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Le Cians, petit torrent alpin qui prend ses sources dans le parc national du Mercantour, creuse son lit dans les grès rouges du Permien (entre Puget-Théniers et Valberg, Var, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er juillet 2017

Notes d'information - 17.07.2017
Les deux tiers des nappes (74%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation, assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2017 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des nappes (74%) affichent un niveau modérément bas à très bas. Cette situation, assez dégradée, est la conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année. Seuls quelques rares secteurs présentent des niveaux autour de la moyenne comme au sud du Bassin parisien et sur le secteur de Nîmes et Montpellier. Le reste du territoire présente des niveaux modérément bas voire bas. La vallée du Rhône au sud de Lyon présente des niveaux très bas.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais une situation de basses eaux avec plus des trois quarts des points (87%) orientés à la baisse. Le phénomène s’est fortement accéléré au cours des derniers mois. Seuls 4% des points sont en hausse alors qu’ils étaient encore à 24% au 1er juin. Le nombre de points stables (9%) est également très faible pour la période. Cette situation n’est pas totalement inhabituelle pour la période estivale mais elle est tout de même précoce. La période de bascule entre hautes et basses eaux semble dépassée.

La situation des nappes au 1er juillet 2017 traduit la période estivale de basses eaux.

Voir la carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juillet 2017

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juillet 2017

Pour ce mois de juin 2017, les cumuls de précipitations ont été très disparates sur notre pays. Les passages perturbés, le plus souvent orageux, se sont produits essentiellement en début et en fin de mois. Le cumul de précipitations a atteint 1,5 fois à 2,5 fois – localement – la normale, du sud de la Mayenne à l’Indre-et-Loire, sur le sud de la région parisienne et surtout sur la Nouvelle-Aquitaine, les Pyrénées-Orientales, le Cantal et la Haute-Loire. À l’inverse, les régions de l’Est de la Normandie, du Nord-Est de la Bourgogne-Franche-Comté au Haut-Rhin, le centre de l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Allier, l’Occitanie et le sud de la Bretagne ont enregistré localement un déficit de 25 à 60 %. Sur le Nord et le Pas-de-Calais, il a même atteint 40 à 80 %, voire localement plus sur la région PACA et la Corse. En moyenne sur le mois et sur la France, la pluviométrie est proche de la normale.

L’évolution du niveau des nappes traduit une situation précoce de basses eaux en période estivale. Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers mois sur une grande partie du territoire explique un taux de recharge déficitaire. Les premières pluies d’automne qui avaient commencé à engendrer un premier épisode de recharge n’ont pas perduré et la situation ne s’est pas améliorée au cours de l’hiver. Au cours du printemps, les pluies ont été bénéfiques pour la végétation mais peu efficace pour assurer une recharge des nappes.

Le nombre de points en baisse (87%) a beaucoup augmenté au cours des deux derniers mois (59% fin avril 2017) et le nombre de points en hausse (4%) est désormais très réduit (il était de 24% fin avril 2017).

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus hauts pour seulement 26% des points suivis, ils sont modérément bas à très bas pour les 74% restants.

Les pluies de la période novembre à avril qui, habituellement, permettent la recharge hivernale n’ont assuré que partiellement leur rôle de remplissage des nappes cette année.

Les niveaux des nappes fin juin 2017 sont en baisse pour 87% d'entre eux, stables pour 9% et en hausse pour les 4% restant.

En ce début de période estivale, un grand nombre de réservoirs (74%) affichent des niveaux modérément bas à très bas.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 1% sont hauts ou très hauts, 7% modérément hauts, 18% autour de la moyenne, 31% modérément bas, 27% bas et 16% très bas.

Pour la plus grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont inférieurs à la normale. Seuls deux secteurs présentent des niveaux moins déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en période de basses eaux, dite période estivale, avec des niveaux autour de la moyenne, on ne peut citer que :

  • Les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier dont les niveaux sont toujours orientés à la baisse mais qui se situent encore globalement autour de la moyenne dans un contexte de pluies proche de la normale pour ce mois de juin.
  • La nappe des calcaires de Beauce au sud du Bassin parisien dont les niveaux, désormais en baisse, sont globalement autour des valeurs moyennes.

De nombreux secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux  bas voire très bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • La nappe de la craie champenoise dont les points sont orientés à la baisse et qui présentent, pour un grand nombre d’entre eux, des niveaux bas.
  • Toutes les nappes du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale réduite. Les niveaux sont globalement tous orientés à la baisse.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon, qui présentent des niveaux orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas voire très bas, en conséquence de la recharge hivernale déficitaire.
  • La nappe des calcaires jurassiques de Lorraine dont tous les niveaux sont globalement bas et désormais orientés à la baisse.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la note d'information sur l'état des nappes d’eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er juillet 2017

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