Rendre la donnée environnementale facilement accessible : c’est l’objectif de l’Alliance FAIR écosystème, dans laquelle se sont engagés le BRGM, l’Ifremer, l’IGN, le MNHN et l’OFB.
12 février 2026
Les dirigeants de l'IGN, de l'OFB, du BRGM, de l'Ifremer et du MNHN lors de la signature de l'accord pour la création de l'alliance FAIRe, le 14 janvier 2026.

Les dirigeants de l'IGN, de l'OFB, du BRGM, de l'Ifremer et du MNHN lors de la signature de l'accord pour la création de l'alliance FAIRe, le 14 janvier 2026.

© FAIRe

Le 14 janvier 2026, le BRGM, l’Ifremer, l’IGN (Institut national de l'information géographique et forestière), le MNHN (Muséum national d'Histoire naturelle) et l’OFB (Office français de la biodiversité) ont signé l’accord de création de l'Alliance pour des communs numériques de données environnementales.

À travers cette alliance, baptisée FAIR écosystème, ou FAIRe, les 5 établissements publics partenaires s’engagent pour une ambition : mutualiser les infrastructures publiques de données au service des politiques de l'eau, des milieux marins et de la biodiversité.

Socle de ressources essentiel pour la connaissance, l'information et la sensibilisation à ces enjeux majeurs, ces infrastructures garantissent l'accès et l'échange de données environnementales de qualité à destination de tous les publics et à toutes les échelles (territoriale, nationale, européenne et globale).

Pour un dispositif d’accès simplifié à l’information eau, mer et biodiversité

En rassemblant des acteurs publics majeurs de la recherche, de l’innovation et de l’appui aux politiques publiques environnementales, l’alliance FAIRe doit favoriser le développement d’une information de confiance accessible à tous, et permettre aux établissements signataires de collaborer autour de projets phares :

  • la création d’un dispositif national d'accès à l'information nationale eau, mer, biodiversité,
  • l’interopérabilité des données,
  • l’inscription dans les plateformes souveraines de l’État,
  • la collaboration avec les infrastructures de recherche, les systèmes européens et territoriaux.

Tout cela en facilitant les parcours des utilisateurs, producteurs comme utilisateurs des données environnementales.

Grâce à cette collaboration, on peut imaginer :

  • un maire qui consulte facilement les données sur le lien entre qualité des eaux et biodiversité sur le territoire de sa commune,
  • un jeune chercheur qui croise nos données avec d’autres sources pour mieux modéliser les ressources en eau,
  • un citoyen curieux qui s’informe sur l’état des nappes d’eau souterraine de sa région grâce à des outils simples et gratuits.

Dans le cadre de ses missions fondatrices de service géologique national, le BRGM assure la production, la structuration, la diffusion et la valorisation des données du sous-sol, en particulier celles relatives aux eaux souterraines. Ce savoir-faire, allié à une expérience solide en gestion de données, est mis à la disposition des communautés académiques, décideurs publics, du monde économique et au citoyen, aux niveaux local, national et international. Par ailleurs, le BRGM opère depuis plus de 16 ans l'hébergement du Système d'information sur l'Eau (SIE) de l'État, tout en contribuant à son architecture technique et au développement de ses services. Il assure dans ce cadre un rôle de fédérateur et d'animation du réseau de producteurs de données eaux souterraines en France. Cette alliance s'inscrit dans la continuité de nos engagements et renforce une coopération de longue date sur les SI fédérateurs ainsi que dans les e-infrastructures de recherche nationales (Data Terra) et européennes (EPOS, EGDI).

Catherine Lagneau, PDG du BRGM