil Départemental des Landes, Conseil Départemental du Lot, EPTB Vistre Vistrenque, Parc Naturel Régional des Grandes Causses, Syndicat Mixte d’Etudes et de Travaux de l’Astien (SMETA), Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon (SMNPR).
Cette carte présente les indicateurs globaux traduisant les fluctuations moyennes des nappes. Ils sont établis à partir des indicateurs ponctuels relevés au niveau des points de surveillance du niveau des nappes (piézomètres).
L'indicateur "Niveau des nappes" compare le mois en cours par rapport aux mêmes mois de l’ensemble de la chronique, soit au minimum 15 ans de données, et jusqu'à plus de 100 ans. Il est réparti en 7 classes, du niveau le plus bas (en rouge) au niveau le plus haut (en bleu foncé).
Les zones grises correspondent à des secteurs sans nappes libres, c'est-à-dire avec une couche imperméable ou semi-perméable au-dessus de la nappe, et/ou des secteurs comportant une très faible densité de points de suivi. Ce dernier cas concerne notamment les zones montagneuses dont les nappes sont petites et hétérogènes.
L'indicateur "Évolution des niveaux" traduit la variation du niveau d'eau du mois échu par rapport aux deux mois précédents (stable, à la hausse ou à la baisse).
Ces indicateurs globaux rendent compte de situations et de tendances générales et ne tiennent pas compte d'éventuelles disparités locales.