Valorisation et diffusion de la donnée géologique

La qualité inconstante de la donnée géologique a conduit le BRGM à faire un bilan de l’état des données cartographiques stockées dans ses bases nationales, corriger et compléter l’existant (notices ou cartes manquantes), et structurer et insérer les données dans un nouveau serveur dédié aux données géologiques. Ces travaux ont ainsi permis de mettre à disposition une donnée géologique validée, formatée et respectueuse des formats informatiques actuels.

Contexte de réalisation 

Suite à des retours quant à la difficulté d’accès à la donnée géologique voire à la qualité inconstante de cette donnée, le BRGM a décidé de faire un bilan de l’état des couches d’information géologique stockées dans ses bases de données nationales et sur le serveur interne des « Références ».

Objectifs

Les objectifs étaient de mettre à disposition une donnée géologique validée, formatée et respectueuse des formats actuels. Cette donnée étant diffusée auprès de clients extérieurs et utilisée en interne par les agents pour leurs projets, les contraintes étaient variées. 

 

Pour satisfaire au plus grand nombre et ne pas alourdir et entraver l’activité de diffusion des produits numériques, le stockage et la codification ont dû être repensés.

 

Carte géologique de Tahaa et Raiatea (Polynésie française)

Programme des travaux 

Au cours de 2011, notre activité s’est focalisée sur trois axes : 

  • vérifier et corriger les données existantes (serveur des référentiels et bases de  données), et remédier à l’incomplétude des séries (notices ou cartes manquantes) ;
  • structurer le nouveau serveur dédié aux données géologiques ;
  • déverser et coder les données du nouveau serveur.

Carte Géologique de la France au million, avec ou sans la géologie des pays voisins

Résultats obtenus 

Ce projet a permis de contrôler, valider et corriger des données géologiques publiques. Il a surtout été à l’origine d’un nouveau serveur de stockage des données géologiques pour lequel architecture et codage des couches ont entièrement été repensés afin de mettre en place des solutions permettant de garantir une utilisation plus aisée des couches d’information géologique produites au sein du BRGM.

 

Ces travaux ont permis également de simplifier notre activité de diffusion de la donnée numérique auprès des services publics et des clients du domaine privé.

 

1. Vérifier et corriger les données existantes, et remédier à l’incomplétude des séries (notices ou cartes manquantes).

Autour de ce premier axe, ce sont essentiellement les cartes et les notices de cartes au 1/50 000, 1/250 000 et 1/80 000 qui ont été vérifiées, complétées et numérisées (pour certaines cartes).

 

2. Structurer le nouveau serveur dédié aux données géologiques.

Les besoins et les normes évoluant, il est devenu nécessaire, pour les producteurs de données, de modifier les répertoires disponibles et les données à déverser dans ces répertoires. Cette démarche s’avérant délicate dans la structure existante, la solution retenue a été le déploiement de serveurs de production thématique. Ainsi, en 2011, trois nouveaux serveurs ont été déployés pour des données thématiques (EAU et GEO) et les données transverses (fonds topographiques, MNT et MNE, données de références).

 

3. Déverser et coder les données du nouveau serveur.

L’inventaire de nos données nous a permis de lister une série d’éléments qu’il était nécessaire de mettre à disposition pour l’ensemble des cartes : 

  • les coupures des cartes raster calées dans les systèmes de coordonnées principalement utilisés, en 24 bits pour diffusion auprès de nos clients et en 08 bits pour utilisation dans les applications SIG ou autres logiciels liés à la production, et les tableaux d’assemblage correspondants ;
  • les données vecteurs avec symbologie pour l’application SIG ArcGis™ ;
  • les données vecteurs avec symbologie pour l’application MapInfo™ ;
  • les feuilles entières non calées en format .tif ;
  • les notices des cartes en format Acrobat™ (.pdf) ;
  • des documents annexes quand ils existent.

Pour toutes ces données, les systèmes de projection ont fait l’objet de procédures de vérification. Les données ont été mises à disposition dans les systèmes d’origine des cartes et reprojetées dans les systèmes de coordonnées actuels (RGF 93, RGAF, RGPF, etc). Les fichiers contenant les paramètres de projection pour les SIG ArcGis et MapInfo ont été mis à disposition sur le serveur dans un espace dédié aux projections (fichiers de projection, fichiers de transformation à la volée, .wkt).

RAPPORT PUBLIC

 

Dernière mise à jour le 22.04.2013