Carte de France hexagonale de la situation des nappes d'eau souterraine au 15 août 2026.
© BRGM
Tendances d’évolution
Au 15 août, la vidange continue avec 92 % des niveaux en baisse.
La vidange concerne la quasi-totalité des nappes, résultant d'un déficit pluviométrique marqué durant la seconde quinzaine de juillet et la première quinzaine d’août. Les sols sont secs et les faibles pluies tombées, souvent pendant des orages, ont à peine été bénéfiques pour la végétation. De plus, l’augmentation des prélèvements liés à des températures élevées ont accentué la vidange naturelle des nappes à cette période de l’année.
Nappes inertielles
Concernant les nappes inertielles, seules celles contenues dans les calcaires du Sundgau et de l’Armagnac se stabilisent. Les nappes contenues dans la craie de l’Artois, la craie de Normandie, les formations du Bassin parisien, les grès vosgiens et calcaires triasique de Lorraine, les formations du couloir Rhône-Saône, les formations fluvio-glaciaires de l’est Lyonnais et l’avant pays savoyard se vidangent.
Nappes réactives
Concernant les nappes réactives, les tendances sont toutes à la baisse à l’exception de la nappe des plaines de Limagne, celle des alluvions de l’Hérault et la nappe du socle des Cévennes et montagne noire qui se stabilisent.
Situation des nappes
Nappes inertielles
La situation des nappes inertielles a très peu évolué depuis le 1er août.
Les nappes contenues dans les calcaires de Beauce et de l’Armagnac ont toujours des niveaux modérément hauts. Les nappes de la craie de l’Artois, la craie de Normandie, les formations du Bassin parisien, les formations du couloir Rhône-Saône, les formations fluvio-glaciaires de l’est Lyonnais et l’avant pays savoyard ont des niveaux autour de la normale mensuelle ou modérément bas. Les nappes des grès vosgiens et calcaires triasiques de Lorraine ont des niveaux bas.
Nappes réactives
Concernant les nappes réactives, la situation s’est dégradée, conséquence du déficit de pluie depuis mi-juin et de l’augmentation des besoins en eau (végétation et anthropiques).
La situation est passée de « autour de la moyenne » à « modérément bas » pour les nappes situées dans les calcaires de l’Angoumois.
De même, la situation s’est dégradée, passant de niveaux « modérément bas » à « bas » pour les nappes contenues dans les sables de l’Albien du Bassin parisien et le socle du Cotentin.
La situation est passée de « bas » à « très bas » pour les nappes contenues dans les formations tertiaires du Massif armoricain, les calcaires karstifiés du Jura et les alluvions de la plaine nord d’Alsace.
Les nappes alluviales de la plaine du Roussillon, des sables de l’Astien à Agde et la nappe des formations de la Vistrenque ont encore des niveaux modérément hauts à hauts.
A noter que la nappe du socle des Cévennes et Montagne noire et celle des alluvions et des formations tertiaires du Bas-Rhone et de la Durance ont des niveaux qui baissent moins vite permettant d’avoir une situation autour de la moyenne mensuelle.
Prévisions
Les tendances dans les prochaines semaines devraient être encore à la baisse malgré des prévisions plus pluvieuses et orageuses de Météo France pour les 15 prochains jours. La baisse des prélèvements pour satisfaire les demandes pour l’alimentation en eau potable ou l’irrigation, liée à des températures moins élevées, permettra en outre de soulager la pression sur la ressource en eau souterraine.
Les prévisions pour les nappes inertielles demeurent incertaines. Les pluies, si elles ne sont pas assez abondantes, ne profiteront qu’aux besoins des plantes et n’alimenteront pas les nappes. Il est probable que le niveau de ces nappes se situera autour de la normale ou modérément bas dans les semaines à venir. Les nappes dans les calcaires du Boulonnais et de l’Avesnois et dans les grès vosgiens et calcaires triasiques de Lorraine dont les niveaux sont déjà bas, seront à surveiller.
Les prévisions sont favorables, pour les prochaines semaines, pour les nappes réactives dont les niveaux sont au-dessus des niveaux moyens. Pour les autres, la prévision à long terme est beaucoup plus incertaine, le maintien des niveaux dépendra des précipitations de ces prochaines semaines. Un cumul de précipitations faible associé aux besoins de la végétation et aux prélèvements encore soutenus, pourraient dégradés encore davantage les nappes très réactives dont le niveau est déjà très bas comme celles du socle limousin ou celle des calcaires karstifiés du Jura et de la Côte des Bars.
Carte établie le 19 août 2026 par le BRGM, à partir de données de la banque ADES acquises jusqu’au 15 août 2026.
Source des données : ADES (ades.eaufrance.fr) / Hydroportail (hydro.eaufrance.fr) / Fond de carte © IGN. Producteurs de données et contribution : APRONA, BRGM, Conseil Départemental de la Vendée, Conseil Départemental des Landes, Conseil Départemental du Lot, EPTB Vistre Vistrenque, Parc Naturel Régional des Grandes Causses, Syndicat Mixte d’Etudes et de Travaux de l’Astien (SMETA), Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes souterraines de la plaine du Roussillon (SMNPR).
Cette carte présente les indicateurs globaux traduisant les fluctuations moyennes des nappes. Ils sont établis à partir des indicateurs ponctuels relevés au niveau des points de surveillance du niveau des nappes (piézomètres).
L'indicateur "Niveau des nappes" compare le mois en cours par rapport aux mêmes mois de l’ensemble de la chronique, soit au minimum 15 ans de données, et jusqu'à plus de 100 ans. Il est réparti en 7 classes, du niveau le plus bas (en rouge) au niveau le plus haut (en bleu foncé).
Les zones grises correspondent à des secteurs sans nappes libres, c'est-à-dire avec une couche imperméable ou semi-perméable au-dessus de la nappe, et/ou des secteurs comportant une très faible densité de points de suivi. Ce dernier cas concerne notamment les zones montagneuses dont les nappes sont petites et hétérogènes.
L'indicateur "Évolution des niveaux" traduit la variation du niveau d'eau du mois échu par rapport aux deux mois précédents (stable, à la hausse ou à la baisse).
Ces indicateurs globaux rendent compte de situations et de tendances générales et ne tiennent pas compte d'éventuelles disparités locales.