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La plaine du Roussillon est bordée par les Pyrénées à l’ouest, le massif des Corbières au nord et la Méditerranée à l’est. © Laura Baillet

Projet Dem'Eaux Roussillon : vers un outil de gestion de l’aquifère du Roussillon

Communiqués de presse - 15.03.2017
Des besoins croissants et une ressource contrainte : l’aquifère du Roussillon (66), qui assure l’alimentation en eau potable de Perpignan, va être étudié afin de mieux connaître ses propriétés. L’objectif est de développer d’ici 2019 un modèle de gestion.

Plus de 80 millions de m3 sont prélevés chaque année dans les nappes du Roussillon. Ce volume est d’abord destiné à l’alimentation en eau potable des populations, dont la demande a connu une forte augmentation depuis les années 1950. La population du département a en effet doublé pour atteindre 380 000 habitants aujourd’hui. A cela s’ajoute un tourisme estival qui s’est développé, avec 32 millions de nuitées par an (dont 60% sur le littoral). Par ailleurs, 13 000 hectares de terres sont irriguées sur cette zone, principalement à partir de ressources de surface, mais aussi à partir de cette ressource souterraine.

Avec des températures élevées et une faible pluviométrie, les situations de sécheresse ne sont pas rares dans la plaine du Roussillon. Leur fréquence et intensité risquent de s’accroître dans le contexte du changement climatique, avec en conséquence une augmentation des besoins en eau. De plus, vu la faible altitude de son littoral, la plaine peut être touchée par la hausse du niveau marin avec un risque de salinisation accrue des eaux souterraines.

Un aquifère vulnérable et insuffisamment connu

Le principal aquifère de la zone est appelé "Plio-Quaternaire", nom caractérisant la période la plus récente de notre histoire géologique. Comme dans un mille-feuilles, les nappes d’eau s’écoulent dans des couches superposées sur une épaisseur de 250 m. Or, les connaissances scientifiques méritent d’être affinées sur cet aquifère, qui subit une baisse généralisée de son niveau de remplissage. Jusqu’où s’étend le réservoir sous la mer et l’eau y est-elle douce ? Quelles sont les interactions avec les aquifères environnants et avec la mer ? Quels sont les risques de salinisation, dans le contexte d’élévation du niveau marin ? Comment vont évoluer les besoins en eau ? Comment utiliser au mieux les nouvelles technologies pour un outil de gestion en temps réel de la ressource ?

Le projet Dem’Eaux Roussillon va répondre à ces questions, avec la participation de près de dix partenaires régionaux. Les compétences mobilisées couvrent la géologie, la géophysique, la géochimie, l’hydraulique, l’hydrologie, l’économie, l’optronique, l’instrumentation, l’imagerie spatiale et l’informatique.

La plaine du Roussillon est bordée par les Pyrénées à l’ouest, le massif des Corbières au nord et la Méditerranée à l’est. © BRGM

La plaine du Roussillon est bordée par les Pyrénées à l’ouest, le massif des Corbières au nord et la Méditerranée à l’est. © Laura Baillet

Qu’est-ce qu’un aquifère ?

Les formations géologiques qui contiennent des eaux souterraines exploitables sont appelées aquifères. L’aquifère est un contenant, la nappe est son contenu. Les nappes ne sont pas des lacs souterrains: l’eau qui circule occupe en réalité les vides de la roche (pores, fissures, fractures).

À PROPOS DU PROJET

Le projet Dem’Eaux Roussillon durera jusqu’en 2019. Il mobilise des organismes de recherche (BRGM – coordinateur, Irstea, les Universités de Montpellier et de Perpignan Via Domitia), des entreprises spécialisées en géosciences (BRL Ingénierie, FUGRO Geoter et Yellowscan) et en informatique (Synapse), ainsi que les gestionnaires de la ressource en eau du territoire (Syndicat Mixte des Nappes de la Plaine du Roussillon et Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Têt). D’un montant de 5,8 millions d’euros, son financement est assuré à 4% par l’Etat, à 12% par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée (dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2015-2020), à 17% par le fonds européen FEDER, à 15% par l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, à 5% par la Communauté d’Agglomération de Perpignan et à 4% par le Conseil Départemental des Pyrénées Orientales. Le reste du financement du projet (soit 45%) est apporté grâce à la participation financière de la plupart des partenaires.

POUR ALLER PLUS LOIN

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