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La source du Doubs à Mouthes (Mouthes, Jura, 2006). © BRGM - Denise Théau

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er juillet 2016

Notes d'information - 19.07.2016
Plus des trois quarts des réservoirs (83%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation est peu habituelle pour ce début de période estivale qui va bénéficier largement des fortes pluies de juin.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er juillet 2016 est hétérogène d’une région à l’autre.

Plus des trois quarts des réservoirs (83%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre qu’une grande partie du territoire a profité d’une recharge exceptionnelle liée aux épisodes pluvieux intenses de fin mai, début juin. La plus grande partie du Bassin parisien, le Nord et l’Est présente des niveaux supérieurs à la normale. Le Sud-Est est quant à lui déficitaire en termes de recharge. Le Roussillon et la région PACA présentent même des situations assez défavorables.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce début de période estivale, une phase de recharge tardive assez exceptionnelle pour de nombreux aquifères avec 51% des points orientés à la hausse et 24% stables. Le nombre de points orientés à la baisse est limité à 25% (39% fin mai). Sur une grande partie du territoire, la situation est peu habituelle pour ce début de période estivale qui va ainsi bénéficier largement des fortes pluies de juin.

La situation des nappes au 1er juillet 2016 traduit une phase de recharge tardive avec des niveaux favorables, sauf sur le Sud-Est, pour passer la période estivale.

 

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er juillet 2016

Le mois de juin a été marqué par de fréquents passages pluvieux notamment en début de mois sur le nord de l'Hexagone. Au nord d’un axe Nantes (Loire-Atlantique)/Pontarlier (Doubs), les précipitations ont atteint une fois et demie à deux fois et demie la normale, sauf de l’est de la Basse-Normandie à la Baie de Somme où les cumuls ont été proches des valeurs de saison. Des records mensuels ont été battus par endroits sur le Nord et le Nord-Est. En revanche, les précipitations ont été déficitaires, souvent de 30 à 60%, sur les Pyrénées-Atlantiques, le sud de Midi-Pyrénées, et surtout sur le pourtour du Golfe du Lion et le nord de la Corse. Le déficit a même dépassé 70% sur le littoral de l’Hérault, les Bouches-du-Rhône et la Balagne. Sur la France et sur le mois, la pluviométrie a été excédentaire de plus de 25%. Le cumul des six premiers mois de l’année 2016, avec un excédent de plus de 35% en moyenne sur le territoire, est l’un des plus élevés depuis près de 60 ans.

L’évolution du niveau des nappes traduit une situation assez inhabituelle en ce début d’été. Sur la moitié nord du pays, les fortes pluies de juin ont engendré une phase de recharge tardive très marquée. Ainsi, fin juin, le nombre de points en hausse est très élevé pour cette période de l’année (51%). Le nombre de points stables reste sensiblement constant (24% pour 29% fin mai). Le nombre de points en baisse fin juin diminue (25% pour 39% fin mai). Sur l’ensemble du territoire, les niveaux de nappes sont normaux ou supérieurs à la normale pour 83% des points suivis, ils sont inférieurs à la normale pour les 17% restants. Les pluies de fin mai, début juin ont induit une période de recharge tardive très significative sur la partie nord du pays.

Les niveaux de nappes à fin juin 2016 sont en baisse pour 25% d'entre eux, stables pour 24% et en hausse pour les 51% restants.

Après une fin d’année 2015 marquée par un déficit pluviométrique notable, les pluies des premiers mois de 2016, et surtout de mai/juin 2016, ont permis une recharge significative des nappes. Le taux de remplissage est même excédentaire sur la partie nord du territoire. En ce début de période estivale, un grand nombre de réservoirs (83%) affiche des valeurs normales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 58% des points suivis sont supérieurs à la normale, 25% ont des niveaux normaux et 17% sont inférieurs à la normale.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux voire supérieurs à la normale. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux plus déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en ce début de période estivale, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer :

  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace qui présente des niveaux en hausse très supérieurs à la normale. La situation est très favorable pour cette période de l’année.
  • Les aquifères calcaires jurassiques du Berry qui présentent une tendance à la hausse marquée avec des niveaux très supérieurs à la normale, grâce aux évènements pluvieux de ce dernier mois.
  • La nappe des calcaires jurassiques de Lorraine qui est orientée à la hausse avec des niveaux très supérieurs à la normale pour l’ensemble du secteur.

De nombreux secteurs présentent des situations favorables, avec des niveaux normaux pour cette période de l’année, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en partie amont, qui sont encore assez stables et dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, proches de la normale. Les pluies efficaces 2016 ont été bénéfiques.
  • La plupart des aquifères du Bassin Adour-Garonne qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux. La grande majorité des points présente des niveaux encore stables.
  • La nappe de la craie normande et picarde qui présente une tendance à la hausse et dont les niveaux sont en grande partie normaux.

Certains secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux  inférieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du Roussillon qui présentent, en situation de précipitation déficitaire au cours de la période hivernale et des derniers mois, des niveaux inférieurs aux valeurs normales.
  • Les aquifères de la région PACA, dont les niveaux sont globalement en baisse et majoritairement inférieurs, voire très inférieurs à la normale pour cette période de l’année. La situation est assez défavorable.
  • Les nappes du secteur Nîmes-Montpellier qui présentent des niveaux encore stables pour les calcaires mais en baisse pour les alluvions. Ces niveaux sont en majorité inférieurs à la normale. La recharge hivernale de ces nappes, en partie résorbée au printemps, est désormais déficitaire.

POUR ALLER PLUS LOIN 

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Recharge des nappes d'eau souterraine et adaptation au changement climatique

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