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La cascade du Hérisson, succession de chutes d'eau sur 300 m de dénivelé, ici le Saut Girard (Bonlieu, Jura, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er mai 2014

Notes d'information - 26.05.2014
Les deux tiers des nappes phréatiques (76%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Après une recharge hivernale notable, on est désormais passé de la période de bascule entre recharge et stabilisation vers la période habituelle de baisse des niveaux.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er mai 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (76%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l'ouest (bassin Adour-Garonne), le sud-est (vallée du Rhône) et le nord (bassin Artois-Picardie). La situation des nappes en ce printemps, après la période de recharge, est liée à des précipitations normales voire au-dessus des normales sur la plus grande partie du territoire (surtout à l'ouest) depuis septembre sauf pour le département de l'Hérault et pour les secteurs côtiers du Languedoc-Roussillon.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

Après une recharge hivernale notable, on est désormais passé de la période de bascule entre recharge et stabilisation vers la période habituelle de baisse des niveaux. Ceci est confirmé avec une forte majorité des points de suivi qui affiche un niveau en baisse (65%). Seule une faible proportion des points reste stable (21%) et très peu de points (10%) présentent encore des niveaux en hausse. Cette situation est assez normale pour la saison.

La situation des nappes au 1er mai traduit assez clairement la fin de la période de bascule entre recharge et baisse des niveaux. Le passage progressif vers une baisse généralisée des niveaux est acté.

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er mai 2014

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er mai 2014

Après un début d’année très arrosé, dans la continuité de mars, ce mois d’avril se révèle être un mois plutôt sec, voire très sec sur la moitié est, et doux sur l’ensemble du pays. La pluviométrie moyennée sur la France présente un déficit d’environ 30 %. Ce déficit dépasse 75 % en Champagne-Ardenne, Lorraine et Provence. Les cumuls mensuels y sont exceptionnellement faibles, avec le plus souvent entre 1 et 5 jours de pluie. Sur l’Hérault, le déficit pluviométrique est supérieur à 40 % depuis le début de la période de recharge. Seules les régions des Hautes-Pyrénées au Roussillon et de la Normandie à l’Orléanais ont été bien arrosées. Le nombre de jours de pluie est inférieur à la normale sur la quasi-totalité du pays, souvent de 6 à 8 jours sur le Nord-Est.

L’évolution du niveau des nappes traduit, avec une proportion grandissante de points en baisse (65%) et une part notable de points stables (21%), la bascule vers la période des basses eaux. Seule une très faible proportion des points (14%) demeure orientée à la hausse. Les niveaux de nappe sont assez hauts pour cette période de l'année grâce à une recharge hivernale qui a été très positive cette année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions assez favorables pour aborder les futures périodes moins pluvieuses du printemps.  

Les niveaux de nappes à fin avril 2014 sont en baisse pour 65% d'entre eux, stables pour 21% et en hausse pour les 14% restant.

L’état de remplissage des aquifères n'a pas beaucoup varié depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (76%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin avril 2014. Dans le détail, on note que 15% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 5% très inférieurs.

Pour de nombreux secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la vallée du Rhône, dans le bassin Artois-Picardie ou dans le bassin Adour-Garonne. Quelques nappes en Alsace, dans le secteur du Bassin Parisien, en Lorraine, en Languedoc-Roussillon et en Corse présentent quant à elles des situations plus nuancées avec des niveaux plus normaux, voire déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l'année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d'épisodes marquées de recharge hivernale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont désormais orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie de l'hiver ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présentent des niveaux certes orientés à la baisse mais qui ont bénéficié de précipitations très importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux désormais en baisse mais qui, grâce à un cumul de précipitation excédentaire de début d'année, ont des taux de remplissage supérieur à la normale.
  • Les nappes de l'ensemble du bassin Adour-Garonne qui sont désormais stables, voire déjà en baisse, mais dont les niveaux ont profité de façon significative des pluies d'hiver. Les niveaux sont encore supérieurs à la normale.

Les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du Bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est désormais effective pour la plupart des points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • La nappe du Cénomanien dans le département de la Sarthe qui présente, malgré une recharge améliorée depuis 2012, une orientation certes encore stable des niveaux mais dont le taux de remplissage se situe sous les valeurs normales pour la saison.
  • Les aquifères de Lorraine et du nord de l'Alsace  qui présentent des niveaux inférieurs à la normale et dont la situation s'est dégradée récemment en lien avec un déficit de précipitation relatif durant le mois d'avril.
  • Les aquifères karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises qui confirment, en contexte de précipitations déficitaires, les tendances à la baisse des niveaux piézométriques qui ont déjà été notées le mois dernier.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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Nappes phréatiques : une recharge hivernale 2013-2014 exceptionnelle

Dossier de presse - Recharge des nappes d'eau 2013-2014

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