Risques naturels : Un microzonage sismique pour cinq villes haïtiennes
Fruit d’un accord de coopération entre le BRGM et deux institutions haïtiennes, le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics et le Bureau des mines et de l’énergie, cette action fait suite au séisme particulièrement destructeur et meurtrier du 12 janvier 2010 à Port-au-Prince.
La reconstruction et la planification de l’aménagement du territoire en Haïti passent par ce type d’études dont la méthodologie a été, en particulier, développée aux Antilles françaises. Après un projet comparable conduit en République dominicaine, ce projet constitue une nouvelle exportation du savoir-faire du BRGM sur l’île d’Hispaniola.

Relevé sur le terrain de la géologie de Port-au-Prince (mars 2012). © BRGM - A. Bialkowski
Rendre les zones urbaines moins vulnérable aux séismes
Le microzonage sismique permet de réduire la vulnérabilité des zones urbaines exposées aux tremblements de terre. Il identifie les zones où des effets de site importants peuvent survenir et prend en compte les mouvements de terrain et la liquéfaction des sols, pour aboutir à une catégorisation par secteurs géologiques et/ou topographiques homogènes en fonction de leur niveau de danger.
Destiné aux décideurs, aux aménageurs, aux ingénieurs structure, aux architectes… le microzonage sismique est utilisable pour la reconstruction des zones détruites, mais aussi de manière préventive, dans une politique d’aménagement du territoire prenant en compte les risques naturels.
La réalisation du programme est assurée par une équipe du BRGM, mais un important volet de formation, transfert de technologies et de compétences (compagnonnage et stages au BRGM Orléans) est prévu pour les équipes haïtiennes (ingénieurs et techniciens du LNBTP et du BME, universitaires…), qui réaliseront l’une des études.