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Griffon ou source latérale de la Fontaine de Vaucluse, la plus grosse exsurgence de France (Fontaine-de-Vaucluse, Vaucluse, 2007). © BRGM - François Michel

Substances dangereuses et substances émergentes dans les eaux souterraines

01.07.2011
Le BRGM apporte un appui technique à la campagne nationale d’analyses de substances présentes dans les eaux souterraines, en métropole puis dans les DROM, en vue de détecter la présence de substances potentiellement dangereuses.

Contexte de réalisation

Fin 2009, la Direction de l’Eau et de la Biodiversité (DEB) du MEDDTL a décidé d’organiser, avec le concours des agences de l’eau, une campagne nationale d’analyses des substances présentes dans les eaux souterraines, en métropole dans un premier temps puis dans les DROM.

Cette campagne exceptionnelle s’inscrit dans le calendrier de la directive cadre sur l’eau 2000/60/CE (DCE) puisque ses résultats devraient contribuer à mettre à jour la liste des substances à surveiller dans les eaux souterraines (DCE, Article 8). Elle répond également aux prescriptions de certains Schémas Directeurs d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) qui préconisent l’acquisition de connaissances sur la présence de substances dangereuses dans les eaux souterraines.

Objectifs

Les principaux objectifs étaient les suivants :  

  • disposer de données sur des molécules qui, à la lumière des connaissances acquises depuis le cadrage du premier programme de surveillance en 2003 et des changements de pratiques, mériteraient d’être d’avantage surveillées : molécules dont l’utilisation a potentiellement augmenté malgré l’interdiction d’usage (triazines notamment), produits de dégradation des pesticides non recherchés malgré une quantification possible (ex. DEDIA), molécules récemment classées comme « dangereuses », etc. ; 
  • acquérir des connaissances, représentatives à l’échelle nationale, sur la présence de « nouveaux polluants » dans les eaux souterraines (ex. résidus de produits pharmaceutiques, perfluorés).

Carte des points sélectionnés pour être prélevés

Programme des travaux

Pour l’accompagner techniquement dans ce projet, la DEB a confié au BRGM, avec le soutien de l’ONEMA, une mission d’appui technique visant à :

  • sélectionner les molécules à analyser à l’occasion de cette campagne ;
  • proposer des critères de sélection des points de prélèvements et, pour les agences de l’eau qui le souhaitent, présélectionner ceux-ci par SIG ; 
  • définir des prescriptions techniques communes pour la réalisation des opérations de prélèvement ;
  • contribuer à la rédaction du marché d’analyses.
Pour accompagner ce travail, une sectorisation des masses d’eau souterraine en unités "homogènes " en termes de pressions et d’écoulement a été menée sur les bassins Rhin- Meuse, Artois-Picardie et Rhône-Méditerranée et Corse. Sur les bassins Seine-Normandie et Loire-Bretagne, cette sectorisation existait déjà. Sur le bassin Adour-Garonne, un travail plus approfondi a été mené par les services géologiques régionaux (en exploitant notamment la BSS, en procédant à des visites de terrain, etc…).  

Résultats obtenus

Pour chaque famille de substances (substances phytopharmaceutiques, produits pharmaceutiques, autres substances dangereuses pour les eaux souterraines), le BRGM a élaboré et mis en œuvre une méthodologie de sélection des substances.  

Une liste composée de 309 produits phytopharmaceutiques, de 161 composés pharmaceutiques à usage humain et vétérinaire et de 91 autres substances dangereuses pour les eaux souterraines est ainsi proposée.  

A l’issue de ce travail, 500 points répartis sur l’ensemble du territoire métropolitain ont été sélectionnés. Conformément aux objectifs de la campagne d’analyses, tous les types de masses d’eau de niveau 1 et tous les contextes de pressions sont représentés. Ainsi 41% des stations sont situées dans un contexte agricole (y compris élevage), 19% en milieu urbain et/ou industriel, 27% dans un environnement mixte (agricole et urbain/industriel), et 13% dans un environnement, a priori, naturel ou semi-naturel. La connaissance des pressions qui s’exercent sur les points retenus n’est en effet pas exhaustive et des surprises sont possibles dans des milieux naturels ou semi-naturels où l’absence, dans certains cas, de traitement des eaux usées expose les eaux souterraines à des risques de contamination.  

Les prélèvements auront lieu en 2011 avec une campagne de prélèvements en hautes eaux et une autre en basses eaux. La publication des résultats et des interprétations est attendue pour fin 2011 – début 2012.  

Partenaires

MEDDTL/DEB

ONEMA

Agences de l’eau

Aquaref

RAPPORTS PUBLICS

  • BRGM/RP-59135-FR - "Campagne exceptionnelle d'analyse de substances présentes dans les eaux souterraines. Contribution au cahier des charges technique" -  Télécharger le rapport 
BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34