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La cascade de Glandieu avec son allure caractéristique, dite en queue de cheval, est constituée de 2 chutes successives totalisant une soixantaine de mètres (Glandieu, Ain, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juin 2016

Notes d'information - 20.06.2016
Les trois quarts des nappes phréatiques (75%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. Quelques secteurs restent déficitaires en termes de recharge comme dans une partie du Sud-Est ou certaines nappes du massif pyrénéen.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juin 2016 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les trois quarts des réservoirs (75%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre que, sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace en début d’année et plus récemment, fin mai, avec des épisodes pluvieux intenses. La plus grande partie du Bassin parisien, du Sud-Ouest et de l’Est présentent des niveaux normaux ou supérieurs à la normale. Quelques secteurs restent déficitaires en termes de recharge comme dans une partie du Sud-Est ou certaines nappes du massif pyrénéen.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en cette fin de période printanière, la fin de la recharge pour de nombreux aquifères avec 39% des points orientés à la baisse et 29% stables. Le nombre de points encore orientés à la hausse est désormais limité à 31% (37% fin avril). La situation correspond au passage progressif vers la période estivale des basses eaux que l’on devrait observer cet été. Cette situation est assez habituelle pour cette période de l’année.

La situation des nappes au 1er juin 2016 traduit nettement la période de bascule entre les hausses de niveau de la recharge hivernale et les baisses de niveau de la période estivale.

 

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juin 2016

Le mois de mai a été marqué par une pluviométrie très excédentaire sur une grande partie de l'Hexagone ainsi que sur le nord-ouest de la Corse. Elle a été exceptionnelle sur la moitié nord du pays, très arrosée avec des cumuls de pluie une fois et demie à trois fois supérieurs à la normale. À la faveur de précipitations marquées à partir du 28 mai, les cumuls ont atteint des valeurs records en Bourgogne, dans le Centre, la Picardie et l'Île-de-France, provoquant des inondations tout particulièrement dans les régions du Centre, en Île-de-France puis en Normandie. Sur la moitié sud, les pluies ont également été abondantes des Charentes au sud du Massif central, localement plus de deux fois supérieures à la normale. En revanche, les précipitations ont été déficitaires sur le Cotentin et la Bretagne, ainsi que généralement sur le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées, en Provence et sur le sud de la Corse. Sur la France et sur le mois, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 40%.

L’évolution du niveau des nappes traduit la période de bascule entre recharge hivernale et basses eaux annuelles. Par rapport à fin avril on note, fin mai, un nombre de points en baisse invariant (39%) et un nombre de points stables en augmentation (29% pour 24% fin avril). Le nombre de points en hausse fin mai reste important (31%) pour la période. Sur l’ensemble du territoire, les niveaux de nappes sont normaux ou supérieurs à la normale pour 75% des points suivis et inférieurs à la normale pour les 25% restants. La période de recharge par les pluies hivernales et les pluies du mois de mai a été active. En dehors de quelques secteurs, la situation est globalement normale pour cette période de l’année.

Les niveaux de nappes à fin mai 2016 sont en baisse pour 39% d'entre eux, stables pour 29% et en hausse pour les 31% restant.

Après une fin d’année 2015 marquée par un déficit pluviométrique notable, les pluies des premiers mois de 2016 et de mai 2016 ont permis de retrouver une situation plus habituelle avec un taux de remplissage des nappes proche de la normale dans de nombreux secteurs. Il affiche, pour un grand nombre de réservoirs (75%), des valeurs normales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 36% des points suivis sont supérieurs à la normale, 39% ont des niveaux normaux et 25% sont inférieurs à la normale.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux voire supérieurs à la normale. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux plus déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de printemps, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer :

  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace qui présente, globalement, une tendance à la hausse avec des niveaux qui sont supérieurs à la normale. La situation est favorable pour cette période de l’année.
  • Les aquifères calcaires jurassiques du Berry qui présentent une tendance à la stabilisation avec des niveaux globalement supérieurs à la normale, grâce à une recharge hivernale et du mois de mai très active.
  • La nappe de la craie de Touraine qui est certes désormais orientée à la baisse mais dont les niveaux sont supérieurs à la normale sur une grande majorité des points.

De nombreux secteurs présentent des situations favorables, avec des niveaux normaux pour cette période de l’année, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en partie amont, qui sont toujours assez stables et dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, proches de la normale. Les pluies efficaces 2016 ont été bénéfiques.
  • La plupart des aquifères du bassin Adour-Garonne qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux. La grande majorité des points présente des niveaux désormais stables.
  • Les nappes crayeuses et calcaires du bassin Artois-Picardie qui présentent, certes, une tendance à la baisse mais dont les niveaux sont majoritairement normaux.

Certains secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux  inférieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du Roussillon qui présentent, en situation de précipitation déficitaire au cours de la période hivernale, et jusque récemment, des niveaux pour beaucoup inférieurs aux valeurs normales.
  • La nappe de l’Yprésien et du Lutétien, dont les niveaux sont assez stables mais, pour beaucoup d’entre eux, inférieurs à la normale en cette période de l’année. La phase habituelle de recharge hivernale aura été déficitaire. Les pluies récentes de mai 2016 devraient améliorer prochainement la situation. Les pluies récentes de mai 2016 devraient améliorer prochainement la situation.
  • Les nappes alluviales de Corse qui présentent des niveaux en baisse, désormais en majorité inférieurs à la normale. La recharge hivernale de ces nappes, en partie résorbée en mars, est déficitaire.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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Recharge des nappes d'eau souterraine et adaptation au changement climatique

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