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La résurgence du Bonheur, ici cette rivière, après un parcours souterrain, devient le Bramabiau (Saint-Sauveur-Camprieu, Gard, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juin 2015

Notes d'information - 16.06.2015
La grande majorité des nappes phréatiques (82%) affiche un niveau normal à supérieur à la normale. La recharge n’est excédentaire que sur une partie du sud-est.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juin 2015 est hétérogène d’une région à l’autre.

La grande majorité des réservoirs (82%) affiche un niveau normal à supérieur à la normale. La situation traduit, sur la plus grande partie du territoire, une recharge hivernale moyenne sur la période septembre 2014 à mai 2015. La recharge n’est excédentaire que sur une partie du sud-est. Pour quelques secteurs la situation est plus favorable (niveau supérieur à la normale) notamment sur la vallée du Rhône, sur le bassin Artois-Picardie, sur la Vendée, sur quelques nappes amont pyrénéennes et en Alsace.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, au cours de ce printemps, la bascule entre période hivernale et estivale. Le nombre de points en hausse (21%) est assez réduit. Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse (50%) a augmenté par rapport au mois dernier, au détriment du nombre de points stables (29%) qui a diminué en contrepartie. Cette situation de bascule entre la hausse des niveaux (recharge hivernale) et une future baisse généralisée des niveaux (période estivale) est habituelle pour cette période de l'année.

La situation des nappes au 1er juin traduit clairement la fin de la période de recharge hivernale. La recharge de l’hiver 2015 aura été moins marquée qu'en 2014 mais réelle. La stabilisation des niveaux puis le passage progressif vers une baisse plus généralisée de ceux-ci devrait se confirmer avec la période estivale qui approche.

Carte de France de la situation des nappes phréatiques au 1er juin 2015

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juin 2015

Dans la continuité du mois d'avril, un temps sec a dominé sur la majeure partie du pays durant ce mois de mai 2015. En moyenne sur la France, la pluviométrie a été déficitaire de plus de 30%. Le déficit a été supérieur à 50% dans le Sud-Ouest et le Massif central. Du Languedoc à la Provence, il a dépassé généralement 80%. Seuls les Pays de la Loire, les Charentes, le sud des Vosges et le nord des Alpes ont connu une pluviométrie excédentaire. En Savoie et Haute-Savoie, l'excédent a atteint 50 %.

Du fait du pic de chaleur durant la première quinzaine et du déficit pluviométrique, les sols superficiels se sont asséchés du Limousin à l'Auvergne et au sud du Massif central, ainsi que sur les régions méditerranéennes, tandis que l'on se dirige vers un début de sécheresse sur le sud des Alpes et la Corse.

L’évolution du niveau des nappes traduit la période de bascule entre recharge hivernale et future période estivale. Au cours de ce mois de mai, on note une augmentation du nombre de points en baisse (50% contre 43% fin avril). Le nombre de points stables diminue en contrepartie (29% contre 40%). Sur une grande partie du territoire, les niveaux de nappes sont normaux (20 indicateurs globaux sur 31) ou supérieurs à la normale (8/31). On se situe ainsi, globalement, pour ce printemps, dans des conditions normales de bascule entre recharge (moindre qu’en 2014) et stabilisation puis baisse du niveau des nappes.

Les niveaux de nappes à fin mai 2015 sont en baisse pour 50% d'entre eux, stables pour 29% et en hausse pour les 21% restant.

L’état de remplissage des aquifères n’a que très modérément varié sur la période récente (au cours du mois de mai). Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (82%), des valeurs égales ou supérieures à la normale. Dans le détail, on note que 14% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 4% très inférieurs.

Pour la plus grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux. Pour  quelques secteurs, ils sont supérieurs à la normale, notamment sur la vallée du Rhône, sur le bassin Artois-Picardie, sur la Vendée, sur quelques nappes amont pyrénéennes et sur l’Alsace.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de bascule, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, pour partie encore stables et dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie efficace ont favorisé une recharge hivernale notable.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux désormais en baisse mais qui, grâce aux précipitations notables des derniers mois, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les aquifères d’Alsace qui présentent des niveaux en hausse, supérieurs aux normales de saison, en lien avec les épisodes pluvieux favorables du début d'année.

Pour les secteurs qui présentent des situations assez favorables, avec des niveaux normaux, on peut citer par exemple :

  • La plupart des aquifères du Bassin parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. Une certaine tendance à la baisse des niveaux est désormais marquée pour plusieurs secteurs. On se situe désormais en pleine période de bascule.
  • Les aquifères de la grande majorité du bassin Adour-Garonne, qui présentent, globalement des niveaux normaux, avec un grand nombre de points stables.
  • Les aquifères du Languedoc-Roussillon dont les points de suivi présentent des niveaux encore proche de la normale, en lien avec des épisodes de pluies soutenues courant mars, rares depuis et déficitaires en mai 2015.

Quelques secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux inférieurs à la normale, on peut citer par exemple : 

  • Les aquifères de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur qui présentent des niveaux en baisse, avec une situation plus tendue que durant le mois précédent, en lien avec un déficit pluviométrique en mai qui est réel.
  • La nappe des calcaires Jurassique du Bessin qui présente une baisse généralisée sur l’ensemble des points de suivi, avec des niveaux moyens inférieurs à la normale et aux valeurs enregistrées en 2014 à la même date.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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La recharge hivernale des nappes phréatiques 2014-2015 : une situation plutôt favorable

Dossier de presse - Recharge des nappes d'eau 2014-2015

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