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Vue panoramique de la mine de nickel de Bonini (Poro, Nouvelle Calédonie, 2010). © BRGM - Valérie Laperche

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Nouvelle-Calédonie

23.11.2018
Le BRGM dispose d’implantations dans toutes les régions de France métropolitaine et en Outre-mer, afin de répondre aux attentes de ses partenaires régionaux et de les accompagner face aux enjeux territoriaux. Présentation des activités de son antenne en Nouvelle-Calédonie.

Carte

Le BRGM est présent en Nouvelle-Calédonie depuis sa création en 1959. Il intervient sur l'ensemble des domaines des géosciences, en particulier les ressources minérales, les risques naturels, la protection et la gestion des eaux souterraines, l'environnement et l'aménagement du territoire. Outre ses propres activités de recherche et développement, il est partenaire depuis 2006 de la direction de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC). A Nouméa, il est hébergé au sein du Service géologique de Nouvelle-Calédonie (SGNC), un des service de la DIMENC, auquel il apporte son expérience comme service géologique national ainsi qu’un appui opérationnel sur les thèmes fondamentaux des ressources et des risques naturels, de l'aménagement et de l'environnement.

Un vaste archipel dans le Pacifique Sud

La Nouvelle-Calédonie est une collectivité d'outre-mer (COM) disposant d'un statut particulier qui résulte de l'accord de Nouméa (1998). L'État français y est notamment compétent dans le domaine de la recherche.

Situé dans le Pacifique Sud, cet archipel de 18.575 km2 s'étend sur un territoire maritime de 1,4 millions de km. Il comprend la Grande Terre (400 km de long sur 50 km de large), les quatre îles Loyauté (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré), l’archipel des îles Belep, l’île des Pins et quelques îlots lointains. La Nouvelle-Calédonie compte 269.000 habitants.

La "Grande Terre" de la Nouvelle-Calédonie est située sur la ride de Norfolk s’étendant de l’atoll de la Surprise jusqu’au nord de la Nouvelle-Zélande. C’est une relique d’un bloc continental détaché du Gondwana à la fin du Crétacé (-85 millions d'années). Le soulèvement des formations constituant la croûte océanique par un phénomène d’obduction (il y a 34 million d’années) est responsable de la présence de roches métamorphiques à l’affleurement dans le Nord de la Grande-Terre et du charriage de péridotites (roches du manteau) sur la ride formant aujourd’hui des massifs importants. Ces péridotites seront ensuite soumises à l’altération qui entraîne leur fragmentation et leur érosion. Durant la phase d’altération, l’olivine (constituant majeur des péridotites) est soumise à un lessivage entraînant une importante élimination de magnésium et de silice et une augmentation des concentrations en éléments résiduels tels que le fer, le chrome et le nickel dans le profil d’altération. C’est cette concentration importante en métaux qui fait de ces massifs des gisements potentiellement exploitables et qui est à l’origine de l’importante activité minière de la Nouvelle-Calédonie.

Ressources minérales : la Nouvelle-Calédonie et le nickel

Une mine d’exploitation du nickel dans le massif de Kopeto (Nouvelle-Calédonie, 2000). © BRGM - A. Guena

Une mine d’exploitation du nickel dans le massif de Kopeto (Nouvelle-Calédonie, 2000). © BRGM - A. Guena

Les enjeux

La Nouvelle-Calédonie se situe au deuxième rang des réserves mondiales estimées de nickel (11%) après l’Australie (23%). Aujourd’hui, trois usines sont en activité : SLN et Vale au sud, KNS au nord. Traité sur place ou exporté vers les pays industrialisés, le nickel (minerai et métallurgie) représente les 9/10e des exportations de la Nouvelle-Calédonie.

L’activité du BRGM en Nouvelle-Calédonie s’est donc historiquement associée à celle de l’activité minière et se poursuit aujourd'hui par de nombreux projets de recherche et développement au sein des actions pilotées par le CNRT Nickel.

L’implication et les réponses du BRGM

Le BRGM est membre du CNRT Nickel dont la convention constitutive a été signée le 12 octobre 2007 et a été renouvelée en 2018 pour 5 ans. Il s’agit d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP 2008) associant l’État, les collectivités publiques territoriales, les organismes de recherche et les professionnels des secteurs miniers et métallurgiques, pour mener des recherches de fond et appliquées sur le nickel et son environnement.

Ce groupement a vocation à favoriser l’exploitation des ressources minérales et notamment du nickel, dans une perspective de développement durable. Le "CNRT Nickel" devient ainsi l’outil opérationnel de soutien à une recherche fondamentale et appliquée, dans 3 axes thématiques complémentaires : Nickel et Technologie, Nickel et Société & Nickel et Environnement naturel.

Quelques travaux du BRGM en Nouvelle-Calédonie dans le domaine des ressources minérales et des matériaux

  • Étude d'un gisement de chromite et de minéralisations en platinoïdes (2002).
  • Programme de recherche PROMET (processus de métallogenèse) sur le contrôle des gisements de Nickel (2002 – 2005).
  • Mesure in situ des teneurs en Ni et Co à l'aide d'appareils portable XRF (avec CNRT et UNC, 2011).
  • Aide à la mise en place d’un programme matériaux et carrières à la DIMENC (avec SGNC, 2008).
  • Exploitation des granulats en lit vif des cours d’eau de la Grande Terre (avec SGNC, 2009, 2010).
  • Schéma des carrières et matériaux en Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2009 - 2010).
  • Identification et aptitude à l'exploitation pour granulat des rivières sur-engravées de la Grande-Terre (avec SGNC, 2012).

Le référentiel géologique, enjeux économiques et sociétaux

Les enjeux

La connaissance du référentiel géologique est un enjeu économique et sociétal extrêmement fort. Économique car il contribue à la connaissance des ressources minérales naturelles du territoire, et sociétal car il définit la géomorphologie et les conditions d’altération des formations de surface qui jouent notamment un rôle dans les risques liés aux mouvements de terrain.

L’implication et les réponses du BRGM

Plusieurs compétences du BRGM sont mobilisées en Nouvelle-Calédonie pour répondre aux enjeux de la mine en matière de ressources, gestion du passif, risques naturels... Elles se fondent sur des thématiques historiques du BRGM au travers de :

La cartographie :

  • Programme d'harmonisation de la carte géologique (2001 - 2004).
  • Cartographie géologique des îles Loyauté (2001 - 2003).
  • Valorisation et validation du sondage de référence Cadart 1 (2006).
  • Appui au programme de nouvelle génération de cartes géologiques du SGNC (2010 - 2012).
  • Réalisation de la carte géologique à l'échelle du 1 / 500 000 de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2010).
  • Construction d’une courbe de dérive apparente des Pôles de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC 2017)
  • Appui scientifique à la cartographie du régolithe sur la Grande Terre de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2007 - 2013).
  • Projet Nickal "Typologie des minerais latéritiques de Nouvelle-Calédonie et facteurs de concentration de Co et Ni" (avec CNRT et IRD, 2013). Synthèse parue en 2017 : Les gisements de nickel latéritique de Nouvelle-Calédonie

La géophysique :

  • Etude d'avant-projet sommaire de réalisation d'une couverture géophysique aéroportée sur l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2008).
  • Méthodologie géophysique appliquée à la localisation et la caractérisation des vides souterrains d’origine pseudokarstique du site de la mine de Goro (avec Vale-NC, 2011 - 2013).
  • Etude de la réponse radiométrique des différentes roches des massifs de péridotite (avec CNRT, 2011).
  • Projet CARTHA (CArtographie du Régolithe par télédétection Hyperspectrale Aéroportée) (avec CNRT et IRD, 2011).
  • Projet OPHIOSTRUCT (Connaissance de l’ophiolite). Méthodologie multi-échelles incluant en amont une reconnaissance géophysique héliportée (magnétisme et éléctromagnétisme), des grandes discontinuités litho-structurales et en aval une acquisition de données pétrostructurales de terrain couplées à un volet de caractérisation géochimique à chaque échelle d’investigation.

Le patrimoine géologique :

  • Avant-projet sommaire de la réalisation d’un musée de la mine en Nouvelle-Calédonie (2005).
  • Étude de préfiguration de la cité de la mine de la Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2013).

Risques naturels : l'analyse de l'aléa mouvements de terrain

Cicatrices de glissements/coulées en novembre 2016, commune de Houailou (Nouvelle-Calédonie). © BRGM

Cicatrices de glissements/coulées en novembre 2016, commune de Houailou (Nouvelle-Calédonie). © BRGM

Les enjeux

Le thème des risques naturels est particulièrement prégnant en Nouvelle-Calédonie à la suite des évènements dramatiques de Houailou, commune touchée en 2016 par d'importants glissements de terrain.

L’implication et les réponses du BRGM

L’analyse de l’aléa mouvements de terrain et les travaux du BRGM sur la commune de Houailou participent à l’appui du BRGM auprès du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie et du Haut-commissariat de la province du Nord, de la direction de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC), de la Province Nord et des communes.

Ces actions initient pour 2018 une convention pluriannuelle (5 ans) pour la production de 15 cartes d’aléas mouvements de terrain à l’échelle communale.

Quelques travaux du BRGM en Nouvelle-Calédonie dans le domaine des risques naturels

  • Amiante environnemental en Nouvelle-Calédonie: Enquêtes géologiques et épidémiologiques (avec IPNC, 2007 - 2009).
  • Expertise géologique des zones amiantifères - Evaluation des actions engagées (2007).
  • Identification des fibres aériennes d'amiante dans les zones à risques de Koné-Touho-Poindimié (avec IPNC, 2008).
  • Typologie et protocole d’échantillonnage des occurrences d'amiante naturelle en Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2009).
  • Mesures d’exposition aux fibres et à l’amiante dans la chaîne de production minière (avec DIMENC, 2011).
  • L’amiante dans les massifs de péridotite de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2011).
  • Serpentinisation et fibrogenèse dans les massifs de péridotite de Nouvelle-Calédonie (avec CNRT, 2011).
  • Cartographie des formations superficielles et des aléas mouvements de terrain en Nouvelle-Calédonie (1998 – 2005).
  • Mécanismes fondamentaux des mouvements de terrain dans les massifs ultrabasiques de Nouvelle-Calédonie (avec UNC, 2007).
  • Expertise sur l’Aléa mouvement de terrain et cartographie de la Commune de Houailou en 2017 à la suite des mouvements de terrain de novembre 2016 (avec SGNC, 2017).

Eaux souterraines : protection et gestion durables

Les enjeux

Le contexte géologique de Nouvelle-Calédonie implique une organisation complexe d’aquifères au sein de formations de faible extension, faible perméabilité et faible productivité, si on les compare aux grands contextes sédimentaires tels que celui du bassin parisien. Ils n’en sont pas moins un enjeu fort pour lequel se met en place un référentiel à l’image de la BDLISA métropolitaine. Les eaux souterraines sont exploitées pour l’alimentation en eau potable (AEP) et les gisements principaux d’eau souterraine sont également ceux des ressources minières. Les eaux souterraines représentent une ressource qu’il convient de protéger de la surexploitation et des pollutions. Les objectifs principaux sont ceux de l’amélioration de la qualité des eaux et notamment celles destinées à la consommation humaine via la protection des captages contre les pollutions diffuses et industrielles.

L’adaptation au changement climatique est un autre enjeu majeur dans le contexte des Iles Loyautés pour satisfaire les différents usages (AEP, agricole, industriel).

Les conflits d’usage entre l’utilisation de l’espace souterrain, les ressources en eau potable, l’usage agricole et les besoins industriels en eau, constituent un enjeu fort dans les années à venir.

L’implication et les réponses du BRGM

La définition d’un référentiel des eaux souterraines constitue un pas important dans la définition d’un cadre de projet de gestion intégrée des eaux souterraines à l’échelle de la Nouvelle-Calédonie. Le BRGM mobilise ses équipes sur ce thème avec l’intervention des hydrogéologues du siège scientifique du BRGM à Orléans mais aussi ceux de ses régions métropolitaines. 

Dans le domaine de l’eau et de la gestion des conflits  d’usages, le BRGM appuie les services du gouvernement de Nouvelle-Calédonie et également ceux du Haut-Commissaire dans la recherche de ressources complémentaires ou partagées. Ces travaux se fondent également sur une activité de recherche au travers des thématiques de l’eau et de la mine (travaux HYPERK-CNRT).

Quelques travaux du BRGM en Nouvelle-Calédonie autour de l'eau

  • Évaluation du potentiel hydrogéologique du domaine de Gouaro-Déva (2006).
  • Amélioration des connaissances de l'hydrogéologie des massifs de péridotites de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2011).
  • HYPERK,  Hydrogéologie des péridotites karstifiées de Nouvelle-Calédonie (CNRT 2016). Ce projet aborde le système aquifère multicouches des massifs miniers de Nouvelle-Calédonie  (socle de péridotites et différents niveaux d’altération) avec une prise en compte du rôle de la fracturation profonde. En 2017, la soutenance du travail de thèse de Julie Jeanpert (co-encadrement BRGM et SGNC) apporte de nouveaux résultats intéressant les exploitants miniers mais également les institutions, quant à la gestion des eaux souterraines sur mine et l’impact de l’exploitation sur la ressource en eau (avec CNRT, 2016).
  • BDLISA Nc, Phase 1 - Mise en place d’un référentiel hydrogéologique à l’échelle du territoire de Nouvelle Calédonie (avec SGNC, 2017).
  • Étude du potentiel hydroélectrique des cours d’eau (avec DAVAR, 2017).
  • Cartographie d'aide à l'aménagement dans la zone Voh - Koné - Pouembout (2006).

Environnement : littoral et gestion du passif minier

Erosion et recul du trait de côte au niveau du village de Saint-Joseph (Ouvéa), Province des Iles (Nouvelle-Calédonie). © BRGM - Manuel Garcin

Erosion et recul du trait de côte au niveau du village de Saint-Joseph (Ouvéa), Province des Iles (Nouvelle-Calédonie). © BRGM - Manuel Garcin

Les enjeux

Les systèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie dans le contexte de l’activité industrielle calédonienne sont des enjeux forts. Le suivi de l’activité minière, la gestion du passif minier et l’observation des phénomènes en place sont au cœur de projets de recherche structurants à l’échelle du territoire.

L’implication et les réponses du BRGM

Le BRGM intervient au travers de ses experts sur l’Observatoire du littoral de Nouvelle-Calédonie (OBLIC) et les missions de terrains des experts orléanais sont régulières.  

Plus généralement, les projets en liaison avec la thématique environnement existent depuis plus de 10 ans avec :

  • Aide à la mise au point d'une méthodologie de traitement de la couverture territoriale SPOT 5 pour le calcul des superficies dégradées par l'ancienne activité minière en Nouvelle-Calédonie (2006).
  • Évolution récente et future des systèmes côtiers de Nouvelle-Calédonie (avec SGNC, 2013).
  • Gestion du passif minier : L'ensemble des travaux réalisés dans le cadre du projet "Gestion du passif minier" a pour objectif la production d'un guide méthodologique balayant les différents aspects du sur-engravement des cours d’eau calédoniens lié aux activités minières (avec CNRT, 2014).
  • OBLIC : Cet observatoire s'apparente à un centre de ressources, de connaissances et d'expertise sur le littoral. Il a pour objectifs de centraliser, pérenniser et diffuser les données et informations collectées lors des projets de recherche ou des études techniques ayant trait au littoral (avec SGNC, depuis 2014).

Un ensemble de partenaires publics et privés

L’appui du BRGM à la Nouvelle-Calédonie s’inscrit auprès de la direction de l'Industrie, des Mines et de l'Énergie de Nouvelle-Calédonie (DIMENC) et de son Service géologique (SGNC), mais également auprès de la direction des Affaires vétérinaires alimentaires et rurales (DAVAR) dans le domaine de l’eau, et auprès d’autres directions en fonction des besoins. Le BRGM peut également intervenir en appui de l’Etat, des communes et des Provinces. Il peut enfin mener des actions d’expertise pointue ou des programmes de recherche avec des industriels (comme par exemple les opérateurs miniers Vale NC, Eramet-SLN et KNS) et soutient le développement des activités minières à travers sa participation au CNRT (Centre national de recherche technologique) "Nickel et son environnement".

Le BRGM Nouvelle-Calédonie est membre du CRESICA, Consortium pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie. Les organismes de recherche présents en Nouvelle-Calédonie ont souhaité mieux coordonner leurs activités de formation, de recherche et innovation afin d’optimiser leurs interactions avec les décideurs politiques, les institutions publiques, les acteurs économiques et la société civile.

L’antenne BRGM de Nouvelle-Calédonie intervient potentiellement en appui à la collectivité de Wallis et Futuna et apporte si nécessaire son expertise aux pays de la Région.

Informations pratiques

Antenne de Nouvelle-Calédonie

BRGM
Antenne de Nouvelle-Calédonie
1 ter rue E. Unger, Vallée du Tir - BP 56
98 845 Nouméa Cedex, Nouvelle-Calédonie

Tél. : +(687) 27 02 36
Fax : +(687) 27 23 45

Directeur de l'antenne
Vincent Mardhel
v.mardhel@brgm.fr

Ouverture au public
Sur rendez-vous

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BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34