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La tuffière de Rolampont, source pétrifiante, est un milieu fragile aujourd’hui protégé et aménagé pour la visite, conjointement par la commune et l'ONF (Rolampont, au nord de Langres, Haute-Marne, 2006). © BRGM - François Michel

Etat des nappes d’eau souterraine au 1er août 2015

Notes d'information - 13.08.2015
Une partie importante des nappes phréatiques (62%) affiche un niveau normal à supérieur à la normale. Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse (76%) a légèrement diminué par rapport au mois dernier (81%). Le nombre de points stables (18%) est reparti à la hausse (14% le mois dernier).

Résumé de la situation

Situation du niveau des nappes

Le niveau des nappes au 1er août 2015 est hétérogène d’une région à l’autre.

Une partie importante des réservoirs (62%) affiche un niveau normal à supérieur à la normale. La situation traduit, sur la plus grande partie du territoire, une période estivale de basses eaux déjà bien en place, avec des conditions assez normales pour la saison. Seul le secteur de la Vendée présente des niveaux supérieurs à la normale. Ailleurs, de nombreux secteurs présentent des niveaux normaux comme en vallée du Rhône, dans le sud du bassin parisien ou encore en partie amont du bassin Adour-Garonne. Quelques secteurs présentent des niveaux inférieurs à la normale à l’image de la Lorraine, du nord de l’Alsace, de la Normandie, de l’ouest du bassin Adour-Garonne ou de quelques secteurs est du Languedoc-Roussillon ou de la Côte d’Azur.

Tendance d’évolution du niveau des nappes

La tendance d'évolution du niveau des nappes traduit, en ce milieu d’été, la période habituelle des basses eaux avec une baisse très généralisée des niveaux. Le nombre de points en hausse (6%) reste très réduit. Le nombre de points qui affichent une tendance à la baisse (76%) a légèrement diminué par rapport au mois dernier (81%). Le nombre de points stables (18%) est reparti à la hausse (14% le mois dernier). Cette situation, habituelle pour la période estivale, traduit la bascule progressive vers une reprise de recharge qui devrait se confirmer prochainement.

La situation des nappes au 1er août traduit clairement le passage de la période des plus basses eaux. Les effets de futures pluies habituellement attendues fin août (période des orages) devraient confirmer la fin de la baisse très généralisée des niveaux.

Carte de France de la situation des nappes phréatiques

La carte de France de l'état des nappes d'eau au 1er août 2015

Le déficit de précipitations, d'environ 40 % en moyenne sur le pays, présente de fortes disparités géographiques. Il dépasse souvent 70 % du nord de l'Aquitaine au Centre et au Nord-Est ainsi que sur la côte provençale et en Corse. Des records de faible pluviométrie ont été enregistrés. En revanche, des Pyrénées au sud de l'Auvergne ainsi que du Jura aux Alpes, les cumuls de précipitations ont été proches de la normale, voire localement excédentaires. De même, la Bretagne et les côtes de la Manche, régulièrement arrosées, ont eu une pluviométrie légèrement excédentaire.

L’évolution du niveau des nappes traduit le passage de la période estivale habituelle des basses eaux. Au cours de ce mois de juillet, on note une diminution relative du nombre de points en baisse (76% contre 81% fin juin). Le nombre de points stables augmente en contrepartie (18% contre 14%). Sur une grande partie du territoire, les niveaux de nappes sont normaux (17 indicateurs globaux sur 30) ou supérieurs à la normale (1/30). On se situe désormais, en ce milieu d’été, dans la période habituelle des basses eaux. La situation est plus dégradée qu’en 2014 car juillet 2014 avait été très pluvieux, ce qui n’est pas le cas cette année.

Les niveaux de nappes à fin juillet 2015 sont en baisse pour 76% d'entre eux, stables pour 18% et en hausse pour les 6% restant.

L’état de remplissage des aquifères, affecté en particulier par les prélèvements agricoles, s’est stabilisé par rapport à la baisse généralisée observée dès le mois dernier. Il affiche cependant encore, pour un grand nombre d’entre eux (62%), des valeurs égales ou supérieures à la normale.

Dans le détail, on note que 30% des points suivis ont des niveaux inférieurs à la normale et 8% très inférieurs.

Pour une grande partie du territoire, les niveaux des nappes sont normaux. Plusieurs secteurs présentent cependant des niveaux inférieurs à la normale et seul un secteur se différencie avec des niveaux supérieurs à la normale.

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en ce milieu de période estivale, avec des niveaux supérieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • La nappe des calcaires du sud de la Vendée, certes orientée à la baisse, mais dont les niveaux sont majoritairement supérieurs aux valeurs normales pour cette période de l’année.

Pour les secteurs qui présentent des situations assez favorables, avec des niveaux normaux, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères de la vallée du Rhône, qui sont orientés à la baisse mais dont les taux de remplissage sont, pour beaucoup, normaux. L’effet du cumul de pluie efficace de la période de recharge reste notable.
  • La plupart des aquifères du bassin Parisien qui présentent, pour un grand nombre de points, des niveaux normaux, non excédentaires. La tendance à la baisse des niveaux reste très généralisée. On se situe sur la période des basses eaux.
  • Les aquifères des secteurs amont du bassin Adour-Garonne, qui présentent, globalement des niveaux normaux, avec un grand nombre de points stables.

Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux inférieurs à la normale, on peut citer par exemple :

  • Les aquifères côtiers de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur qui présentent globalement des niveaux en baisse. La situation est assez homogène sur l’ensemble du secteur avec un déficit de pluies récentes.
  • Les nappes de l’aval du bassin Adour-Garonne qui présentent des niveaux en baisse, inférieurs à la normale suite à une pluviométrie réduite ces derniers mois et à de premières utilisations marquées des eaux souterraines.
  • La nappe des calcaires jurassiques du Bessin qui présente une baisse généralisée sur l’ensemble des points de suivi, avec des niveaux moyens inférieurs à la normale et aux valeurs enregistrées en 2014 à la même date.
  • La nappe alluviale de la plaine d’Alsace au nord de Colmar qui présente partout des niveaux en baisse, inférieurs à la normale voire très inférieurs. La situation est quelque peu dégradée pour cette période de l’année.
  • Les nappes des calcaires jurassiques de Lorraine qui présentent des niveaux en baisse sur tous les points dans un contexte de pluviométrie déficitaire.

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