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La cascade de Glandieu avec son allure caractéristique, dite en queue de cheval, est constituée de 2 chutes successives totalisant une soixantaine de mètres (Glandieu, Ain, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er mai 2018

Notes d'information - 17.05.2018
Près des deux-tiers des nappes phréatiques (60%) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (21%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation confirme l’incidence notable des pluies de ce début d’année et une recharge hivernale conséquente.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er mai 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

Près des deux-tiers des nappes (60%) affichent un niveau modérément haut à très haut et moins d’un quart d’entre elles (21%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Un cinquième (19%) se situe dans la moyenne. Cette situation confirme l’incidence notable des pluies de ce début d’année et une recharge hivernale conséquente. A l’exception de quelques rares secteurs, on note, sur la plus grande partie du territoire, que les précipitations du début d’année ont été significatives en termes de recharge des aquifères.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit une phase de recharge hivernale qui se termine. On se situe désormais, avec seulement 41 % des points encore orientés à la hausse, sur la période ou la plus grande majorité des points tend à se stabiliser. Le nombre de points dont la tendance d’évolution est à la baisse augmente de manière significative (39%) par rapport au mois précédent (25% fin mars). Cette situation traduit la période de bascule entre hautes eaux et baisse progressive des niveaux vers les basses eaux. La fin de la recharge hivernale semble désormais actée.

La situation des nappes au 1er mai 2018 traduit la bascule entre hautes eaux et la période de basses eaux à venir.

Carte de la situation des nappes d'eau au 1er mai 2018

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er mai 2018

Durant ce mois d’avril 2018, la pluviométrie a été hétérogène avec des cumuls très excédentaires de la Normandie au Pas-de-Calais ainsi que sur le pourtour méditerranéen d'une part, et un déficit marqué de l'Alsace au nord de Rhône-Alpes d'autre part. En moyenne sur le pays, la pluviométrie a été proche de la normale.

L’évolution du niveau des nappes traduit globalement la fin de la période de recharge hivernale et la bascule entre hautes eaux et futures basses eaux. Cette situation est habituelle pour cette période de l’année. La bascule entre hautes eaux et stabilisation puis baisse des niveaux est normale pour cette fin avril. Les pluies des premiers mois de l’année 2018 ont induit une recharge efficace.

Au 1er mai 2018, le nombre de points en baisse (39%) est en augmentation par rapport au 1er avril 2018 (25%). Le nombre de points en hausse (41%) a, quant à lui baissé (49% au 1er avril). Cela traduit la bascule entre recharge hivernale et future période estivale.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour les trois quarts environ des points suivis (79%), ils sont modérément bas à très bas pour les 21% restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à fin avril 2018) sont marqués. Les pluies des premiers mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017. La situation des nappes est désormais favorable, à priori, pour répondre aux futurs besoins en eau souterraine des prochains mois, dont la période estivale.

Les niveaux des nappes fin avril 2018 sont en baisse pour 39% d'entre eux, stables pour 20% et en hausse pour les 41% restant.

En cette période de printemps, après la période active de la recharge hivernale, un nombre marqué de réservoirs (60%) affichent des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 34% sont très hauts ou hauts, 26% modérément hauts, 19% autour de la moyenne, 11% modérément bas et 10% bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (79%), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins favorables.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • L’ensemble des nappes du bassin Adour-Garonne dont les niveaux sont stables, voire en hausse et qui se situent désormais au-dessus des valeurs moyennes.
  • Les nappes de l’est et du sud du Bassin parisien dont les niveaux sont modérément hauts à hauts avec, certes, une tendance globale à la baisse mais habituelle pour cette période de l’année.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux sont désormais stables mais assez hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux désormais hauts, après des épisodes pluvieux significatifs récents, qui ont induit une dynamique de recharge importante.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, tout particulièrement en aval de Lyon, qui présentent des niveaux qui sont en hausse progressivement mais qui, pour beaucoup d’entre eux, sont bas, à cause d’un cumul de pluie faible sur le début d’année.
  • Les aquifères de la plaine du Roussillon dont les niveaux sont, globalement, assez stables mais encore, pour beaucoup, assez bas. Ce secteur n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux suffisants pour générer la recharge attendue.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la note d'information sur l'état des nappes d’eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er mai 2018

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