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La Source bleue, résurgence aux eaux transparentes (Malbuisson, Doubs, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juin 2014

Notes d'information - 17.06.2014
Les deux tiers des nappes phréatiques (76%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l'ouest, le sud-est et le nord.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juin 2014 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (76%) affichent un niveau normal à supérieur à la normale. Les secteurs où la situation est favorable (niveau supérieur à la normale) sont répartis dans l'ouest (bassin Adour-Garonne), le sud-est (vallée du Rhône) et le nord (bassin Artois-Picardie). La situation des nappes en cette fin de printemps, après la période de recharge, est liée à des précipitations normales voire au-dessus des normales sur la plus grande partie du territoire (surtout à l'ouest) depuis septembre sauf pour le département de l'Hérault et pour les secteurs côtiers du Languedoc-Roussillon.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

Après une recharge hivernale notable, on est désormais orienté vers la période habituelle de baisse des niveaux. Ceci est confirmé par une forte majorité des points de suivi qui affiche un niveau en baisse (62%). Une proportion non négligeable des points reste stable (27%) et très peu de points (12%) présentent encore des niveaux en hausse. Cette situation est assez normale pour la saison.

La situation des nappes au 1er juin traduit assez clairement la fin de la période de bascule entre recharge et baisse des niveaux. Le passage progressif vers une baisse généralisée des niveaux est acté, il ne devrait pas beaucoup se modifier au cours des prochains mois.

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juin 2014

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juin 2014

Après les mois de mars et avril en déficit de 30 %, la pluviométrie retrouve pour ce mois de mai une valeur proche de la normale à l'échelle de la France. Sans caractère exceptionnel, elle présente néanmoins de fortes disparités géographiques. Les précipitations ont été excédentaires sur l’ouest des Pyrénées, ainsi que de la frontière belge au nord de l’Aquitaine, particulièrement en Haute-Normandie et en Poitou-Charentes où les cumuls de pluie ont dépassé une fois et demie la normale. En revanche, le déficit pluviométrique dépasse généralement 50 % du plateau de Langres à l’Aveyron ainsi que sur les régions méditerranéennes.

L’évolution du niveau des nappes confirme, avec une proportion importante de points en baisse (62%) et une part notable de points stables (27%), la bascule vers la période des basses eaux. Seule une très faible proportion des points (12%) demeure orientée à la hausse. Les niveaux de nappe sont assez hauts pour cette période de l'année grâce à une recharge hivernale qui a été très positive cette année. On se situe globalement, pour de nombreux secteurs, dans des conditions assez favorables pour aborder la période estivale sauf dans plusieurs secteurs du Languedoc-Roussillon.

Les niveaux de nappe à fin mai 2014 sont en baisse pour 62% d'entre eux, stables pour 27% et en hausse pour les 12% restant.

L’état de remplissage des aquifères n'a pas beaucoup varié depuis le mois dernier. Il affiche, pour la plus grande majorité d’entre eux (76%), des valeurs égales ou supérieures à la normale en cette fin mai 2014. Dans le détail, on note que 18% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 6% très inférieurs.

Pour de nombreux secteurs du territoire, les niveaux des nappes sont supérieurs à la normale, notamment dans la vallée du Rhône, dans le bassin Artois-Picardie ou dans le bassin Adour-Garonne. Quelques nappes en Alsace, dans le secteur du Bassin parisien, en Lorraine, en Languedoc-Roussillon et en Corse présentent quant à elles des situations plus nuancées avec des niveaux plus normaux, voire déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période de l'année, avec des niveaux supérieurs à la normale, à la faveur d'épisodes marqués de recharge hivernale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont certes orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, supérieurs à la normale. Les cumuls de pluie de l'hiver ont favorisé une recharge importante.
  • La nappe des calcaires du Jurassique du sud de la Vendée qui présente des niveaux certes orientés à la baisse mais qui ont bénéficié de précipitations très importantes. Les niveaux sont au-dessus des normales de saison.
  • Les nappes crayeuses de la région Nord-Pas-de-Calais qui présentent des niveaux désormais en baisse mais qui, grâce à un cumul de précipitation excédentaire de début d'année, ont des taux de remplissage supérieurs à la normale.
  • Les nappes du bassin Adour-Garonne sont pour la plupart encore stables avec cependant certaines déjà orientées à la baisse. Les niveaux ont profité de façon significative des pluies d'hiver. Les niveaux sont encore majoritairement supérieurs à la normale.

Les secteurs qui présentent des situations moins favorables, avec des niveaux proches de la normale, voire inférieurs à la normale on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du centre du Bassin parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La baisse des niveaux est effective pour un grand nombre de points. Cette situation est assez habituelle pour la saison.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux en baisse, inférieurs à la normale. La situation pourrait devenir préoccupante pour la période estivale si le déficit pluviométrique perdure en juin.
  • Les aquifères de Lorraine et du nord de l'Alsace  qui présentent des niveaux inférieurs à la normale et dont la situation s'est dégradée récemment en lien avec un déficit relatif de précipitation durant les derniers mois.
  • Les aquifères karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises qui confirment, en contexte de précipitations déficitaires, les tendances à la baisse des niveaux piézométriques qui ont déjà été notées le mois dernier.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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Nappes phréatiques : une recharge hivernale 2013-2014 exceptionnelle

Dossier de presse - Recharge des nappes d'eau 2013-2014

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