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Les cascades du Sautadet creusées par la Cèze dans les calcaires coniaciens (La Roque-sur-Cèze, Gard, 2006). © BRGM - François Michel

Le cycle de l'eau souterraine

15.03.2013

Le cycle de l'eau souterraine. Animation pédagogique réalisée par le BRGM et l'Agence de l'eau Adour-Garonne (2012).

Le cycle de l'eau souterraine. Animation pédagogique réalisée par le BRGM et l'Agence de l'eau Adour-Garonne (2012). © BRGM / Agence de l'eau Adour-Garonne

Transcription de la vidéo

L'eau s'évapore au-dessus de l'océan et forme des nuages. L'eau rejoint alors le sol sous forme de pluie, mais, aussi, parfois, de grêle ou de neige. Une partie de cette eau ruisselle sur le sol. Une autre s'infiltre.

L'eau va traverser la terre végétale. En quelques heures, elle va continuer sa descente en suivant les espaces entre les grains de la roche. Il y a de l'air et de l'eau dans ces vides. La zone est dite non saturée.

Lorsque l'eau rencontre une couche imperméable, elle ne peut plus descendre. Elle va s'accumuler et former une nappe où les espaces vides entre les grains sont entièrement remplis d'eau. C'est la zone saturée. L'eau va s'écouler horizontalement sur cette couche imperméable en se déplaçant de quelques mètres par jour vers le point le plus bas.

Tant qu'il pleut, la nappe se remplit plus vite qu'elle ne se vide et son niveau monte. Quand il ne pleut plus, le niveau baisse. On parle de vidange de la nappe.

A partir du printemps et jusqu'à l'automne, même s'il pleut, l'évaporation par la chaleur et par les plantes va utiliser toute l'eau qui pénètre dans la terre végétale. Cette eau ne descend plus vers la nappe. Au point le plus bas, elle continue à s'écouler dans la rivière. Le niveau de la nappe baisse progressivement durant tout l'été et le débit de la rivière diminue.

L'eau, qui descend à travers une couche poreuse, s'accumule sur la couche imperméable et forme une nappe qui s'écoule horizontalement. Lorsque l'eau passe sous une formation argileuse imperméable, la nappe devient captive. Elle va s'écouler beaucoup plus lentement, mais, surtout, son niveau ne peut plus monter. Il est bloqué vers le haut par la couche imperméable. Dans cette nappe captive, l'eau va donc se trouver sous pression. Si on fait un forage à travers la couche imperméable, l'eau va monter dans le tube. S'il y a assez de pression, elle va même jaillir spontanément à la surface. On dit que le forage est artésien.

Dans la nature, il y a souvent une superposition de plusieurs couches poreuses et imperméables. Elles forment une sorte de millefeuille, comme c'est le cas pour le Bassin aquitain.

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