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La cascade de Glandieu avec son allure caractéristique, dite en queue de cheval, est constituée de 2 chutes successives totalisant une soixantaine de mètres (Glandieu, Ain, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er mars 2016

Notes d'information - 14.03.2016
La plus grande partie des nappes phréatiques (70%) affiche un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre que, sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des deux premiers mois de l’année.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er mars 2016 est hétérogène d’une région à l’autre.

La plus grande partie des réservoirs (70%) affiche un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre que, sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des deux premiers mois de l’année. La plus grande partie du Bassin parisien, du Sud-Ouest et de l’Est présente des niveaux normaux ou supérieurs à la normale en lien avec des pluies marquées. Quelques secteurs restent déficitaires en termes de recharge comme dans une partie du Sud-Est ou dans le Nord-Est du Bassin parisien.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en cette période hivernale, une poursuite de la recharge des différents aquifères. Le nombre de points en hausse (2/3 des points) traduit la phase de recharge. Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse (9%) est désormais très réduit par rapport au début de l’année (38% au 1er janvier). Le nombre de points stables est de 24%. Cette situation est assez habituelle pour cette fin de période hivernale. Les précipitations des deux derniers mois sont très bénéfiques.

La situation des nappes au 1er mars traduit une période de recharge hivernale normalement active grâce aux pluies des deux derniers mois. La situation s’est améliorée très sensiblement par rapport à début janvier.

 

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er mars 2016

Le mois de février 2016 a été marqué par la fréquence des passages perturbés très actifs. Suite aux refroidissements, quelques chutes de neige ont été observées en plaine du 17 au 19 sur la moitié nord, ainsi que le 25 sur le Nord-Est. La pluviométrie, excédentaire sur la quasi-totalité du pays, a été deux fois supérieure à la normale sur une grande partie du Sud-Ouest, du Poitou-Charentes au Cantal, ainsi que de la côte provençale aux Alpes du Sud et en Corse. Sur la France et sur le mois, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 60 %.

L’évolution du niveau des nappes traduit une poursuite de la période de recharge hivernale. Par rapport au 1er janvier on note désormais un faible nombre de points en baisse (9% contre 38% début janvier) et une augmentation significative de points en hausse (67% contre 33%). Le nombre de points stables reste sensiblement invariant (24% pour 29% début janvier). Sur l’ensemble du territoire, les niveaux de nappes sont normaux ou supérieurs à la normale pour 70% des points suivis mais encore inférieurs à la normale pour les 30% restants. La période de recharge hivernale a été vraiment active sur janvier et février grâce au pluies qui ont été conséquentes. La situation est relativement plus dégradée que les années précédentes (mars 2014 et 2015), caractérisées par des pluies plus abondantes en fin d’année 2013 et 2014.

Les niveaux de nappes à fin février 2016 sont en baisse pour 9% d'entre eux, stables pour 24% et en hausse pour les 67% restant.

Après une fin d’année 2015 marquée par un déficit pluviométrique notable, les pluies des mois de janvier et février 2016 ont permis de retrouver une situation plus habituelle avec un taux de remplissage des nappes qui s’améliore. Il affiche, pour un grand nombre de réservoirs (70%), des valeurs normales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 37% des points suivis sont supérieurs à la normale, 33% ont des niveaux normaux et 30% sont inférieurs à la normale.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux à supérieurs à la normales. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux plus déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette fin de période hivernale, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer :

  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace au nord de Colmar qui présente une tendance orientée à la hausse, avec des niveaux supérieurs à la normale. La situation est très favorable pour cette période de l’année.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Bessin qui présente une tendance à la hausse sur l’ensemble des ouvrages, avec une recharge hivernale encore active et des niveaux globalement supérieurs à la normale.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Berry qui présente une tendance à la hausse grâce aux pluies des deux derniers mois. Les niveaux sont supérieurs à la normale sur une grande majorité des points.
  • La nappe des calcaires du Sud de la Vendée qui présente une tendance à la hausse grâce à une recharge très active. Les niveaux sont le plus généralement supérieurs à la normale.

De nombreux secteurs présentent des situations favorables, avec des niveaux normaux pour cette période de l’année, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la partie amont de la vallée du Rhône, qui sont désormais assez stables et dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, proches de la normale. Les pluies efficaces du début 2016 ont été bénéfiques.
  • La plupart des aquifères du sud du Bassin parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux. La plupart des points sont en hausse, la recharge se poursuit.
  • Les nappes des aquifères karstiques du secteur de Nîmes et Montpellier, dont les niveaux sont sensiblement normaux pour cette période de l’année. Elles pourraient encore bénéficier de recharge avec les pluies de fin d’hiver.

Certains secteurs présentent des situations défavorables, avec des niveaux inférieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du Roussillon qui présentent, en l’absence de précipitation en février, des situations assez dégradées. Globalement, les niveaux sont assez stables sur les premiers mois de l’année mais les effets de la recharge hivernale se font encore attendre.
  • La nappe de la craie Champenoise, dont les niveaux sont en hausse mais tous inférieurs à la normale pour cette période de l’année. La phase habituelle de recharge généralement observée à cette période reste encore peu active.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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DOSSIER DE PRESSE

La recharge hivernale des nappes phréatiques 2014-2015 : une situation plutôt favorable

Dossier de presse - Recharge des nappes d'eau 2014-2015

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