banner-ombre-top
banner-ombre-left
Mesure isotopique - laboratoires du BRGM à Orléans (2009). © BRGM - Didier Depoorter

Colloque "Les sculptures en albâtre du 14e au 16e siècle"

21 Juin 2016 - Saint-Quentin-en-Yvelines (Université) - Colloque
Le BRGM est partenaire du colloque international "Les sculptures en albâtre du XIVe au XVIe siècle. Une approche renouvelée et interdisciplinaire", organisé à l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines le 21 juin 2016.

Sculpture en albâtre

Un programme de recherche sur les "Albâtres dans la sculpture française - XIVe-XVIe siècles" a été engagé depuis 2012 sous l’égide de la Fondation des Sciences du patrimoine, du musée du Louvre, du LRMH (Laboratoire de recherche des monuments historiques), du BRGM, du laboratoire Dypac de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, du CICRP (Centre interdisciplinaire de conservation et restauration du patrimoine) de Marseille et avec l’appui de nombreuses autres institutions. Il bénéficie du mécénat de CMS Bureau Francis Lefebvre.

Ce programme a pour ambition d’étudier la provenance des albâtres français entre le XIVe et le XVIe siècle. Autour de spécialistes de sciences humaines et de sciences exactes seront exposés les premiers résultats de ces recherches, dans le cadre d'un colloque international, le 21 juin 2016 à l'université de Saint-Quentin-en-Yvelines (78). Le BRGM est partenaire de ce colloque.

Détermination de la provenance des albâtres par l'analyse isotopique

Outre des aspects de contexte liés à la création, production et diffusion, cette recherche s’appuie sur l’analyse du matériau grâce à une nouvelle technique d’identification isotopique des albâtres gypseux (isotopes du soufre, de l’oxygène et du strontium). C’est la première fois que l’on utilise ce type de technique pour la connaissance du matériau albâtre. Ces analyses permettent en effet de retrouver l’origine précise du matériau de chaque œuvre, mais aussi de retracer l’activité des carrières. Les résultats des premières analyses sont extrêmement prometteurs, puisqu’ils permettent de distinguer clairement les sources d’approvisionnement.

Le BRGM présentera lors de ce colloque le travail d'analyse isotopique réalisé pour retracer la provenance des albâtres.

POUR ALLER PLUS LOIN

En savoir plus sur ce colloque et découvrir le programme

Découvrir le colloque en vidéo

Qu'est-ce qu'un isotope et comment le mesurer ?

Les isotopes du même élément chimique sont identiques à un point près : le nombre de neutrons de leur noyau, et donc la masse de ce noyau. Dans un solide, un gaz ou un liquide, la proportion d'un isotope par rapport à un autre constitue une sorte de signature : comme pour l'ADN dans une enquête policière, on compare ce rapport d'isotopes à une banque de données de référence. Ceci permet d'apporter des informations sur l'origine de l'élément chimique étudié, ou sur les processus qu'il a subis (conditions de températures, environnement rencontré, transformations chimiques...).

Les écarts entre les rapports isotopiques d'un échantillon à l'autre sont souvent minimes, de l'ordre du millionième, comme si on recherchait un individu sur une population d'un million de personnes... Les analyses nécessitent donc une fine précision, avec des appareils de type spectromètres de masse et des conditions de "salle blanche" afin d'éviter toute perturbation en laboratoire. Certains isotopes comme ceux du plomb sont ainsi mesurés depuis environ 50 ans, ce qui a permis de constituer des bases de connaissances solide sur ces signatures dans la nature. Depuis les années 2000, une nouvelle génération de spectromètres de masse, dits à source plasma, a permis d'élargir les mesures à de nouveaux isotopes, par exemple ceux du zinc ou du lithium. Le premier appareil de ce type en France, nommé Neptune, a d'ailleurs été installé au BRGM en 2002. Pour ces isotopes plus récemment et plus rarement mesurés, une des difficultés scientifiques consiste à créer une "banque de données" de référence, en mesurant leur comportement soit par des expériences en laboratoire soit dans les systèmes naturels ou en les simulant par des calculs numériques. 

BRGM - 3 avenue Claude-Guillemin - BP 36009 45060 Orléans Cedex 2 - France Tél. : +33 (0)2 38 64 34 34