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Le Cians, petit torrent alpin qui prend ses sources dans le parc national du Mercantour, creuse son lit dans les grès rouges du Permien (entre Puget-Théniers et Valberg, Var, 2007). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d'eau souterraine au 1er août 2018

Notes d'information - 13.08.2018
La moitié des nappes phréatiques (51%) affiche un niveau modérément haut à très haut et un tiers d’entre elles (29%) affiche un niveau modérément bas à très bas.

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er août 2018 est hétérogène d’une région à l’autre.

La moitié des nappes (51%) affiche un niveau modérément haut à très haut et un tiers d’entre elles (29%) affiche un niveau modérément bas à très bas. Le cinquième restant (20%) se situe dans la moyenne. Cette situation, assez favorable pour cette époque de l’année, est liée à l’incidence notable des pluies qui se sont prolongées tard au printemps. A l’exception de quelques secteurs, les niveaux de nappes se situent globalement au-dessus des niveaux généralement observés en été.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit désormais la période des basses eaux avec, désormais seulement 11 % des points encore stables ou en hausse. Ce constat n’est pas inhabituel pour ce milieu de période estivale. Le nombre de points dont la tendance d’évolution est orientée à la baisse de niveau a très sensiblement progressé au 1er août à 89% (pour 56% au 1er juillet). Cette situation traduit la période estivale des basses eaux.

La situation des nappes au 1er août 2018 traduit désormais clairement la période des basses eaux, habituelle à cette époque de l’année.

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er août 2018

Les précipitations ont été très contrastées en juillet 2018. Elles ont été très faibles de la Normandie aux frontières nord et nord-est où le déficit pluviométrique a souvent dépassé 60%. Les épisodes pluvio-orageux ont en revanche été très fréquents au sud de la Garonne et se sont accompagnés de pluies abondantes et localement de grêle. L'excédent a souvent atteint 1,5 à 3 fois la normale voire plus localement. Sur le sud-ouest de la Bretagne, les cumuls ont atteint 1,5 à 2,5 fois la normale. Sur le pourtour méditerranéen et la majeure partie de la Corse, qui ont également connu quelques épisodes de pluies intenses, les cumuls de pluie sont excédentaires. Sur le mois et la France, la pluviométrie moyenne est déficitaire de plus de 20%.

L’évolution du niveau des nappes traduit globalement la période des plus basses eaux. La tendance à la baisse des niveaux s’est généralisée. Cette situation est assez habituelle pour cette période de l’année, au milieu de l’été. Le bénéfice des pluies des premiers mois de l’année 2018, depuis janvier et jusque tardivement en juin, reste marqué avec une recharge importante des nappes dont les conséquences positives perdurent.

Au 1er août 2018, le nombre de points en baisse (89%) est en forte progression par rapport au 1er juillet 2018 (56%). Le nombre de points stables ou en hausse (11%) s’est fortement réduit (44% au 1er juillet). Cela marque la période des basses eaux.

Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne voire plus haut pour près des trois quarts des points suivis (71%), ils sont modérément bas à très bas pour les 29% restants.

Les effets de la période de recharge hivernale (octobre 2017 à mai 2018) qui s’est même prolongée en juin pour certains secteurs, sont marquants. Les pluies des premiers six mois de l’année 2018 ont compensé le déficit de la fin d’année 2017 et la période estivale est abordée avec des nappes qui, globalement, ont été bien rechargées.

Les niveaux des nappes fin juillet 2018 sont en baisse pour 89% d'entre eux, stables pour 8% et en hausse pour les 3% restants.

En ce milieu de période estivale, après la période active de la recharge hivernale, un nombre important de réservoirs (51%) affichent encore des niveaux modérément hauts à très hauts.

Dans le détail, concernant les niveaux, on note que 25% sont très hauts ou hauts, 26% modérément hauts, 20% autour de la moyenne, 17% modérément bas et 12% bas à très bas.

Pour une grande partie du territoire (71%), les niveaux des nappes sont égaux ou supérieurs à la moyenne. Quelques secteurs présentent cependant des niveaux moins favorables.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en cette période, avec des niveaux autour de la moyenne, voire plus haut on peut citer :

  • Les différentes nappes du bassin Adour-Garonne dont la tendance est à la baisse et dont les niveaux présentent certes quelques variations selon les secteurs mais qui se situent globalement, pour beaucoup, au-dessus des valeurs moyennes.
  • La plus grande partie des nappes du Bassin parisien dont les niveaux présentent, après plusieurs mois de pluies marquées, une tendance générale à la baisse pour la plupart mais avec des valeurs toujours moyennes voire modérément hautes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes dont les niveaux confirment leur orientation à la baisse mais qui sont hauts voire très hauts pour cette période de l’année.
  • Les nappes de la région Corse qui présentent des niveaux encore très hauts. Les épisodes pluvieux des derniers mois, et notamment les plus récents, ont induit une dynamique de recharge très significative.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères des secteurs amonts de la Région PACA qui présentent des niveaux modérément bas à cause d’une recharge hivernale assez réduite. Certains points ont bénéficié de pluies récentes mais les effets de cette recharge tardive sont très limités.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement orientés à la baisse. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluie faible sur le début d’année.
  • La nappe de la plaine d’Alsace dont les niveaux sont, globalement, modérément bas. Ce secteur, comme une grande partie du nord-est du territoire, n’a pas bénéficié d’épisodes pluvieux récents.

POUR ALLER PLUS LOIN

Télécharger la note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine

Télécharger la carte de France de la situation des nappes au 1er août 2018

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