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Vue de la rivière La Sioule. Photo prise dans le cadre des projets de réhabilitation, de sauvegarde ou de valorisation d'importants vestiges miniers de surface, menés par le BRGM, intégrant les critères culturels, touristiques, archéologiques et faunistiques (Pontgibaud, Puy-de-Dôme, 2012). © Laurent Mignaux - MEDDE

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er avril 2016

Notes d'information - 20.04.2016
Les deux tiers des nappes phréatiques (76%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre que, sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des deux premiers mois de l’année.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er avril 2016 est hétérogène d’une région à l’autre.

Les deux tiers des réservoirs (76%) affichent un niveau normal ou supérieur à la normale. La situation montre que, sur la plus grande partie du territoire, la recharge hivernale a été efficace au cours des deux premiers mois de l’année. La plus grande partie du Bassin parisien, du Sud-Ouest et de l’Est présente des niveaux normaux ou supérieurs à la normale en lien avec des pluies marquées. Quelques secteurs restent déficitaires en termes de recharge comme dans une partie du Sud-Est ou dans le nord-est du Bassin parisien.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en cette fin de période hivernale, une poursuite de la recharge des différents aquifères pour environ 1/3 des points (39%) et une tendance à la stabilisation pour un nombre de points à peu près équivalent (37%). Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse est en augmentation significative par rapport au mois précédent (23% fin mars pour 9% fin février). Cette situation est assez habituelle pour cette fin de période hivernale et assez similaire à celle observée en 2015.

La situation des nappes au 1er avril traduit une période de recharge hivernale qui prend fin progressivement. On se situe désormais sur la période de bascule entre recharge et stabilisation généralisée des niveaux.

 

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er avril 2016

Le mois de mars a été marqué par un temps assez agité avec de fréquentes giboulées en début de mois. La pluviométrie, excédentaire sur la moitié ouest du pays, a été par endroits jusqu'à plus d'une fois et demie supérieure à la normale sur le quart nord-ouest ainsi que sur la côte aquitaine, le nord de Midi-Pyrénées et les Alpes-Maritimes. En revanche, elle a été plus proche des normales sur l'Est, voire déficitaire en Languedoc-Roussillon, de l'Alsace aux Alpes, ainsi que localement en Champagne-Ardenne, en Lorraine et en Corse. Sur la France et sur le mois, la pluviométrie a connu un excédent de plus de 20 %.

L’évolution du niveau des nappes traduit une fin progressive de la période de recharge hivernale. Par rapport à fin février on note, fin mars, un nombre de points en baisse en augmentation (23% contre 9% fin février) et un nombre de points stables également croissant (37% pour 24% fin février). Seuls 39% des points sont en hausse fin mars alors qu’ils représentaient 67% fin février. Sur l’ensemble du territoire, les niveaux de nappes sont normaux ou supérieurs à la normale pour 76% des points suivis et inférieurs à la normale pour les 24% restants. La période de recharge hivernale par les pluies a été active sur les trois premiers mois de l’année. La situation est sensiblement plus dégradée que les années précédentes (avril 2014 et 2015) caractérisées par une recharge hivernale plus marquée.

Les niveaux de nappes à fin mars 2016 sont en baisse pour 23% d'entre eux, stables pour 37% et en hausse pour les 39% restant.

Après une fin d’année 2015 marquée par un déficit pluviométrique notable, les pluies des trois premiers mois de 2016 ont permis de retrouver une situation plus habituelle avec un taux de remplissage des nappes proche de la normale dans de nombreux secteurs. Il affiche, pour un grand nombre de réservoirs (76%), des valeurs normales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 43% des points suivis sont supérieurs à la normale, 33% ont des niveaux normaux et 22% sont inférieurs à la normale.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux voire supérieurs à la normale. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux plus déficitaires.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette fin de période hivernale, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer :

  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace qui présente une tendance stable des niveaux qui sont globalement supérieurs à la normale. La situation est favorable pour cette période de l’année.
  • Les aquifères calcaires du bassin Adour-Garonne qui présentent certes une tendance à la stabilisation mais dont les niveaux sont globalement supérieurs à la normale, grâce à une recharge hivernale qui a été active.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Berry qui est désormais orientée à la baisse mais dont les niveaux sont supérieurs à la normale sur une grande majorité des points.
  • La nappe des calcaires du sud de la Vendée qui présente désormais une tendance à la baisse mais qui, grâce à une recharge hivernale active, a des niveaux dans l’ensemble supérieurs à la normale.

De nombreux secteurs présentent des situations favorables, avec des niveaux normaux pour cette période de l’année, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont désormais assez stables et dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, proches de la normale. Les pluies efficaces du début d’année 2016 ont été bénéfiques.
  • La plupart des aquifères de l’ouest du Bassin parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux. La plupart des points sont orientés à la hausse, la recharge ne semble pas terminée.
  • Les nappes alluviales de Corse qui présentent des niveaux normaux suite aux précipitations de ce début d’année. Le retard de recharge de ces nappes a été résorbé en mars pour la majorité des points.

Certains secteurs présentent des situations défavorables, avec des niveaux  inférieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères du Roussillon qui présentent, en situation de précipitation déficitaire au cours de la période hivernale, des niveaux pour beaucoup inférieurs aux valeurs normales.
  • La nappe de la craie champenoise, dont les niveaux sont en hausse mais tous inférieurs à la normale pour cette période de l’année. La phase habituelle de recharge hivernale reste déficitaire.
  • Les nappes des aquifères karstiques du secteur de Nîmes et Montpellier, dont les niveaux sont stables et inférieurs aux valeurs normales. Le déficit de recharge hivernale est assez marqué.

POUR ALLER PLUS LOIN 

Télécharger la note d'information sur l'état des nappes d’eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er avril 2016

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